Sonny Anderson
Par no le 29 avril 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1987-1988 | Vasco de Gama | 0 | 0 |
| 1988-1989 | Vasco de Gama | 3 | 0 |
| 1989-1990 | Vasco de Gama | 12 | 1 |
| 1990-1991 | Vasco de Gama | 18 | 0 |
| 1991-1992 | Guarani FC | 18 | 4 |
| 1992-1993 | Servette Genève | 35 | 20 |
| 1993-dec 1993 | Servette Genève | 17 | 11 |
| jan 1994-1994 | OLympique de Marseille | 20 | 16 |
| 1994-1995 | AS Monaco | 23 | 11 |
| 1995-1996 | AS Monaco | 34 | 21 |
| 1996-1997 | AS Monaco | 34 | 19 |
| 1997-1998 | FC Barcelone | 23 | 10 |
| 1998-1999 | FC Barcelone | 21 | 6 |
| 1999-2000 | Olympique Lyonnais | 32 | 23 |
| 2000-2001 | Olympique Lyonnais | 29 | 22 |
| 2001-2002 | Olympique Lyonnais | 25 | 14 |
| 2002-2003 | Olympique Lyonnais | 24 | 12 |
| 2003-2004 | Villarreal CF | 35 | 12 |
| 2004-dec 2004 | Villarreal CF | 3 | 1 |
| jan 2005-2005 | Al Rayyan Club | 20 | 4 |
| 2005-2006 | Al Gharrafa Doha | 19 | 6 |
Vasco de Gama
Guarani FC
Al Rayyan Club
Al Gharrafa Doha
- Champion du Brésil en 1989
- Champion de France 1997 2002 et 2003
- Meilleur buteur du Championnat de France 1996, 2000, 2001
- Vainqueur du Trophée des Champions en 2002
- Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2001
- Supercoupe d'Europe en 1997
- Champion d'Espagne en 1998 et 1999
- Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 1998
- Champion de Suisse en 1994
- Meilleur buteur du Championnat Suisse 1993
- Meilleur joueur étranger du Championnat Suisse 1993
- Meilleur buteur du Championnat du Qatar 2005
- 7 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Après avoir fait ses classes au Vasco de Gama au Brésil, Anderson découvre l'Europe en signant au Servette en Suisse. C’est en Suisse, dans un relatif anonymat propice à l’acclimatation en douceur qu’offre le championnat helvète qu’il pose le pied en Europe. Doté d’une expérience de plusieurs années au sein de l’élite brésilienne, il s’est déjà fait remarquer comme un jeune buteur prolifique et arrive avec un titre de Champion du Brésil acquis au sein du prestigieux club de Vasco de Gama. Au Servette de Genève, en une saison et demi, il va lever tous les doutes sur ses facultés d’adaptation et termine la saison avec trois distinctions d’exception : meilleur buteur du championnat, meilleur joueur étranger et Champion de Suisse... Son aura ne cessera plus alors de grandir.
Alors que Sonny fait les belles heures de son club et la fierté des supporters du Servette, - nous sommes alors à l’automne 1993 - Bernard Tapie se débat en pleine tourmente de la crise juridico-médiatique créée par la révélation au grand jour de l’affaire VA-OM. Envolées les stars championnes d’Europe, Tapie doit reconstruire à peu de frais et en toute hâte une ligne d’attaque olympienne décimée. C’est tout naturellement qu’il jette son dévolu sur un joueur encore médiatiquement inconnu : Sonny Anderson. L’intuition de l’homme d’affaires se révèle payante puisqu’en six mois passés à la commanderie, Sonny Anderson confirme encore son talent et répond au delà des espérances aux espoirs placés en lui : il inscrira pas moins de 16 buts en à peine 20 matchs. Dans un contexte de crise aigüe une telle performance ne permet pas à Marseille de retenir son joyau qui dés la fin de la saison s’envole vers l’AS Monaco. Il ne reste que six mois à l'OM, mais six mois qui ont marqué les esprits à Marseille et en France.
