Coupe du Monde 1986
Par Roulion le 08 décembre 2008
Initialement prévu en Colombie, la crise économique a contraint la FIFA à confier l’organisation au Mexique. Cette coupe du Monde aurait sans doute du être l’avènement de la génération Platini, vainqueur de l’Euro 84 2 ans auparavant. Oui mais voila.

Gardiens : Joël Bats, Albert Rust, Philippe Bergeroo
Défenseurs : Manuel Amoros, Patrick Battiston, Yvon Le Roux, Maxime Bossis, William Ayache, Thierry Tusseau, Michel Bibard
Milieux : Luis Fernandez, Jean Tigana, Michel Platini, Alain Giresse, Jean-Marc Ferreri, Philippe Vercruysse, Bernard Genghini
Attaquants : Jean-Pierre Papin, Yannick Stopyra, Dominique Rocheteau, Bruno Bellone, Daniel Xuereb
Henri Michel, nouveau sélectionneur, emmène un groupe assez classique, (Bossis, Rocheteau, Platini, Battiston, Tigana, Giresse, Fernandez…) sauf en attaque où Bernard Lacombe est remplacé par le tout jeune JPP (J’en peux plus son surnom de l’époque). Le reste du groupe est anecdotique avec des joueurs en forme, comme Vercruysse ou Ferreri.
Les poules
En phase de poule les bleus se retrouvent avec l’URSS, le Canada et la Hongrie. Après une victoire initiale face aux modestes canadiens (1-0 but de Jean-Pierre Papin après 20 000 occasions manquées), les bleus obtiennent un bon nul 1-1 face à l’Ours soviétique. Enfin, une victoire tranquille 3-0 devant les hongrois permettent aux bleus d’accéder au 8ème de finale, une innovation à l’époque.
| Classement final | |||||||||
| Équipe | Pts | J | G | N | P | BP | BC | Diff | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 5 | 3 | 2 | 1 | 0 | 9 | 1 | +8 | |
| 2 | 5 | 3 | 2 | 1 | 0 | 5 | 1 | +4 | |
| 3 | 2 | 3 | 1 | 0 | 2 | 2 | 9 | -7 | |
| 4 | 0 | 3 | 0 | 0 | 3 | 0 | 5 | -5 | |
Le tableau final
Les bleus retrouvent sur leur route rien de moins que les Champions du Monde en titre. Les italiens sans doute trop respectueux de Michel Platini, l’enfant prodigue revenu à la Juve et triple ballon d’or, se laissent martyriser 2-0 sans réellement résister.
Au tour suivant, la France affronte le Brésil de Tele Santana pour ce qui a été élu match du siècle. Sous le soleil brulant de Guadalajara, Platini répond à Careca. Les deux équipes jouent juste, tellement que ça ne peut que se terminer au Tir au but, la défense répondant toujours aux attaques les plus audacieuses. La séance de pénalty restera dans toutes les mémoires. Platini entre au panthéon du football en ratant le sien. Socrates l’imite ensuite. La fin on la connaît. Luis Fernandez, le petit bonhomme (en mousse ?) s’élance sous les encouragements de Thierry et Jean-Mimi…et la France entre dans l’histoire.
Pour les demis, les bleus retrouvent leur vieux complice de toujours : la Mannshaft. Un désir de vengeance, l’attente de 4 longues années, une plaie toujours pas refermée, un match très éprouvant face au Brésil, un Platini sur une jambe, et puis surtout le talent de cette équipe, autant de raisons pour que l’histoire bégaie. Cette fois-ci le destin sera moins cruel. Brehme ouvre le score dès la 9ème sur coup franc, sur une toile de Joël Bats. Rudi Voller clôt la marque à la 89ème. Entre les 2 rien ou presque si ce n’est l’implacable supériorité du foot industriel, froid et calculé.
L’épilogue
Pour la petite histoire, la France terminera à la 3ème place après avoir battu la Belgique pour la petite finale. L’Allemagne échouera un nouvelle fois en finale, cette fois-ci face aux argentins de Maradona. A la suite de cette Coupe du Monde, toute la génération Platini arrêtera en même temps, refermant une parenthèse de10 ans où le foot français a existé au niveau internationale… et ouvrant une nouvelle parenthèse de 10 ans pendant laquelle les bleus deviendront les champions du Monde des matchs amicaux.
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