William Ayache

William Ayache
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10 janvier 1961
France
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1979-1980 FC Nantes 21 0
1980-1981 FC Nantes 9 0
1981-1982 FC Nantes 14 0
1982-1983 FC Nantes 35 0
1983-1984 FC Nantes 38 1
1984-1985 FC Nantes 34 1
1985-1986 FC Nantes 37 0
1986-1987 Paris Saint Germain 25 0
1987-1988 Olympique de Marseille 24 0
1988-1989 FC Nantes 22 0
1989-nov 1989 Girondins de Bordeaux 1 0
nov 1989-1990 Montpellier HSC 10 1
1990-fev 1991 OGC Nice 0 0
fev 1991-1991 Olympique de Marseille 0 0
1991-1992 Nîmes Olympique 33 0
1992-1993 AS Cannes 31 0
1993-1994 AS Cannes 26 1
1994-1995 AS Cannes 18 0
1979 - 1986 :
1986 - 1987 :
1987 - 1988 :
1988 - 1989 :
1989 - nov 1989 :
nov1989 - 1990 :
1990 - fev 1991 :
fev 1991 - 1991 :
1991 - 1992 :
1992 - 1995 :
  • Champion de France D1 (1980 et 1983) avec Nantes.
  • Vice-champion de France D1 (1981, 1985 et 1986) avec Nantes.
  • Vainqueur de la Coupe de France (1990) avec Montpellier.
  • Finaliste de la Coupe de France (1983) avec Nantes.
  • Champion Olympique (1984) avec l'équipe de France de la génération perdue.
  • Demi-finaliste de la Coupe du Monde (1986).
  • 20 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Né à Alger et issu d'une famille juive-pied noire, c'est à Tarbes que le jeune William fait ses premières classes. La légende voudrait que l'entraîneur de l'équipe mînimes de William a écrit de sa plus belle plume à Robert Budzynski, alors entraîneur des canaris, pour lui dire tout le bien qu'il pensait de son jeune protégé.

W. Ayache débarque donc à 18 ans en Loire-Atlantique et justifie rapidement tout le bien qu'on pense de lui. Il s'impose dès sa première saison, jouant 22 matches. Arrière latéral dans le pur style de l'époque, tonique et endurant, William pouvait jouer indifféremment à gauche ou à droite.

C'est donc à Saupin que William a connu ses premières années au plus haut niveau et sans doute ses meilleurs souvenirs en club. Entouré de la génération dorée des Bibard, Touré, Tusseau, W. Ayache s'affirme comme un des meilleurs arrières latéraux français, ce qui lui vaut de nombreuses sélections en équipe de jeunes puis avec les grands. Il est sélectionné pour les jeux olympiques 1984 avec l'équipe des moins de 23 ans et remporte son premier et seul titre international, avec une belle bande de copains.

Les saisons magiques réalisées par les nantais au début des années 1980, avec notamment deux titres de champion, permettront à un certain nombre de canaris de connaître la grande équipe nationale. W. Ayache apprécié pour son parfait parallélisme avec Manu Amoros, sera alors convoqué à 20 reprises sous la tunique bleue, participant à l'épopée de 1986, pour une coupe du Monde mexicaine perdue en demie-finale. William ne le sait pas encore mais il vit là les plus belles pages de sa carrière. Car le passage alimentaire au PSG en 1987, suivi par un séjour sans passion sur la Canebière, ne lui permettront pas d'accroître son palmarès, à défaut de faire les beaux jours des deux clubs pré-cités.
Désireux de revivre des émotions, il décide en 1988 de rentrer au bercail, à Nantes. Il revint malheureusement aux pires heures de la dictature Blazevic, époque où les dépositaires du jeu à la nantaise, (dont on se demande aujourd'hui s'il a vraiment existé ou s'il s'agit d'un mythe créé de toute pièce), s'appelaient Mo Johnston et Thierno Youm. Excusez du peu !

Fin 1989, après un passage furtif chez les Girondins (qu'il aurait souhaité rejoindre deux ans plus tôt lorsqu'ils flambaient), Ayache démarre son tour de la côte d'Azur, histoire de débuter une pré-retraite dorée sur les bords de cette Méditérannée qui lui est chère. Un passage dans l'Hérault, puis à Nice, puis un retour express à Marseille, avant de finalement trouver son bonheur chez les crocodiles gardois fraîchement remontés en D1, en 1991-1992, saison au cours de laquelle il put retrouver à Nîmes ses compagnons de la génération 1984, Philippe Vercruysse et Jean-Claude Lemoult.

