Roger Boli

Roger Boli
-
26 septembre 1965
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1982-1983 AJ Auxerre 0 0
1983-1984 AJ Auxerre 0 0
1984-1985 AJ Auxerre 10 1
1985-1986 AJ Auxerre 17 3
1986-1987 AJ Auxerre 12 1
1987-1988 AJ Auxerre 16 0
1988-1989 Lille OSC 25 5
1989-1990 RC Lens 33 16
1990-1991 RC Lens 31 11
1991-1992 RC Lens 33 4
1992-1993 RC Lens 31 3
1993-1994 RC Lens 35 20
1994-1995 RC Lens 38 9
1995-1996 RC Lens 28 4
1996-1997 Le Havre AC 26 4
1997-1998 Walsall FC 41 12
1998-oct1998 Dundee United 3 0
oct 1998-1999 Bournemouth AFC 7 0
1982 - 1988 :
1988 - 1989 :
1989 - 1996 :
1996 - 1997 :
1997 - 1998 :
1998 - oct 1998 :
oct 1998 - 1999 :
  • Meilleur buteur de d1 1994 (18 buts)

Sa carrière en club

Roger Boli débarque à l'AJA en même temps que son jeune frère Basile. Attaquant vif au bon pied gauche il mettra quelques années à s'imposer dans l'effectif bourguignon. Après quelques saisons chez les jeunes avec qui il remporte la Coupe Grambardella e 1985, il fait ses premières apparitions chez les pros. Tandis que son frère lui vole la vedette grâce à son physique impressionnant, Roger piétine et alterne passage dans l'équipe première et avec la réserve. Assez rapidement un tahitien lui mène la vie dure sur le côté gauche : Pascal Vahirua. « Comme beaucoup d’africains, je suis arrivé en France pour continuer mes études. (En classe de 5è). Le hasard a fait que j’ai joué dans le club de Romainville en région parisienne. Pendant des matchs du championnat de France Cadet contre Auxerre, Basile et moi avons été repérés par Guy Roux. Ensuite nous avons signé un contrat d'un an pour voir si nous avions le niveau pour devenir professionnel. Ça s'est très bien passé. Basile a joué tout de suite. Pour moi ça été plus long car je jouais attaquant. Basile est rapidement devenu le meilleur défenseur de l’équipe. » En 1988, lassé de cirer le banc, il est prêté à Lille. Roger va tomber amoureux d'une région : le ch'nord. Chez les lillois, un certain Abédi Pelé et Gaston Mobati guident ses pas le temps d'une saison. A son retour de prêt, c'est Lens qui le fait venir

Le club de l'Artois est alors en D2 mais la génération est exceptionnelle : savant mélange de gars du cru et d'africains qui en veulent, le club remonte rapidement pour s'installer durablement dans le haut du ventre mou. Roger est un des grands artisans de cette remontée en plant 25 buts sur 2 saisons. les débuts en D1 sont plus délicats pour lui 7 petits buts en 2 ans d'élite. mais le public sait être fidèle ; Roger est l'idole de Bollaert, au même titre que Jean-Marc Adjovi-Boco. « Ça été parfois difficile car les gens me voyaient seulement comme le petit-frère de Basile et il fallait que je fasse quelque chose qui puisse marquer les esprits. En 1994, j’ai terminé meilleur buteur du championnat de France, ce qui n’est pas donné à tout le monde. » 1994, année charnière pour Roger. Meilleur buteur du championnat (à égalité avec Youri Djorkaeff et Nicolas Ouédec avec 20 buts, talonnés par Franck Priou) Ancien international espoir, cette performance ne se traduit pas au niveau mondial. Non sélectionnable pour son pays d'origine (la côte d'Ivoire) , il n'est pas non plus appelé par Gérard Houiller chez les Bleus : « L’année où j’ai fini meilleur buteur, l’équipe de France ne marchait pas très bien. Elle avait été éliminée du mondial contre la Bulgarie. Je pense aussi que je n’ai pas marqué l’esprit des sélectionneurs car même après, j’aurais pu être sélectionné une ou deux fois, mais ça n’a pas été le cas. » En même temps cette saison 93/94 est un îlot dans un parcours somme tout assez moyen pour un attaquant. Roger n'arrive pas à confirmer et produit deux saisons moins spectaculaires avec 9 puis 4 unités au compteur, tout en étant titulaire. Les vieilles rengaines sur l'âge des africains ressortent dans les travées de Bollaert et en 1996, Roger quitte le club.

Il part rebondir au HAC pour remplacer Cavégoal. Son association avec Ardian Kozniku, le Alen Boksic du pauvre est prometteuse. Malheureusement Roger se blesse à la mi-saison. Alors que Le HAC peine en bas de classement, Roger revient à marche forcée pour jouer LE match : Lens - Le Havre. il sera l'unique buteur de la rencontre. Et là, tout Bollaert l'acclame. pour la petite histoire, cette défaite sera fatale à l'entraîneur sang et Or et débouchera sur le renouveau du club avec le titre de champion de 1998. Pour les havrais ces 3 points permettront le maintien. Roger quitte néanmoins le club et part pour l'Angleterre et une virée des clubs de 3ème zone. il pose ses valises à Walsall, en D3 puis fait un croche de 3 mois en Ecosse. Là son 1,68m a du mal à s'exprimer face au rude gaillards de la SPL. Il termine sa carrière en pré-retraite à Bournemouth sur la côte sud de l'Angleterre, toujours en D3

Que devient-il ?

En 2001, il organise son jubilé à Lens : Classic Lens Vs les champions du monde 98. Dommage pour Pierre Laigle, il aurait pu faire une mi-temps dans chaque équipe. « La fête à Roger » rassemble tout de même 35 000 personnes.

Roger est aujourd'hui agent de joueur : « Ma société existe depuis 3 ans, est basée sur Lille. J’ai passé ma licence à Paris. J’ai une carte agent FIFA et je suis agrée par la FFF. Je suis basé sur Lille ce qui a l’avantage d’être proche de Paris avec notamment le TGV. J’ai deux-trois personnes qui travaillent pour moi comme salariés et d’autres qui ne sont pas salariés, mais avec qui je collabore, notamment des personnes qui sont en Afrique.

Au début ça n’a pas été facile avec les joueurs qui ont besoin de référence avant de pouvoir accorder leur confiance. Actuellement ça se passe bien, j’ai fait beaucoup de transferts l’été dernier. J’ai l’ambition d’avoir les meilleurs joueurs africains dans mon écurie.» déclarait-il en 2004.

Il a également été très impliqué auprès de sa fédération, notamment dans le choix de Robert Nouzaret à l'époque : « A mon avis, la Côte d’Ivoire est une équipe à suivre de près dans les deux ans. »... oui mais sans Robert !

Aujourd'hui il sillonne les terrains africains à la recherche des talents de demain. On l'a notamment aperçu à Lomé, au Togo pour la CAN-Cadet : « Nous avons de bons joueurs sur le continent et en dehors, nous devons aujourd'hui travailler dans l'amélioration des conditions de travail en Afrique, pour le bien de notre football et surtout si nous voulons devenir compétitifs. »