Yannick Stopyra

Yannick Stopyra
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9 janvier 1961
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1977-1978 FC Sochaux 8 0
1978-1979 FC Sochaux 25 5
1979-1980 FC Sochaux 34 14
1980-1981 FC Sochaux 35 7
1981-1982 FC Sochaux 38 15
1982-1983 FC Sochaux 36 16
1983-1984 Stade Rennais 37 9
1984-1985 Toulouse FC 38 17
1985-1986 Toulouse FC 37 11
1986-1987 Toulouse FC 38 11
1987-1988 Toulouse FC 34 7
1988-1989 Girondins de Bordeaux 33 8
1989-aout 1989 Girondins de Bordeaux 1 0
aout 1989-1990 AS Cannes 28 8
1990-1991 AS Cannes 9 1
1991-19921 FC Metz 25 2
1992-1993 FC Mulhouse 30 18
1993-1994 FC Mulhouse 29 4
1977 - 1983 :
1983 - 1984 :
1984 - 1988 :
1988 - 1989 :
1989 - 1991 :
1991 - 1992 :
1992 - 1994 :
  • 3ème de la Coupe du Monde 1986 (Mexique).
  • Vice-Champion de France 1980 avec Sochaux.
  • Finaliste de la Coupe des Alpes 1981 avec Sochaux.
  • Demi-finaliste de la Coupe UEFA 1981 avec Sochaux.
  • 33 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Natif de Troyes dans l’Aube, Yannick Stopyra ne portera jamais les couleurs de l’ESTAC. En effet, tout jeune il part pour le centre de formation du FC Sochaux. Dès 1977, alors qu’il n’a que 16 ans, Yannick fait ses débuts en D1. Doté d’un bon jeu de tête, malgré sa coupe d'éternel adolescent, et d’un sens du placement remarquable, il s’impose rapidement. Associé à Philippe Anziani, il fait partie de cette formidable génération sochalienne qui finit 2ème du championnat derrière Nantes en 1980. On retrouve dans cette belle équipe le meneur de jeu gaucher moustachu Bernard Genghini, Albert Rust, le gardien, Patrick Revelli l’ancien vert en fin de carrière, Jacky Bonnevay ou encore Jean-Luc Ruty. La France découvre le jeune Yannick et sa tête blonde lors du fabuleux parcours des lionceaux en coupe UEFA la saison suivante. Après avoir sorti le Servette Genève, puis le Boavista Porto, les sochaliens se débarrassent en ¼ des « Sauterelles » de Zurich. En demi, ils affrontent l’AZ Alkmaar. Après un nul 1-1 à domicile, les hollandais mènent rapidement 3-1, malgré l’ouverture du score de Genghini d’entrée de jeu. A la 73ème Thierry Meyer ramène le score à 3-2 et les lionceaux se déchaînent. Mais rien n'y fit. Sur la lancée de ces beaux résultats en clubs, Yannick intègre l’équipe de France dès 1980 mais rate le mondial 82 puis l’euro 84. Fort de ses 52 buts en 143 matchs en jaune et bleu, en 1983, il part pour l’ambitieux Stade Rennais, qui retrouve la D1. Route de Lorient, Yannick, malgré un prénom breton, ne trouve pas vraiment ses marques. Le retour de son gardien Pierrick Hiard et les 9 buts de son nouveau buteur suffisent pas pour éviter la place de lanterne rouge.

Yannick rejoint alors le TFC. Sous la houlette de Jacques Santini, les violets vont connaître une période faste qui vont permettre à Yannick de s’asseoir définitivement à la table des grands. Yannick rate donc l’Euro 84 suite à son intermède rennais, mais retrouve l’Equipe de France ensuite. Associé tout d’abord à Jean-Marc Ferratgé, il permet aux toulousains de rester dans le ventre mou. En 1985 l’arrivée de Beto Marcico va changer la donne. 5ème puis 3ème le TFC surprend. Il surprend tellement que c’est le Napoli de Maradona qui passe à la trappe au premier tour de la Coupe UEFA 1987. Les toulousains malgré une probante victoire à domicile face au Spartak Moscou (3-1) sombreront en Russie (5-1). 3ème à la fin de la saison, le TFC repart en campagne européenne, mais une nouvelle fois, il échoue au 2ème tour.

Entre temps, Yannick fait partie du voyage pour le Mexique. C’est Jean-Pierre Papin qui est titulaire pour le premier match face au Canada, mais il bouffe tellement la feuille que Yannick a sa chance. A côté de Dominique l’Ange Vert, il réalise des prestations de haute volée, notamment contre l’Italie en huitième et le Brésil en quart, qu’il intègre l’équipe type du mondial, malgré 2 buts seulement. Tout le monde voit en lui le successeur de Bernard Lacombe. Ainsi, en 1988, Yannick est recruté par les Girondins afin justement de remplacer l’ex-lyonnais. Il faut dire que ses relations avec son entraineur était devenues tendues, et chacun des deux hommes avait tendance à régler ses comptes par presse interposée. Il valait donc mieux pour lui de partir pour mieux rebondir.

A Bordeaux il réalise une saison honnête avec 8 buts, mais n’arrive toujours pas à franchir ce palier qui l’installerait à la pointe de l’attaque des bleus. Après l’échec pour les qualifications de l’Euro 88, il quitte l’équipe de France. L’incapacité de Yannick à s’affirmer au plus haut niveau ne cadre pas avec les ambitions de Bez. Un peu fatigué il part pour l’AS Cannes. Malheureusement ses deux saisons seront entachées de grosses blessures et il ne disputera qu’un quinzaine de match par an. Après un départ tonitruant, Yannick connaît une fin de carrière à la Tony Vairelles. Il signe à Metz en 1991 mais ne dispute que 24 matchs pour un unique but. Il part alors à Mulhouse pour se relancer, où il retrouve son ancien coéquipier Bernard Genghini, devenu entraîneur. En Alsace Yannick revit et termine meilleur buteur du club avec 18 buts, dans la toute nouvelle super D2. La saison suivante, sa dernière, il permettra au club de figurer en bonne place (13ème).

Que devient-il ?

Après sa carrière Yannick a pris le temps de se poser et de panser ses blessures. Il en profité pour passer ses diplômes d’entraineur. 1 an après son jubilé en 1996, il prend la charge du centre de pré-formation de Madine. L’idée est de créer un pôle de formation pour la région de la Lorraine et ce centre est alors la concrétisation de la volonté conjuguée des politiques et techniciens lorrains. Et c’est alors exceptionnel que la Meuse puisse s’enorgueillir d’héberger l’un des sept Centres existant en France. Cependant, les difficultés vont vite rejoindre Madine. Tout d’abord avec l’ouverture, par le FC Metz, de son propre centre de préformation, qui vient directement concurrencer Madine. Puis c’est l’épisode ubuesque lié à Gesclub, durant laquelle le gestionnaire, privé, exclut les footballeurs de Madine de leurs installations construites avec des fonds publics. En 2002, écoeuré, Yannick jette l’éponge.

On le perd de vue alors pendant 4 ans.

En 2006, il devient l’adjoint de Jean-François Jodar à la tête des aigles du Mali. Son contrat court jusqu’en 2010 et la Coupe du monde en Afrique du Sud où le Mali espère bien figurer.

L'aventure malienne a été de courte durée et aujourd'hui Yannick Stopyra est à la Direction technique Nationale où il s'occupe du centre de pré-formation de Castelmaurou dans la région toulousaine.