Philippe Vercruysse

Philippe Vercruysse
-
28 janvier 1962
France
Milieu
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Saison Club Nb matchs Nb buts
1980-1981 RC Lens 9 0
1981-1982 RC Lens 35 6
1982-1983 RC Lens 36 10
1983-1984 RC Lens 28 4
1984-1985 RC Lens 36 12
1985-1986 RC Lens 34 9
1986-1987 Girondins de Bordeaux 26 8
1987-1988 RC Lens 20 4
1988-1989 Olympique de Marseille 35 7
1989-1990 Olympique de Marseille 36 9
1990-1991 Olympique de Marseille 28 5
1991-1992 Nîmes Olympique 26 6
1992-1993 Nîmes Olympique 33 8
1993-1994 Girondins de Bordeaux 34 9
1994-1995 FC Metz 26 4
1995-1996 FC Sion 17 6
1996-dec 1996 FC Sion 21 8
jan 1997-1997 RC Lens 12 1
1997-1998 Al Riyad Club ? ?
1998-1999 Etoile Carouge 24 10
1999-2000 Etoile Carouge 10 1
Stats issues de Footballdatabase.eu
1980 - 1986 :
1986 - 1987 :
1987 - 1988 :
1988 - 1991 :
1991 - 1993 :
1993 - 1994 :
1994 - 1995 :
1995 – dec 1996 :
jan 1997 - 1997 :
1997 - 1998 :

Al Riyad Club

1998 - 2000 :
  • Champion de France en 1987 avec Bordeaux et 1989, 1990 et 1991 avec Marseille
  • Vainqueur de la Coupe de France en 1987 avec Bordeaux et en 1989 avec Marseille
  • Vainqueur de la Coupe de Suisse en 1996 avec Sion
  • Finaliste de la coupe des clubs champions en 1991 avec Marseille
  • Finaliste de la Coupe de France en 1991 avec Marseille
  • Troisième de la Coupe du monde 1986
  • 12 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Bien que natif de Saumur c’est dans le ch’nord que Philippe fait ses débuts, au RC lens. Très technique ce jeune milieu de terrain fait partie des espoirs du foot français, comme le gardien Gaëtan Huard. Relativement efficace, il tourne à 7-8 buts de moyenne par saison et presque autant de passes décisives. Bien que les lensois ne soient pas en haut de tableau, il intègre l’équipe de France dès 1983, lors d’un match amical contre la Belgique. Il faut dire que Philippe avec ses 10 pions fait une grande saison. Néanmoins il rate l’Euro, sans doute en raison des résultats en dent de scie de son club.. On le retrouve en 1986 à la Coupe du monde, à laquelle il participe, après 2 saisons pleine du côté des sang et or (12 et 9 buts). Remplaçant de luxe de Michel Platini, dont il est le successeur annoncé, il ne jouera que 3 matchs, mais sera titulaire pour la petite finale, toujours face aux belges.

Dans la foulée il signe à Bordeaux où il joue beaucoup et plante pas mal. Le temps d’un doublé coupe –Championnat sa carrière s’envole ! Avec l’arrêt de carrière de Platoche, c’est toute une génération qui devient orpheline. La pression est énorme et les qualifs pour l’Euro 88 sont un calvaire. Trop fragile psychologiquement, Philippe ne parvient pas à franchir ce cap qui aurait fait de lui un des plus grands. Il ne restera qu’un excellent bon joueur de club. Après une saison en Gironde, il rentre à Lens pour aider son club de cœur à éviter le naufrage. chose qu’il fera avec brio, en plantant les 2 buts lors du dernier match de la saison face à Niort. L’OM flaire le bon coup et recrute le meneur de jeu en 88. Sur la Cannebière, Philippe connaît de belles heures, dans un milieu très dense où son sens du dribble et son aisance dans les petits périmètres en font un élément très prisé. Sa lenteur passe inaperçue aux côtés de Chris Waddle, avec qui il se complète bien. Barré en équipe nationale, il enchaîne les titres profitant de l’époque bénie ! 3 titres de champion, une coupe de France et une finale de C1 perdue.. Beau bilan pour un joueur qui n’aura pas forcément eu la reconnaissance qu’il méritait. Il marquera les esprits avec un triplé face à Lech Poznan pour une victoire 6-1 au Vélodrome. Fidèle à sa politique, Bernard Tapie le cède au bout de 3 ans. C’est Nîmes qui arrache le morceau… Et là c’est le début de la fin.

