Sarr Boubacar

Sarr Boubacar
Locotte, Le Félin, Bouba
20 juillet 1951
Senegal
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1968-1969 Dial Diop SC Dakar ? ?
1969-1970 Dial Diop SC Dakar ? ?
1970-1971 Dial Diop SC Dakar ? ?
1971-1972 Dial Diop SC Dakar ? ?
1972-1973 Dial Diop SC Dakar ? ?
1973-1974 Sporting Toulon 33 14
1974-1975 Sporting Toulon 32 22
1975-1976 Olympique de Marseille 34 9
1976-1977 AS Cannes 32 23
1977-1978 Olympique de Marseille 38 21
1978-1979 Olympique de Marseille 33 6
1979-1980 Paris Saint Germain 22 12
1980-1981 Paris Saint Germain 28 10
1981-1982 Paris Saint Germain 32 5
1982-1983 Paris Saint Germain 16 0
1983-1984 Olympique de Marseille 33 22
1984-1985 FC Martigues 25 9
1985-1986 FC Martigues 22 14
1986-1987 FC Martigues 25 8
1987-1988 New Jersey City ? ?
1968 - 1973 :

Dial Diop SC Dakar

1973 - 1975 :
1975 - 1976 :
1976 - 1977 :
1977 - 1979 :
1979 - 1983 :
1983 - 1984 :
1984 - 1987 :
1987 - 1988 :

New Jersey City

  • 1976 : Vainqueur de la Coupe de France (OM)
  • 1982 : Vainqueur de la Coupe de France (PSG)
  • 1983 : Vainqueur de la Coupe de France (PSG)

Sa carrière en club

Natif du Sénégal, Boubacar Sarr, car c’est son vrai nom, fait toue sa formation au Dial Diop SC Dakar. Attaquant au grand gabarit mais vif et élancé, il enchaine les buts. A 22 ans, il est mûr pour découvrir l’Europe et se tourne vers la France. Il débarque au Sporting Toulon, alors en D2. Durant ses premiers matchs, les journalistes sportif se plante sur nom et le rebaptise Sarr Boubacar, alors que son prénom c’est Boubacar. C’est assez étonnant car c’est un prénom assez classique, mais sans doute à l’époque, il ne devait pas y avoir autant d’Africain dans le championnat. Annoncé comme le successeur de Christian Dalger, il répond aux attentes des supporters : 14 buts la 1ère saison, 22 la suivante, autant dire que Boubacar n’a rien à foutre en D2.

Il est recruté par l’OM pour compléter la ligne d’attaque composée de Georges Bereta et Hector Yazalde. Il fera une première saison tout à fait correcte à l’OM, et remporte au passage la Coupe de France contre l’OL. Ce soir là, Bouba est intenable. Pourtant il a fort à faire puisqu’il est opposé à sa bête noire, le rugueux moustachu Raymond Domenech « En tant qu'attaquant, j'ai toujours eu énormément de difficultés contre le grand défenseur qu'était Raymond Domenech. Nous nous sommes toujours accrochés sur le terrain, mais toujours dans un bon esprit. Nous étions tous les deux agressifs et combatifs. J'étais toujours en grandes difficultés contre lui. ». Il réussira à prendre le dessus puisque l’OM s’impose 2-0 et Bouba marque le 2ème but après un exploit d’Hector Yazalde. Dans la foulée, il est prêté une saison à l’AS Cannes, en D2 pour faire de la place aux étrangers. A l’étage inférieur, Bouba retrouve ses stats toulonnaise et plante 23 pions dans la saison. IL revient illico sur la Canebière. Il va continuer sur sa lancée et plante 21 buts lors de la saison 77-78 qui voit l’OM terminer 4ème du championnat. Associé à l’international Marc Berdoll, venu se relancer après un échec en Allemagne, et soutenu par Anders Linderoth, il fait une brillante saison et l’OM manquera même le titre de pas grand-chose. Quelques défaites cruciales dans le money time de la saison priveront les phocéen de la consécration. Suite à des problèmes internes, l’ambiance se dégradera la saison suivante et l’OM fera une saison médiocre, frôlant même la relégation. A titre individuel, Bouba n’échappe pas au marasme ambiant et fait une saison un peu moyenne avec 6 petits buts.

