Pierre Neubert

Pierre Neubert
-
21 avril 1952
France
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1969-1970 Valenciennes Anzin FC 2 0
1970-1971 Valenciennes Anzin FC 4 0
1971-1972 Valenciennes Anzin FC 14 0
1972-1973 Valenciennes Anzin FC 37 1
1973-1974 Valenciennes Anzin FC 33 4
1974-1975 Valenciennes Anzin FC 34 2
1975-1976 Valenciennes Anzin FC 36 4
1976-1977 Valenciennes Anzin FC 35 1
1977-1978 AS Nancy Lorraine 37 0
1978-1979 AS Nancy Lorraine 36 3
1979-1980 AS Nancy Lorraine 37 3
1980-1981 AS Nancy Lorraine 37 0
1981-1982 AS Nancy Lorraine 38 2
1982-1983 AS Nancy Lorraine 37 3
1983-1984 Sporting Toulon 31 3
1984-1985 Hyères FC ? ?
1985-1986 Angoulême CFC ? ?
1986-1987 Grenoble Foot 38 ? ?
1987-1988 Grenoble Foot 38 ? ?
1988-1989 Grenoble Foot 38 ? ?
1969 - 1977 :
1977 - 1983 :
1983 - 1984 :
1984 - 1985 :
1985 - 1986 :
1986 - 1989 :
  • 1972 : Champion de France de D2 (Valenciennes)
  • 1978 : Vainqueur de la Coupe de France (Nancy)

Sa carrière en club

Après s’être fait remarqué du côté de Hyères dans les catégories jeunes, Pierre Neubert, qui arbore déjà une belle moustache symbole des seventies débarque à 17 à Valenciennes, où il fait ses premières apparitions. Alors que l’US VA va mal, la relégation de 1971 lui permettra d’acquérir du temps de jeu. Utilisé comme milieu défensif, il va peu à peu trouver sa place dans l’effectif. Avec 14 matchs, il contribue bien au titre de champion de D2 acquis par le club. Devenu titulaire indiscutable la saison suivante, il ne goute pas très longtemps au bonheur de la D1 puisque Valenciennes est entré en mode yoyo : 18ème et premier relégable, à l’époque, les 2 second de chaque groupe se disputaient la place en D1. Qu’à cela ne tienne, Pierrot s’accroche serre les dents et reste à Valenciennes. Second, Valenciennes n’arrive pas à passer le cap des barrages, battu par … Le PSG. Le salut viendra la saison suivante où Valenciennes termine premier de son groupe, mais rate le titre contre Nancy, qui dispose ans ses rangs d’un tout jeune meneur de jeu au gros cul, un certain Michel Platini. Pour Pierrot, le retour en D1 se passe un peu mieux puisque le promu valenciennes accroche une belle 12ème place. La saison suivante sera elle un peu plus délicate. Arrivé ne fin de contrat, Pierre a des envies d’ailleurs.

L’ailleurs n’est guère plus enchanteur, avec des hivers tout aussi rigoureux, mais l’équipe semble promise au sommet grâce à une jeune génération hyper talentueuse. Pierrot signe donc à Nancy. Il est alors repositionné en défense centrale, au côté de Carlos Curbelo, avec qui il forme une belle doublette de moustachu, gavé au Fruité. Jean-Pierre Raczynski n’est lui aussi pas en reste. Mais surtout à Nancy, on a Michel Platini et Olivier Rouyer qui assure devant. Nancy termine 6ème mais surtout remporte la Coupe de France face à l’OGC Nice, qui pourtant a une équipe exceptionnelle avec Jean-Marc Guillou, Jean-Noël Huck, Nenad Bjekovic, etc… la saison suivante, malgré l’arrivée de l’ancien stéphanois Alain Merchadier, Pierrot reste indéboulonnable en défense centrale. Platini revient blessé d’Amérique du Sud et Nancy passe au travers en Coupe d’Europe et en championnat. Le départ du prodige achèvera les nancéens qui redescendront de leur piédestal pour patauger dans le ventre mou. Les stars nancéennes finissent par partir, dans le sillage de Michel, tel Olivier Rouyer qui file à Strasbourg en 1981. La trentaine commence à approcher sérieusement et à l’époque, les organismes s’usaient plus vite.

En 1983, Pierre Neubert signe à Toulon. Pourtant toulonnais, il n’avait jamais eu l’occasion de revêtir la tunique or et azur. La défense Rolland Courbis - Luigi Alfano est inamovible, alors Pierre remonte en milieu de terrain, où il fait la colle avec Jean-Pierre Chaussin, Marcel Dib ou Gérard Verstraete, avec qui il avait déjà joué à Valenciennes. Malgré une belle saison à titre individuel et un maintien arraché un peu par miracle, grâce au talent du renard Delio Onnis, Pierre Neubert est fatigué… Il préfère quitter Toulon en fin de saison et revient là où tout a commencé, à Hyères. Il fera une saison en National. Toujours en jambe pour jouer en D3, Pierre décide de voir un peu de pays. Il signe la saison suivante du côté d’Angoulême avant de terminer sa carrière tranquillement à Grenoble à partir de 1986. Il y jouera encore 2 ans et demi. Le club alors ne difficulté fait appel à ses services pour remplacer au pied levé Christian Dalger en décembre 1988. Il finira donc la saison sur le banc de touche.

Que devient-il ?

Après une première expérience sur le banc grenoblois pour terminer la saison 88-89, Pierrot n’a pas très envie de faire vraiment carrière dans ce domaine. Il retourne dans le Nord et s’installe à Marly. Il rase sa légendaire moustache et ouvre un restaurant avec sa femme.

Parallèlement, il occupe des fonctions d’entraineur dans des petits clubs locaux, plus par passe-temps qu’autre chose. Il coachera ainsi Marly, Denaim, Raismes, là où il faisait son décrassage quand il jouait à Valenciennes. Depuis 2008, il entraine le club de Peruwelz en D3 belge. Il y découvre le folklore local, comme il l’explique en 2009 : « On a eu beaucoup de malheurs. On a perdu 26 points sur tapis vert pour une erreur administrative avec un joueur qui était au club depuis cinq ans. Et ensuite, on a aussi souffert de la crise économique. Des joueurs ont fait grève car il y a eu des incidents de paiement. On a serré les dents et on a réussi à se maintenir. »