William Prunier

William Prunier
La prune
14 Août 1967
France
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1984-1985 AJ Auxerre 1 0
1985-1986 AJ Auxerre 2 0
1986-1987 AJ Auxerre 36 3
1987-1988 AJ Auxerre 38 1
1988-1989 AJ Auxerre 35 3
1989-1990 AJ Auxerre 5 0
1990-1991 AJ Auxerre 36 2
1991-1992 AJ Auxerre 35 4
1992-1993 AJ Auxerre 33 8
1993-1994 Olympique de Marseille 35 4
1994-1995 Girondins de Bordeaux 20 0
1995-dec 1995 Girondins de Bordeaux 17 0
jan1996-mars 1996 Manchester United 2 0
mars 1996-1996 FC Copenhague 11 0
1996-1997 Montpellier HSC 27 0
1997-1998 SSC Napoli 3 0
1998-1999 KV Courtrai 14 3
1999-2000 Toulouse FC 37 2
2000-2001 Toulouse FC 29 0
2001-2002 Toulouse FC 32 2
2002-2003 Toulouse FC 37 1
2003-dec 2003 Toulouse FC 9 0
jan 2004-2004 Al Siliya Doha ? ?
1984 - 1993 :
1993 - 1994 :
1994 - dec 1995 :
jan 1996 - mar 1996 :
mar 1996 - 1996 :
1996 - 1997 :
1997 - 1998 :
1998 - 1999 :
1999 - jan 2004 :
jan 2004 - 2005 :

Al Siliya Doha

  • 2003 : Champion de France D2 (Toulouse)
  • 1996 : Champion d'Angleterre (Manchester United)
  • 1 sélection en équipe nationale

Sa carrière en club

William Prunier fait ses classes à L'AJA qui petit à petit s'installe en D1. Avec son physique de ferrailleur adouci par un maillot floqué Poulet Duc de Bourgogne, La Prune est un stoppeur très difficile à passer (avec ou sans le ballon), bon de la tête et buteur à ses heures. Il connaîtra d'ailleurs les ors d'une sélection avec l'équipe nationale, la vraie, en 1992. Cependant l'écart entre le niveau national et international n'est pas si mince et ce France-Brésil va enterrer le destin national de notre cher William. Il passe au travers et la France s'incline 2-0. Le capitaine Ajaiste, objet de toutes les critiques vivra très mal cette période et songera même à arrêter le foot. Mais son mental d'acier va le tirer de ce faux-pas et sa soif de titre et de reconnaissance le pousser à quitter Auxerre pour l'OM en 1994. Dommage pour lui, il passera à côté des succès bourguignons et l'OM, déjà englué dans l'Affaire OM-VA, ne gagnera plus rien. Après 1 an sur la cannebière, descendu en D2 en 1994, il va faire une pige chez les Girondins. Le succès n'est pas vraiment là.

Quand tout à coup l'improbable se produit. Sans doute sur les conseils d'Eric the King qui l'a côtoyé à Auxerre, Ferguson appelle Prunier pour un essai. Si son premier match se passe plutôt bien, le 2ème tourne au cauchemar, perdu 4-1 face à Tottenham. Peu rassuré, mais intéressé tout de même, Ferguson propose à la Prune une prolongation de son essai. Mais l'impatient anglais s'emporte et refuse qu'on le traite de la sorte : « Manchester United devait nous donner une réponse définitive, expliqua Alain Migliascio, l’agent du joueur. Au lieu de ça, on a offert à William une nouvelle période de mise à l’essai. Mais il a été international, et avec plus de 350 matches en première division et 35 matches de Coupe d’Europe, ce n’est plus un stagiaire. » C'est dommage car avec son physique et son jeu un peu bourrin, il aurait pu passer pour un joueur très technique à côte de Steve Bruce et Gary Pallister.

Suite à cet épisode, La prune va errer en Europe : le Danemark, puis un crochet par l'Hérault avant de filer à Naples puis la Belgique. Homme de coeur c'est à Toulouse qu'il se posera en 1999. Il va amener le club en L1 puis restera après la rétrogradation administrative du club en National, en compagnie d'un autre ancien : Christophe Revault. Fin 2003, il sera plus ou moins chassé du TFC, on ne sait trop pour quelles raisons... ce qui provoque la grogne des supporters... Il avait sans doute rêvé d'une autre fin..

Que devient-il ?

Sa mise à l'écart du TFC l'a profondément marqué et il a eu du mal à trouver un nouveau challenge. L'ancien auxerrois évoque la possibilité d'un acte prémédité à son encontre. «Avec l'expérience que j'ai, je crois que le coup qui m'a été porté était prémédité. Je le sentais venir. On n'enlève pas Prunier comme ça d'une équipe aussi jeune, alors que tout se passait bien. On m'a entrouvert la porte de sortie. J'ai gêné une personne, l'entraîneur, et pas forcément par rapport au foot. On m'a dit que j'avais trop d'emprise (...) Je n'en veux pas, au club, je l'aime, et les supporters m'ont soutenu à mort jusqu'au bout. Ils ont plus de respect que d'autres. Ce qui est embêtant, c'est que je suis sorti par la petite porte. Mais peut-être qu'un jour, je reviendrai au TFC par la grande.»

Après sa pige au Qatar, il a passé ses diplômes d'entraîneur. LOrs de la saison 2007-208, il est l'adjoint de Stéphane Paille à l'AS Cannes. Suite au licenciement de ce dernier, il a démissionné par solidarité avec son entraineur principal et depuis est au chomage.