Samassi Abou
Par Roulion le 29 décembre 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1991-1992 | FC Martigues | 24 | 7 |
| 1992-1993 | Olympique Lyonnais | 23 | 1 |
| 1993-1994 | Olympique Lyonnais | 27 | 3 |
| 1994-1995 | Olympique Lyonnais | 7 | 0 |
| 1995-1996 | Olympique Lyonnais | 1 | 0 |
| 1996-1997 | AS Cannes | 27 | 4 |
| 1997-dec1997 | AS Cannes | 10 | 1 |
| jan 1998-1998 | West Ham United | 19 | 5 |
| 1998-nov 1998 | West Ham United | 3 | 0 |
| nov 1998-jan 1999 | Ipswich Town FC | 5 | 1 |
| jan 1999-1999 | West Ham United | 0 | 0 |
| 1999-oct 1999 | West Ham United | 0 | 0 |
| oct 1999-dec 1999 | Walsall FC | 8 | 0 |
| jan 2000-2000 | Kilmarnock FC | 10 | 0 |
| 2000-2001 | AC Ajaccio | 31 | 2 |
| 2001-2002 | AC Ajaccio | 29 | 3 |
| 2002-2003 | FC Lorient | 16 | 0 |
- 2002 : Champion de D2 (Ajaccio)
Sa carrière en club
Né en Côte d’Ivoire, mais français d’adoption, Samassi Abou fait ses premiers pas avec Martigues. Il plante quelques pions avec la réserve et avec les pros en D2. C’est alors que Raymond Domenech, entraineur de l’OL le repère et convainc son président de sortir les 2MF nécessaires pours »attacher les services du jeune africain. L’entraineur est séduit par la technique, le physique et le courage de ce jeune joueur. Mai sil va très vite déchanter. Samassi Abou est ingérable : un peu dilettante, souvent inconscient, pas mal de légendes court à son sujet, que ce soit avec ses partenaires et notamment le bouillant Pascal Olmeta avec qui il se serait frité plusieurs fois, où dans la vie de tous les jours. Son unique fait de gloire st d’avoir tenue la dragée haute à Eric Di Meco lors d’un OM-OL, mais en dehors de ca, des 4 saisons qu’il a passé Gerland, il ne reste que 4petits buts en 75 matchs, et des anecdotes. L’OL qui est en pleine construction ne pourra se permettre de garder plus longtemps un joueur capable d’aller jouer au basket avec ses potes alors qu’il est blessé, capable de courir le matin d’un match un footing de 20km. Raymond Domenech qui l’a recruté reste toujours convaincu de son potentiel « C’était un mec exceptionnel, un talent exceptionnel. Il avait tout de l’attaquant de haut niveau. S’il arrivait aujourd’hui dans un club structuré pour le gérer, il serait international, c’est évident. Il était costaud, fort techniquement et courageux. Son problème c’était sa vie ». Domenech parti, Jean Tigana est plus pragmatique, et plutôt que d’attendre qu’enfin Samassi prenne conscience de ses qualités, il préfère recruter Stéphane Paille pour épauler Florian Maurice. Domenech continue de croire en lui et l’appel même en espoir en 1994, alors qu’il ne joue plus depuis belle lurette avec Lyon. Croyant l’aider, il plombera son dernier rêve « La Côte-d'Ivoire ne m'a jamais rien demandé, mais si j'avais une solution je jouerais avec eux. J'ai en France une réputation de mauvais garçon, et si je regarde bien, je me dis que l'équipe de France c'est un trop long chemin pour moi.» explique-t-il en 1998. On ne peut que lui donner raison sur la dernière partie de sa phrase.
Après 4 ans à Lyon, il est envoyé à l’AS Cannes ou Guy Lacombe croit également en lui. Il va tenter de lui apprendre l’humilité, le sens du sacrifice et le travail, à coup de séance épuisante. Si à l’entrainement Abou se dépense sans compter, il n’en a pas le loisir en match et ses apparitions sont aussi rares que ses buts. En 2 ans et demi sur la croisette, il jouera une trentaine de matchs pour5 buts.
Au mercato 1998, il est cédé à West Ham qui cultive un goût particulier pour les chèvres au caractère bien trempé. A Upton Park, il bâtira sa légende lors d’un match contre Arsenal où il inscrit un doublé. Unique coup d’un éternel espoir qui n’était pas armé pour le foot pro. D’abord sous le charme, les dirigeants de la pouponnière anglaise comprennent vite qu’il n’y a rien à tirer du gamin (qui n’en plus un d’ailleurs). Commence alors un série de prêt infructueux, personne n’étant assez fou pour lever l’option : 3 mois à Ipswich, puis 2 mois à Walsall pour finir en Ecosse à Kilmarnock, pour une pige de 6 mois.
Il revient alors en France, à Ajaccio où il va enfin se poser et pour la première fois de sa vie disputer une saison complète. C’est vrai que la concurrence n’était pas féroce. Ainsi, il remporte son premier titre en 2002 avec un titre de champion de D2 acquis avec le corse. Recruté alors par Lorient qui visait la montée, il ne tiendra pas toutes ses promesses. En même temps, Abou qui dans le temps promettait « 20 buts et 20 passes avec l’OL », n’a jamais brillé par sa précision devant le but. Dans le port breton la saison de chasse commence en aout et se termine en mai : 16 matchs, 0 buts, 200 mouettes mortes plus tard et s’en est fini de la carrière de Samassi Abou, qui rejoint le contingent des espoirs qui n’ont jamais confirmé, la faute à un mental défaillant…
Que devient-il ?
Depuis 2003, il a complètement disparu de la circulation.
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