Robert Pintenat
Par Roulion le 08 octobre 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1969-1970 | FC Rouen | 12 | 2 |
| 1970-1971 | Red Star | 22 | 6 |
| 1971-dec 1971 | Red Star | 8 | 0 |
| jan 1972-1972 | FC Rouen | 16 | 8 |
| 1972-1973 | Red Star | 34 | 11 |
| 1973-1974 | Nîmes Olympiqu | 37 | 7 |
| 1974-sep 11974 | Nîmes Olympiqu | 4 | 0 |
| sep 1974-1975 | FC Sochaux | 26 | 12 |
| 1975-1976 | FC Sochaux | 38 | 21 |
| 1976-1977 | FC Sochaux | 33 | 14 |
| 1977-1978 | FC Sochaux | 32 | 15 |
| 1978-1979 | AS Nancy Lorraine | 28 | 7 |
| 1979-1980 | Toulouse FC | 30 | 19 |
| 1980-1981 | Toulouse FC | 34 | 32 |
| 1981-1982 | Toulouse FC | 32 | 14 |
| 1982-1983 | Toulouse FC | 24 | 8 |
| 1983-1985 | Avignon Football 84 | ? | ? |
| 1984-1985 | Avignon Football 84 | ? | ? |
- 1982 : Champion de France de division 2 (TFC)
- 3 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Natif de Paris, Robert Pintenat fait sa formation dans des clubs de quartiers : l’UA Chantier à Versailles puis le CO Vincennes. Avant-centre très efficace il attire l’œil de tous les recruteurs : « J’ai été contacté par plusieurs clubs : Rennes, Sochaux, Le Red Star et Rouen. J’ai donné ma préférence à ce dernier qui opérait en première division depuis près de 10 ans, faisait confiance aux jeunes et disputait une compétition européenne » se souvient Bob. Il débarque donc en Normandie et sa première saison est assez prometteuse avec 12 matchs et 2 buts. Cependant le club décide pour d’obscures raisons de se tirer une balle dans les pieds et demande à être rétrogradé en D2. Pourtant Rouen réalise cette année là un superbe parcours en coupe UEFA atteignant les 8ème après avoir sorti Twente et Charleroi. Ils tombent contre Arsenal (0-0 ; 1-0), encaissant un but à la dernière minute…
Robert souhaite rester en D1 et se rappelle donc au bon souvenir du Red Star qui décide de le faire venir. Titularisé sur l’aile gauche, il est employé à contre-emploi et souffre pas mal de cette situation. « Au Red Star, on jouait n’importe comment, la tactique ne me convenait pas, on ne construisait rien sur le terrain. Et puis les dirigeants, pour attirer disaient-ils, un public neuf, avaient engagé un portugais (Walter Ferreira) qui n’était pas meilleur que moi. Seulement il avait évidemment la priorité et je me suis retrouvé ailier gauche.. puis 12ème homme… puis remplaçant (José Ahache puis Jacques Simon ou Bernard Ducuing seront titularisé en pointe) . J’étais découragé. ». Effectivement, Robert perd son temps à St Ouen, où son poste de lui convient pas. En janvier 72, il est prêté à Rouen, en D2 pour finir la saison, où il se refait la cerise. Titularisé en n° 9 il se ballade et met 8 buts en 16 matchs. De retour à St Ouen, il s’impose dans l’équipe, mais comme ailier gauche. Les audoniens terminent 19ème, direction la D2.
Robert Pintenat n’hésite pas à changer de club et part pour Nîmes. Là encore mauvais choix de carrière. De nouveau Bob est cantonné au poste d’ailier gauche. Pas très rapide il a du mal à déborder et son excellent jeu de tête ne lui sert pas à grand-chose. « A Nîmes, en un an, je n’avais pas évolué à ma vraie place : six mois ailier gauche, six mois ailier droit, un comble ! En outre,ca collait pas fort entre Kader Firoud et moi. Et l’entraineur nîmois a décidé de faire venir Félix. Je n’avais plus qu’à boucler mes valises » Il attendra septembre 1974 pour enfin quitter le club
C’est à Sochaux que Robert Pintenat va vraiment trouver chaussure à son pied. Enfin titularisé dans l’axe de l’attaque il s’en donne à coeur joie et s’épanouit enfin. « J’ai éét transféré à Sochaux en cours de saison. Le club était menacé de relégation et je redoutais le pire. Or l’ambiance entre les joueurs était très bonne, nous nous sommes serrés les coudes et nous avons remonté la pente. Pour ma part j’avais réussi 12 buts. »Il est même appelé en équipe de France, mais l’émergence de Bernard Lacombe le prive d’une place durable en bleu « Je pense avoir accompli des bons matchs les 3 fois où j’ai été appelé. Cependant, j’ai toujours su que je bénéficiais en ces circonstances du forfait de Bernard Lacombe qui était blessé. Je ne me suis jamais trop fait d’illusion ». Sochaux, qui a ouvert son centre de formation en 1974 vit des saisons relativement tranquilles, avec quelques frayeurs parfois et quelques bons coups comme la 3ème place en 1975. Robert est même promu capitaine de l’équipe à partir de 76. Vraiment, la bonne période… Et puis les premières pousses commencent à sortir du centre la génération des Anziani, Stopyra, Bats, Genghini, etc fait ses premières apparitions.
En 1978, Robert est contacté par Nancy, le tenant de la Coupe de France, qui se cherche un avant-centre. Il n’hésite pas et rallie la capitale de la Lorraine, où il découvre Michel Platini. L’aventure nancéenne ne durera qu’une saison. Bien qu’assez performant, il ne reste pas et rejoint le TéféCé pourtant en D2
Dans la ville rose, Robert va retrouver une seconde jeunesse et permettra l’émergence de la génération dorée des années 80 qui éliminera le Napoli de Maradona. Avec son expérience et son efficacité, il sécurise toute l’équipe. Pintenat au Téfécé c’est des saisons entre 20 et 30 buts, alors évidemment l’équipe remonte assez vite, après un échec en barrage. Il laisse l’équipe 11ème de D1 en 1983 et un avenir assuré parmi l’élite : le sentiment du devoir accompli, Robert Pintenat va terminer sa carrière paisiblement à Avignon… En 1985, il range définitivement les crampons.
Que devient-il ?
Entraineur joueur à Avignon il prend en main l’équipe à partir de 84. Il coach 2 ans le club, en D3 puis part au Gabon. Entraineur de l’US Mbila Nzambi il va connaître ses premiers succès. Nommé sélectionneur de l’équipe nationale, il ne tient qu’un an.
De retour en France il trouve un poste à St Dié, dans les Vosges, puis à partir de 95 entraine l’Entente Nyons-Condorcet. On perd alors sa trace… jusqu’en 2008.
Le 22 août, il décède dans la matinée à Paris d'une longue maladie. Victime de gros problèmes de santé, il ne se déplaçait plus qu'avec des béquilles.
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Par kingofpoplaurent31 le lun, 08/02/2010 - 00:21
C'est grace a lui que le TFC est remonte en 82, de très beaux souvenirs d'enfance dans le vieux Stadium. Repose en paix.
Par biskey (non vérifié) le mar, 09/03/2010 - 07:41
Bonjour Robert Pintenat a été mon entraîneur à Malakoff à la fin des années 90, cela dura deux ou trois ans, puis il s'exila à Sèvres un équipe de district.