Il quitte alors le club et part pour le PSG. A l’époque point de rivalité entre le s2 clubs qui ne jouent pas vraiment dans la même cour. « Je suis arrivé au PSG à une époque où le club n'avait pas une grosse grosse équipe. Nous avons beaucoup travaillé et beaucoup progressés, avec les Dominique Bathenay, Luis Fernandez, Mustapha Dahleb, Jean-Marc Pilorget, ou Jean-Claude Lemoult. Nous nous sommes battus. » Bouba fait vite son trou dans l’équipe et retrouve des couleurs (si on ose dire), avec 12 buts en 22 matchs. La saison suivante, il partira sur les mêmes bases mais une blessure le privera d’une bonne partie de la saison « Le seul mauvais souvenir que je peux garder est ma blessure. Je me suis fêlé le tibia durant la deuxième saison en 1980/81, ce qui m'a arrêté durant 4 mois. J'ai loupé presque la moitié de la saison. » Le PSG décolle en 1982 et remporte son premier trophée, une Coupe de France face au vert, le meilleur souvenir de Bouba « C'est la victoire en Coupe de France, car c'est le premier titre du club et que ça reste vraiment un bon souvenir pour moi. J'étais titulaire pour cette finale forte en émotions. On perdait 2-1 à même pas 5 minutes de la fin des prolongations. Rocheteau égalise et nous permet de décrocher la séance des tirs aux buts que nous remportons. Je garde comme beaucoup de monde le souvenir du président Borelli qui saute sur la pelouse avec sa sacoche et qui embrasse le terrain. Cette image a fait le tour de l'Europe et a marqué les gens, dont nous les joueurs. » En coupe d’europe, le PSG fera un parcours honorable et remportera une nouvelle coupe de France en 1983. Entre temps, Bouba a perdu sa place, face au fulgurant Nambatingue Toko. Il quitte alors le PSG et revient à l4OM qui se morfond en D2

Bouba sera un des grands artisans de la montée. Associé avec Marc Pascal et soutenu par le fin dribbleur Zarko Olarevic, il plante 22 pions, un quart des 92 inscrits par l’OM cette saison là. Conscient d’être tout de même en fin de carrière, il ne reste pas à Marseille en D1, remplacé par Laurie Cunningham, passé par le Real Madrid et Manchester United quand même. A Martigues, Bouba se la coulera douce. Durant 3 ans il mettre entre 7 et 10 buts par saison. Jamais en mesure de jouer la montée, il profitera surtout du soleil provençal. EN 1988, il accepte un dernier challenge et passe un an aux USA…

Que devient-il ?

Boubacar rentre au Sénégal où il joue en corpo pendant quelques années puis intègre le staff technique de la sélection sénégalaise, avant de devenir lui-même sélectionneur.

En 1998, il revient au PSG comme entraineur adjoint. Il restera en place malgré les nombreux changements d’entraineur (Alain Giresse, Philippe Bergeroo Luis Fernandez puis Vahid Halilhodzic). Il assurera même l’interim quelques fois mais jamais ne postulera pour devenir coach. « Il faut connaître ses limites. Je suis un amoureux du PSG. Paris c'est mon club et je suis bien là ou je suis. Quand Luis a été suspendu, je l'ai remplacé, et plutôt bien même. Quand Vahid a été suspendu, je l'ai remplacé, et j'ai là encore fais mon travail de façon convenable. Mais il faut savoir rester à son niveau. Je n'ai pas peur mais je sais que je n'ai pas la capacité de diriger un grand club comme le PSG. » reconnaît humblement l’ancien attaquant.

En 2005, il sera victime des sempiternelles révolutions de palais. Placardisé à la cellule de recrutement par Blayau, suite au départ de [Laurent Fournier]] il quitte définitivement le PSG en 2007.

Depuis 2005, il est également Consultant TV à temps partiel chez Canal +. Il était également Consultant lors de la CAN 2008. Depuis, mystère…