Coupe du Monde 1982

La Coupe du Monde en Espagne marque le retour de l'équipe de France au premier plan. après avoir raté son billet pour l'Euro 80, les bleus débarquent dans l'inconnu pour ce qui restera comme LA référence en coupe du monde. Ahhhhh Séville !

Le parcours des bleus

L'équipe de France retrouve dans sa poule l'Angleterre, la Tchécoslovaquie et le Koweit.
le premier match Bilbao donne le ton avec une défaite 3-1 face aux anglais. Cueilli à froid dès la 1ère minute de jeu par Robson, les bleus réagissent par l'intermédiaire de Gérard Soler à la 24 ème avant de sombrer en 2ème période. Sous pression d'entrée, il réagissent en triomphant 4-1 d'un Koweit qui avait accroché les tchécoslovaques. A notre lors de ce fameux match un but parfaitement valable, refusé sur la volonté de l'Emir.

A la suite d'un match nul face au tchécoslovaque, les bleus arrachent leur billet pour le second tour.

Équipe Pts J V N D BP BC Diff.
AngleterreAngleterre 6 3 3 0 0 6 1 +5
FranceFrance 3 3 1 1 1 6 5 +1
TchécoslovaquieTchécoslovaquie 2 3 0 2 1 2 4 -2
KoweïtKoweït 1 3 0 1 2 2 6 -4

A l'époque le second tour se déroule sous forme d'une poule à 3 ; seul le premier est qualifié pour les demis. Les bleus se retrouvent avec l'Autriche et l'Irlande du Nord, surprenant tombeurs de la Yougoslavie. 2 victoires plus tard les bleus affrontent l'Allemagne pour le match qui restera dans les anales.

Séville 82

Tout a été dit ou presque sur Séville, l'affaire Schumacher qui avait accepté de "payer le dentiste" à Battiston, la frappe d'Amoros sur la barre à la dernière minute du temps règlementaire, Marius Trésor pour l'éternité... La défaire romantique à la française, du même bosi que la finale de Glasgow...

« Aucun film au monde, aucune pièce ne saurait transmettre autant de courants contradictoires, autant d'émotions que la demi-finale perdue de Séville. » Michel Platini

« Séville est à part. Moi, je le range définitivement dans le musée imaginaire du football. Dans cinquante ans, les enfants s'en donneront encore à cœur joie. Ils se bousculeront devant les images, afin d'observer ce qu'une défaite peut avoir de grandiose lorsque le champ de bataille est à la hauteur[…]. D'une certaine façon, Séville n'est même plus un rendez-vous manqué. C'est un combat figé dans l'histoire du sport. »
Pierre-Louis Basse extrait de son livre Séville 82