Dans cette équipe gardoise qui retrouve la D1, il y a quelques vieilles connaissances : Jean-Claude Lemoult, William Ayache, Michel Catalano, Ahmed Maharzi , José Luis Cuciuffo, champion du Monde 1986, Lionel Perez, le gardien, puis Laurent Blanc, Franck Lucchesi.. Que du beau linge !! Quelques problèmes de santé handicapent Philippe qui manque pas mal de matchs lorsde sa première saison notamment. Il reste la coqueluche des Costières, malgré les résultats toujours plus mauvais des crocodiles. L’ambiance est parait-il pas terrible, en plus les joueurs ne travaillent pas : « Après ce que j'avais connu au Racing et à l'AJA, là, c'était le club Med ! » raconte Catalano, un ex coéquipiers de Vercruysse. Bref. Après avoir peiné pour arracher le maintien en 92, les crocos descendent en 1993. Philippe parvient à rebondir à Bordeaux où il vient apporter un peu d’expérience à une équipe en reconstruction. Là encore le succès est au rendez-vous puisque les girondins terminent européens Au bout d’une saison il quitte une nouvelle fois le club et rejoint le FC Metz en septembre, alors que le club est mal embarqué. Son expérience va permettre à toute une génération (Robert Pirès, Cyrille Pouget, Cyril Serredszum, etc) de se libérer. Les messins termineront en milieu de tableau et le doivent en grande partie à Vercruysse.

La lorraine c’est bien mais pas top et à l’issue de la saison, Philippe part pour la Suisse et le repaire de vieilles gloires du championnat : le FC Sion. IL se ballade dans le championnat helvétique, pas d’un niveau ahurissant il est vrai. A 33 ans, l’âge de la maturité, il est précieux dans ses orientations, dans l’encadrement des jeunes, etc. Il enlèvera une Coupe de Suisse, histoire de marquer el club.. En janvier 97, il accepte de revenir à Lens pour aider le club à éviter la descente. La encore, il répond présent. ET puis c’est le coup de couteau dans le dos. les sang et or ne compte plus sur lui, il se retrouve un peu à la rue. Et comme il n’est pas tout jeune, les perspectives ne sont pas nombreuses. Il tente sa chance en Arabie saoudite, mais ne s’éternise pas. Il rentre en Europe en 1998 et signe à Carouge où il doit faire oublier Mehmed Bazdarevic qui vent de raccrocher. Il fait une super première saison, montrant qu’il a quand même de beaux restes, avec ses 10 pions pour un type de 38 ans. L’année d’après, il jouera nettement moins, mais à 39 ans, c’est compréhensible. il raccrochera dans l’anonymat général. Au final, Philippe Vercruysse, comme beaucoup de numéro 10 de sa génération a porté le poids du crépuscule platinien toute sa carrière, comme des Carmelo Micchiche ou Gérald Passi, qualifié de nouveau platini un peu précocement. Victime de l’échec des bleus, il n’aura jamais eu la reconnaissance qu’il méritait, malgré un palmarès éloquent. Cette misère médiatique le poursuivra même après avoir raccroché les crampons puisque Canal + lui préfèrera un Sauzée pour être consultant

Que devient-il ?

Depuis 2000 plus rien.. En fait ça a commencé bien avant (en gros son départ de Metz), mais il avait l’excuse de jouer à l’étranger. Il commence pourtant par intégrer l'OM star club, amicale des anciens phocéens. C'est juste pour le loisir et cela ne débouche sur rien. Il rentre alors dans le nord et vit aujourd’hui à Théoule-sur-Mer avec sa maman et son frère. Il attend désespérément que le téléphone sonne. Le banc de touche ne l’intéresse pas - « c’est du à mon caractère. J’ai tendance à être un peu en retrait » - en plus il faut passer des diplômes – « Cela dure longtemps et ce n’est pas ce que je recherche ». Bref ce qu’il veut c’est un poste de Directeur sportif avec le salaire qui va avec (« un footballeur connaît le milieu... et le vécu à un prix »). Anigo, qui est loin d’avoir eu la carrière de Vercruysse, y est bien parvenu. Lassé d'attendre il investit son pécule de footballeur dans sivers SCI et se scontent de gérer tranquillement son patrimoine.

En fait sa grande frustration, c’est le RCL : « Aucune proposition non plus de leur part, çà m’a beaucoup déçu. Peut-être n’avait on pas envie que je reste ? »… Pourtant, lors du centenaire du club, il est invité à participer aux festivités. De temps en temps il participe au tirage au sort de la Coupe de France, mais uniquement pour les 7 premiers tours... quand les équipes de D1 ne sont pas encore en lice... Non vraiment, le soldat Philippe est perdu pour la cause footbalistique.

frederic vercruysse (non vérifié)
Portrait de frederic vercruysse

roulion ne parlez pas de la vie prive de mon frere ceci peut vous valoir un référé. Philippe n'a nul besoin de canal plus il ne fait pas que de jouer au tennis il est aussi propriétaire de plusieurs SCI. Quant à l'équipe de france c'était platini l'entraineur lui qui avait déclaré que les numero 10 ca ne sert a plus rien dans le football moderne. On n'a vu comme son discours était pertinent et après lui il y a eu le lamentable Houillier, vous comprenez que pour des philippe vercruysse ou david ginola ca aété très dure. il est beau le football français...