Euro 2000
Par Roulion le 11 décembre 2008
Sur la lancée de la Coupe du Monde 98, la France se présente à l’Euro 2000 comme un des favoris de la compétition. Aimé Jacquet a laissé la place à son adjoint le caporal en chef Roger Lemerre.

Gardiens : Fabien Barthez, Ulrich Ramé, Bernard Lama
Défenseurs : Laurent Blanc, Marcel Desailly, Franck Leboeuf, Bixente Lizarazu, Lilian Thuram, Vincent Candela
Milieux : Didier Deschamps, Christian Karembeu, Youri Djorkaeff, Zinédine Zidane, Patrick Vieira, Johan Micoud, Emmanuel Petit, Robert Pirès
Attaquants : Sylvain Wiltord, Nicolas Anelka, Thierry Henry, David Trézéguet, Christophe Dugarry
L’escouade tricolore ne présente que peu de modifications par rapport à la Coupe du Monde. C’est essentiellement devant que les choses ont changé avec Anelka et Wiltord qui remplacent Guivarc’h et Diomède. Johan Micoud fait son apparition au milieu à la place de Boghossian. Enfin Ramé remplace Charbonnier, qui a violemment claqué la porte, au poste de 3ème gardien.
La phase de poule
Les français héritent d’un groupe assez homogène avec le Danemark, les Thèques et les Hollandais, coorganisateurs de la compétition avec leur voisin belges. D’entrée de jeu les bleus frappent un grand coup en étrillant le Danemark 3-0puis ce sont les tchèques sui s’incline 2-1 face aux champions du Monde. Le 3ème match est l’occasion pour les remplaçants des 2 équipes déjà qualifiées de s’affronter. Ce sera le dernier match officiel en bleu de Bernard Lama (il jouera un match amical juste à la rentrée). Défaits 3-2, les tricolores se content donc de la 2ème place du groupe.
| Groupe D | |||||||||
| Équipe | Pts | J | G | N | P | BP | BC | Diff | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 9 | 3 | 3 | 0 | 0 | 7 | 2 | +5 | |
| 2 | 6 | 3 | 2 | 0 | 1 | 7 | 4 | +3 | |
| 3 | 3 | 3 | 1 | 0 | 2 | 3 | 3 | 0 | |
| 4 | 0 | 3 | 0 | 0 | 3 | 0 | 8 | -8 | |
Dans les autres poules la surprise vient du groupe A où la Roumanie et le Portugal éliminent l’Angleterre et l’Allemagne.
La phase finale
En quart, la France affronte les Espagnols. Zidane ouvre le score à la demi-heure de jeu et Mendieta lui répond sur pénalty 5 minutes plus tard. Juste avant la mi-temps Djorkaeff redonne l’avantage au sien. La 2ème période est crispante, mais les français maitrisent leur sujet jusqu’à la 88è où ils concèdent un nouveau pénalty. Raul s’élance et frappe… dans les nuages. La France s’impose 2-1 et retrouve en demi le Portugal, grande surprise du tournoi.
Ce sont les portugais qui ouvrent le score par l’entremise de Nuno Gomes, la révélation de l’euro en attaque. Mené 1-0 à la pause, les tricolores vont trouver les ressources pour égaliser grâce à Henry. La seconde mi-temps et un modèle de match fermé. Les 2 équipes se craignent. La prolongation est dans la même veine… Alors qu’on s’approche de la séance des tirs au but, sur un centre en retrait le ballon heurte le bras d’Abel Javier. L’arbitre ne bronche pas. Son assistant l'interpelle alors et l'arbitre offre un pénalty aux bleus. Zidane le transforme dans la confusion générale. Il est vrai que l’intentionnalité de la main est discutable, mais l’arbitre est seul juge. Encore une fois la France passe par un trou de souris… la chance continue de sourire.
Au bout du suspens
Pour la finale, les français affrontent les Italiens qui eux aussi sont passé grâce à un coup du destin, les hollandais ayant raté 2 pénaltys durant les prolongations. La tension est palpable pour cette finale car des deux côtés on est conscient d’être là un peu par hasard. Après une première période équilibré, ce sont les italiens qui ouvrent logiquement le score. La suite du match sera une attaque-défense continuelle. Mais il y a toujours un pied, un dos, un cul pour contrer les tirs français. Alors qu’il ne reste qu’une poignée de secondes et que tous le banc italien est déjà debout à attendre le coup de sifflet de l’arbitre, Barthez dégage loin devant sur Pirès qui déborde, centre en retrait pour Wiltord… La frappe écrasée du buteur se glisse sous le ventre d’un Toldo qui tarde à se coucher… 1-1 au bout du temps règlementaire, la France revient d’entre les morts pour aborder la prolongation.
L’issue de la finale ne fait alors plus de doutes. D’un côté les italiens joue en 6-3-1 de l’autre les bleus sont en 3-3-4. Euphoriques, les français multiplient les attaques et finalement c’est Trezeguet qui trouve la faille sur une merveille de reprise de volée à la 103è… C’est l’âge d’or de la France qui gagne !!
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