Le joueur file en effet à l'AS Monaco où il atteindra le meilleur niveau de sa belle carrière. Sonny Anderson a changé de statut après sa pige réussie à Marseille. Ses qualités de buteur sont reconnues. Il intègre un club de la principauté ambitieux, doté d’un effectif où jeunes et joueurs expérimentés forment un groupe au potentiel extraordinaire, orchestré par un entraîneur en devenir : Arsène Wenger. Ce dernier compte sur Sonny pour modeler son équipe. Ses premiers pas chez les attaquants monégasques se feront avec un jeune joueur de dix sept ans : Thierry Henry. Leur complicité se dessine vite et durant ses trois saisons sur le rocher, Anderson va côtoyer des pointures telles que Viktor Ikpéba, Enzo Scifo, Emmanuel Petit, Gil Rui Barros ou encore Youri Djorkaeff. Sa dernière saison sera marquée par le départ de son entraîneur pour le Japon remplacé par Jean Tigana, et l’éclosion d’un autre jeune buteur qui fait ses débuts en France : David Trézéguet. La saison 1996/97 se termine en apothéose puisque Sonny Anderson termine meilleur buteur et remporte le titre de Champion de France. .Aussi irrésistible qu'efficace, Anderson remporte le championnat de France 1997. Il cumule aussi les distinctions individuelles : Meilleur buteur de D1 1996, Etoile d'Or France Football en 1996 et enfin, il fut élu meilleur joueur de la saison par ses pairs en 1997. Ces performances ne passent pas inaperçues et d’autant moins que la saison d'après, dés Juin, se déroule en France la Coupe du Monde. Bien que la Seleçao n’ait pas offert à Anderson la reconnaissance méritée, la régularité qu’il affiche au plus haut niveau confère au brésilien un statut de joueur de classe mondiale qui attire désormais la convoitise des grands d’Europe. Considéré comme l'un des meilleurs attaquants du monde et désormais véritable joueur emblématique du Championnat de France, il s'engage avec Barcelone qui aligne 125 Millions de Francs pour l'acquérir. L'équipe titrera le jour de son départ "La France perd Anderson".
Louis Van Gaal fraîchement nommé entraîneur du Barça, invite Sonny à rejoindre les blaugrana. C’est un autre monde que découvre Anderson. Cette expérience va lui permettre d’enrichir son palmarès de deux titres de Champion d’Espagne et d’une Coupe du Roi. Ce passage au Barça sera pourtant moins heureux qu’il n’y parait : le technicien battave est très contesté malgré les titres. Il connait des difficultés pour s’imposer au sein du pléthorique effectif composé de l’armada néerlandaise des Patrick Kluivert, Frank et Ronald de Boer ou autres Zenden. Il y cotoie aussi ses compatriotes Giovanni et Rivaldo, le peu diplomate Hristo Stoitchkov, Iván de la Peña, l’emblématique Guillermo Amor, Vítor Baía, Fernando Couto, et le non moins talentueux Luís Figo. Le Club gagne des titres mais déplait par son jeu aux socios. Sonny lui, se retrouve fréquemment sur le banc, le technicien néerlandais étant peu porté vers l’offensive et la concurrence très vive. Il y jouera tout de même 55 matchs officiels en Championnat et Coupe d’Europe et marquera 21 buts.
Mais en 1999, le joueur se morfond sur le banc du Barça. Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, qui vient d'accueillir un nouvel actionnaire, Pathé, décide de faire un gros coup et obtient le transfert du joueur pour 120 millions de francs (17 millions d'euros). L’arrivée de Sonny Anderson à Lyon annonce le début d’une domination sans partage de l’Olympique Lyonnais en France. Il a disputé 110 matchs de L1 pour 71 buts sous les couleurs lyonnaises. Troisièmes de la L1 dés la fin de sa première saison. Très vite Sonny retrouve efficacité et joie de vivre. Il marque le club de son empreinte, véritable emblème de ce qu’est devenu l’OL. La deuxième saison de Sonny à Lyon se solde par une deuxième place derrière le FC Nantes et une victoire finale en Coupe de la Ligue. Le brésilien remportera deux titres de Champion de France les deux années suivantes . Il se révèle alors le grand attaquant qui hisse, le premier, l'OL vers les sommets. Ses deux dernières années au club, quoiqu'en tant que champion de France, sont marquées par les blessures.
