Euro 1996

Après le naufrage de novembre 93, la France dispute l’Euro Anglais en pleine reconstruction avec en ligne de mire la Coupe du Monde 98. Le bilan de la compétition sera mitigée tant la France n’est pas passée loin. En tout état de cause cette compétition aura permis au sélectionneur de dégager un groupe et des certitudes sur le jeu et les joueurs.

Aimé Jacquet a procédé à une refonte complète de l’équipe. Les survivants de France-Bulgarie se comptent sur les doigts d’une main (dans les lignes arrières essentiellement) tandis que toute l’animation offensive a été repensée autour de Zidane et Djorkaeff. Devant exit les JPP, Ginola, Cantona, place aux jeunes pousses (Loko et Dugarry). A noter la sélection de Mickael Madar…

Les poules

L’Euro accueille 16 équipes au lieu de 8 et ca a le mérite de faciliter la tâche des gros. D’une manière générale peu de surprise lors du premier tour, hormis l’élimination de l’Italie vice championne du monde et du Danemark tenant du titre. La France s’extirpe aisément d’un groupe homogène (Roumanie, Espagne et Bulgarie). La victoire finale contre ces diable sde bulgares est une manière pour les tricolore d’exorciser le passé.

Groupe B
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 FranceFrance 7 3 2 1 0 5 2 +3
2 EspagneEspagne 5 3 1 2 0 4 3 +1
3 BulgarieBulgarie 4 3 1 1 1 3 4 -1
4 RoumanieRoumanie 0 3 0 0 3 1 4 -3

La phase finale

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En quart, les bleus affrontent les hollandais dans un match au couteau : 0-0 score final. La prolongation de donne rien et les 2 équipes doivent se dé partager aux pénaltys. Seedorf échoue devant Lama en fin de séance et les tricolores passent par un trou de souris.

La demi-finale les oppose à la surprise du tournoi, la toute jeune République Tchèque. Là encore le péché mignon des bleus frappe : l’attaque est inoffensive, 0-0 une nouvelle fois. Djorkaeff trouve la barre lors des prolongations, comme un signe du destin. Au terme d’une séance terrible, Pedros le 6ème tireur s’élance. Sa frappe (ainsi que sa carrière) est repoussée par le gardien. Une équipe est née…

L’épilogue

Les tchèques ne parviendront pas à terrasser l’ogre allemand en finale, victime du but en or de Bierhoff dès la 95ème. Pour les bleus cet euro laissera pas mal de trace. La pauvreté du jeu offensif français fait argument pour les détracteurs de Jacquet qui, lui, voit dans la solidité défensive de son équipe une promesse de lendemain qui chantent. L’Histoire lui donnera raison.