En 1992, Ayache se pose définitivement à l'AS Cannes, un club prometteur doté d'un centre de formation prolifique. L'équipe vient d'être reprise en main par Luis Fernandez qui veut faire de l'AS Cannes une équipe fringante, comme en témoignent les propos de Luis, spécialiste ès digressions sans queue ni tête : « Ici, c’est Babylone. Trois Juifs (Mickael Madar, Ayache et Kither), deux Arabes (Ferhat Khirat et Kader Ferhaoui), deux Arméniens (Pascal Bedrossian et Gilles Hampartzoumian) un Hollandais (Adick Koot), un Hongrois (Gabor Marton), quelques Français des colonies, un Allemand (Rainer Ernst), et voilà le travail... C’est mieux que dans l’équipe du PSG dans laquelle j’évoluais il y a quelques années. Et on ira plus loin, au moins dans l’accomplissement de ce que je veux faire ». Cette équipe, dans laquelle règne une très bonne ambiance, marquera la fin de carrière de William. Et pour l'accomplissement dont parlait Luis, il faudra repasser.

En 1995, 3 saisons et 44 matches plus tard, alors que le club est à l'aube de sa déliquescence, Ayache raccroche, pour entrer dans le staff, orphelin de Luis Fernandez, parti à la capitale pour gagner des titres.

Que devient-il ?

Sa fin de carrière de joueur coincide avec le début de sa carrière d'entraîneur-adjoint. Il débute fin 1995 aux côtés de Luis Fernandez à Cannes, en tant qu'adjoint, mais il est rapidement mis au placard lors de l'arrivée de Lacombe.
Cependant Luis Fernandez ne l'oublie pas après son passage à Paris et le recrute dans son staff à Bilbao, club duquel il sera l'entraîneur-adjoint jusqu'en 2000.

Mais le retour au PSG de Luis Fernandez se fera sans William, une décision qu'il a encore amère en travers de la gorge : "Luis m'a laissé sur le quai de la gare... Il était prévu que je le suive par la suite au PSG. Je n'ai pas été déçu sur le fond mais plutôt sur la forme des choses". Un geste très moche de la part d'un ami de 10 ans...

William Ayache ne s'est pas pour autant arrêté en chemin. Son emploi du temps de retraité est très chargé : après avoir entraîné l'équipe amateur de Mougins (06), en division d'honneur régionale ; il intervient désormais pour CANAL + en temps que consultant (lorsque les titulaires sont blessés) ou pour commenter les matches sur Multifoot.

Il a pris part en 2004 et 2005 à certains matches de l'Equipe de France de Beach soccer avec d’anciennes gloires de notre championnat, avec « enthousiasme et esprit conquérant » comme en atteste leur site Internet

Homme de coeur, c'est tout naturellement que William s'investit dans des actions caritatives avec les anciens de Nantes, de Cannes ou des nombreux clubs qui l'ont connu. Passionné de haute montagne, il a récemment pris part a l'ascension du Mont blanc avec d’autres anciens sportifs de haut niveau ou des journalistes (août 2006).

Comme de nombreux joueurs à la retraite, William prête son nom et donne de son temps à des stages de football. Les 8-14 ans de l'AS COBAS, à Perpignan, ont parfois la chance de le croiser lors des vacances scolaires, au même titre que Luc Sonor ou Bruno Bellone, d'autres "joueurs mythiques des années 80 de l'équipe de France", ce à quoi nous adhérons totalement.


Commentaires
  1. Portrait de olivier

    Par olivier (non vérifié) le mar, 06/10/2009 - 11:32

    concernant Ayache,il me semble qu il a contribué recemment à aider le club de foot de LIMOGES où me semble t il son fils joue...a verifier...

  2. Portrait de Anonyme

    Par Anonyme (non vérifié) le mer, 07/10/2009 - 14:09

    Je pense que tu confonds avec Jean-Jacques Eydelie, un ancien Marseillais et Nantais, qui avait été sali par Tapie lors de l'affaire Valenciennes-OM