Stéphane Paille

Stéphane Paille
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25 juin 1965
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1982-1983 FC Sochaux 2 0
1983-1984 FC Sochaux 13 1
1984-1985 FC Sochaux 38 15
1985-1986 FC Sochaux 35 10
1986-1987 FC Sochaux 36 8
1987-1988 FC Sochaux 32 18
1998-1989 FC Sochaux 35 15
1989-nov 1989 Montpellier HSC 17 4
nov 1989-1990 Girondins de Bordeaux 16 1
1990-1991 FC Porto 17 4
1991-1992 SM Caen 38 14
1992-1993 SM Caen 22 9
1993-1994 Girondins de Bordeaux 31 10
1994-dec 1994 Olympique Lyonnais 16 4
jan 1995-1995 Servette Genève 17 5
1995-1996 FC Mulhouse 8 1
1996-1997 Heart of Midlothian FC 18 2
1982 - 1989 :
1989 - nov 1989 :
nov 1989 - 1990 :
1990 - 1991 :
1991 - 1993 :
1993 - 1994 :
1994 - jan 1995 :
jan 1995 - 1996 :
1996 - 1997 :
1997 - 1998 :
  • Vainqueur de l'Euro Espoir 1988 (France)
  • Finaliste de la Coupe de France 1988
  • 8 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Stéphane Paille débute à Sochaux en 1982. Alors que la génération 1974 des Bernard Genghini, Yannick Stopyra et autres Philippe Anziani a quitté le navire, le club navigue en eaux troubles jusqu'à la descente en 1987. Le jeune Stéphane connaît alors une ascension fulgurante. Sochaux survole son groupe de D2 et atteint la finale de la Coupe de France, face à Metz. Les pensionnaires de D2 poussent même les grenats au tirs au but et ce sera Mickael Madar qui échouera devant Michel Ettorre. Cette équipe sochalienne forme l'ossature des Espoirs qui gagnent le Championnat d'europe cette même année : outre Stéphane Paille, on retrouve Franck Sauzée, Jean-Christophe Thomas, Laurent Croci, Franck Silvestre... sans oublié bien sûr la paire de Yougo emblématique des sochaliens Faruk Hadzibegic et Mehmed Bazdarevic. Après une saison parmi l'élite où les lionceaux finissent à une prometteuse 4ème place, Stéphane part à la conquête de la France. Il intègre l'équipe de France en mal de leader dans cette génération post-Platini.

C'est à Montpellier qu'il débarque où Loulou Nicollin ambitionne un duo ravageur avec l'enfant terrible du football français Eric Cantona. L'expérience héraultaise ne durera que 4 mois ; Stéphane Paille préfère les bars de la place de la Comédie au show sur gazon de la Paillade. Malgré un nom prédestiné, c'est l'échec et en novembre il rejoint les Girondins de Bordeaux. En Gironde c'est pas vraiment la réussite : 1 buts pour 17 match en l'espace d'une grosse demi-saison. Son entente avec Klaus Allofs et Piet Den Boer n'est pas merveilleuse et, à l'été, le Président Bez, qui commençait à être rattrapé par sa gestion, l'envoie en cure de désintox au Portugal. Pionnier de l'exportation foireuse, Stéphane peine à retrouver son niveau au FC Porto. l'équipe de France est bien loin et la goulot des bouteille bien trop proche. 17 matchs dans la saison pour 4 petits buts dans un championnat connus pour ses défenses un peu poreuses, c'est pas folichon.

Stéphane est à la dérive, oublié de tous... tous ? non Un petit club normand résiste encore et tente le pari à l'été 1991. A Caen Stéphane revit. L'équipe est alors en plein boom et la génération talentueuse des Benoît Cauet, Xavier Gravelaine, Franck Dumas atteint l'Europe. Au Premier tour, Caen affronte Saragosse et à la faveur d'une victoire équipe à Venoix 3-2, ils y croient avant le match retour. Il n'y aura pas malheureusement de miracle. Au match retour, Daniel Jeandupeux, alias le rekonvertissor, tente un pari assez fou et fait jouer Stéphane en libéro : 2-0 pour Saragosse ! A la fin de la saison, Stéphane se sent pousser des ailes. Il retourne à Bordeaux et réalise une bonne saison avec 10 buts. Non conservé en fin de saison, il part pour Lyon mais la réussite l'a quittée. Après un crochet en Suisse, il essaye de se relancer e D2, à Mulhouse. Rien n'y fait et c'est en Ecosse qu'il termine sa carrière... dans l'oubli le plus profond.

Que devient-il ?

Stéphane Paille s'est reconverti en entraîneur. Dès la saison 99/00, il débute avec la réserve de son club d'origine Sochaux. Alors que l'équipe 1 retrouve l'élite et l'Europe, il fait ses classes en CFA. Après 2 ans d'apprentissage, il file à Besançon, en National. Ayant pour objectif la montée il échouera 2 fois et, en décembre 2004, ira au chevet du Racing Club de Paris, au bord de la faillite.

Après la rétrogradation en DH du club francilien en 2005, Paille saisit sa chance pour entraîner une institution : le SCO d'Angers. Fraîchement rétrogradé de L2, Stéphane Paille n'arrive pas à faire remonter le club. Pire encore, le club navigue en eaux troubles et à la trêve ne compte qu'1 seul point d'avance sur le premier reléguable. Malgré la confiance de son président renouvelée la semaine précédente, le 23 janvier, la sanction tombe : Stéphane Paille est remercié. L'entraîneur d'Angers (National) Stéphane Paille a été mis à pied à titre conservatoire. L'intérim à la tête de l'équipe angevine sera assuré par l'un des adjoints de Paille, Jean-Pascal Beaufreton, entraîneur des gardiens.

Angers, relégué de L2 à la fin de la saison dernière, est actuellement 15e du National et compte seulement un point d'avance sur le premier reléguable, Romorantin

Le métier d'entraîneur est sans pitié et Stéphane en fait l'apprentissage.

Stéph trouve une place à l'AS Cannes en national pour la saison 2007-2008. Il prendra la suite de Patrice Carteron qui avait assuré l'intérim à une journée de la fin du championnat National après le départ de Michel Dussuyer. 9 mois plus tard, il est à son tour remercié. A la suite d'une défaite 4-0 à Tours, Stéphane Paille a été limogé du poste d'entraineur de l'équipe cannois par manques de résultats (Cannes est 15ème de national). Par Solidarité, William Prunier, son adjoint a lui aussi quitté ses fonctions. C'est Patrice Carteron qui assura la relève. Depuis il est libre...

En 2009, il trouve un point de chute au club de Croix de Savoie, en National. Après avoir participé bénévolement au recrutement pour la saison 2009-2010, il a finalement obtenu la tête de l'équipe. Il se fait lourder 6 mois plus tard de manière assez inexplicable : « Je suis abasourdi et je ne comprends pas. On m'a fait venir dans ma région pour relever le challenge de la montée en L2, en un an. J'étais dans l'objectif fixé en début de saison puisque nous étions premiers ex-aequo et toujours qualifiés en 16e de finale de Coupe de France », a-t-il ajouté. « On me reproche les 9 points sur 24 pris lors des huit derniers matches en oubliant les 28 sur 33 pris avant! ». Effectivement, vu comme ça...