Son départ à Villarreal est salué par tous les supporters.Sonny revient en Espagne pour n’y disputer véritablement qu’une saison pleine où il fera une belle campagne européenne. Il y succèdera à l’argentin Martín Palermo et précèdera Juan Pablo Sorín. Les aventures de Sonny au Qatar sont sportivement anecdotiques mais financièrement de l’ordre de ces propositions qui ne se refusent pas pour boucler une splendide carrière de joueur dans le football.
Sonny Anderson conclut en beauté sa carrière de footballeur lors de son jubilé organisé au stade de Gerland le 11 juin 2007. Il marque en effet trois buts pour une victoire de ses amis face à l'équipe de l'OL vainqueur du titre en 2002 (5-3 dont le dernier des 5 buts inscrits par le fils de Sonny Anderson, Loic Anderson).
Une dernière action et voilà le jeune Loïc Anderson, fils de Sonny, âgé de 10 ans et pensionnaire de l’AS Monaco, qui va défier Joël Bats. Sa deuxième occasion est la bonne : le bambin, qui peut entendre le virage nord de Gerland scander « Petit Anderson, Petit Anderson » trompe Joël Bats sur son deuxième face à face. Il y a une vie après le football : d’abord en ayant une descendance, comme Sonny, puis en ayant des projets, comme celui de devenir adjoint chargé des attaquants. Histoire d’apprendre petit à petit le boulot de coach principal. « Mon nouveau job, c’est de préparer les attaquants du centre de formation et les pros de temps en temps, affirme le Brésilien.
Voilà pour la partie sérieuse de la soirée de Sonny. Le reste n’aura été qu’émotions pour le Brésilien. Déjà, en arrivant sur l’avenue Tony Garnier, il a vu dès 18h30 une foule assez impressionnante se hâter lentement vers le stade : nombreux sont les Lyonnais qui avaient revêtu un vieux maillot numéro 9 floqué au nom de Sonny. Puis, une fois sur le terrain, Sonny Anderson a eu droit à l’émouvant accueil d’un stade aux deux tiers plein. « Lyon l’a rêvé Sonny l’a fait » se lit d’un coté du stade. Une autre travée répond « les grands joueurs, passent, les légendes restent. On ne t’oubliera pas. »
La fête est belle, les joueurs jouent décontractés mais avec application. Pascal Obispo et Raphaël Mezrahi amusent le public. Lilian Thuram vérifie que sa cote d’amour n’est pas retombée un an après le Mondial. Grégory Coupet a le droit à son tonnerre d’applaudissements : un message adressé au président Aulas en pleine négociation contractuelle ? Christophe Dugarry, affûté, tente des gestes techniques épatants. Sur le banc, Thierry Henry qui a fait l'effort d'être présent plaisante avec Sidney Govou. Mais Sonny Anderson, malgré une multitude d’occasion tarde à marquer. Cela sera chose faite en deuxième période, à trois reprises, dans des attitudes purement "Sonny-esque". La fête a été belle, malgré l’absence de nombreuses stars pourtant annoncées. Sonny Anderson essuie quelques larmes. Sa fête a été réussie, après cinq mois de stress et de préparation. La page Anderson joueur peut se tourner. Du moins celle de Sonny. Le livre du jeune footballeur Loïc Anderson commence lui tout juste à s’écrire.
En tout, Anderson aura joué 250 matchs en Ligue 1 française et inscrit 156 buts dans le championnat de France.
Que devient-il ?
Il émet le souhait d'intégrer le staff technique de l'OL pour se reconvertir. Le club écoute son souhait et lui permet de devenir entraîneur des attaquants.
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