Philippe Vercruysse
Par Roulion le 05 décembre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1980-1981 | RC Lens | 9 | 0 |
| 1981-1982 | RC Lens | 35 | 6 |
| 1982-1983 | RC Lens | 36 | 10 |
| 1983-1984 | RC Lens | 28 | 4 |
| 1984-1985 | RC Lens | 36 | 12 |
| 1985-1986 | RC Lens | 34 | 9 |
| 1986-1987 | Girondins de Bordeaux | 26 | 8 |
| 1987-1988 | RC Lens | 20 | 4 |
| 1988-1989 | Olympique de Marseille | 35 | 7 |
| 1989-1990 | Olympique de Marseille | 36 | 9 |
| 1990-1991 | Olympique de Marseille | 28 | 5 |
| 1991-1992 | Nîmes Olympique | 26 | 6 |
| 1992-1993 | Nîmes Olympique | 33 | 8 |
| 1993-1994 | Girondins de Bordeaux | 34 | 9 |
| 1994-1995 | FC Metz | 26 | 4 |
| 1995-1996 | FC Sion | 17 | 6 |
| 1996-dec 1996 | FC Sion | 21 | 8 |
| jan 1997-1997 | RC Lens | 12 | 1 |
| 1997-1998 | Al Riyad Club | ? | ? |
| 1998-1999 | Etoile Carouge | 24 | 10 |
| 1999-2000 | Etoile Carouge | 10 | 1 |
Al Riyad Club
- Champion de France en 1987 avec Bordeaux et 1989, 1990 et 1991 avec Marseille
- Vainqueur de la Coupe de France en 1987 avec Bordeaux et en 1989 avec Marseille
- Vainqueur de la Coupe de Suisse en 1996 avec Sion
- Finaliste de la coupe des clubs champions en 1991 avec Marseille
- Finaliste de la Coupe de France en 1991 avec Marseille
- Troisième de la Coupe du monde 1986
- 12 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Bien que natif de Saumur c’est dans le ch’nord que Philippe fait ses débuts, au RC lens. Vif et technique ce jeune milieu de terrain fait partie des espoirs du foot français, comme le gardien Gaetan Huard. Relativement efficace, il tourne à 7-8 buts de moyenne par saison et presque autant de passes décisives. Bien que les lensois ne soient pas en haut de tableau, il intègre l’équipe de France dès 1983, lors d’un match amical contre la Belgique. Néanmoins il rate l’Euro. On le retrouve en 1986 à la Coupe du monde. Remplacent de luxe de Michel Platini, dont il est le successeur annoncé, il ne jouera que 3 matchs, mais sera titulaire pour la petite finale, toujours face aux belges.
Dans la foulée il signe à Bordeaux où il joue beaucoup et plante pas mal. Le temps d’un doublé coupe –Championnat sa carrière s’envole ! Avec l’arrêt de carrière de Platoche, c’est toute une génération qui devient orpheline. La pression est énorme et les qualifs pour l’Euro 88 sont un calvaire. Trop fragile psychologiquement, Philippe ne parvient pas à franchir ce cap qui aurait fait de lui un grand joueur. Il ne restera qu’un bon joueur, sans plus. Après une saison en Gironde, il rentre à lens mais ne peut éviter la relégation de son équipe enfin de saison. L’OM flaire le bon coup et recrute le meneur de jeu en 88. Sur la cannebière, Philippe connaît de belles heures, dans un milieu très dense où son sens du drible et son aisance dans les petits périmètres en font un élément très prisé. Sa lenteur passe inaperçue aux côtés de Chris Waddle, avec qui il se complète bien. Barré en Equipe nationale, il enchaîne les titres profitant de l’époque bénie ! 3 titres de champion, une coupe de France et une finale de C1 perdue… pas mal pour un joueur de seconde zone. Il marquera les esprit avec un triplé face à Lech Poznan pour une victoire 61 au Vélodrome. Fidèle à sa politique, Bernard Tapie le cède au bout de 3 ans. C’est Nîmes qui arrache le morceau… Et là c’est le débuts de la fin.
Dans cette équipe gardoise qui retrouve la D1, il y a quelques vieilles connaissances : Jean-Claude Lemoult, William Ayache, Michel Catalano, Ahmed Maharzi , José Luis Cuciuffo, champion du Monde 1986, Lionel Perez, le gardien, puis Laurent Blanc, Franck Lucchesi.. Que du beau linge !! Quelques problèmes de santé handicapent Philippe qui commence à devenir de plus en plus inconstant. Il reste la coqueluche des Costières, malgré les résultats toujours plus mauvais des crocodiles. L’ambiance est parait-il pas terrible, en plus les joueurs de travaillent pas : « Après ce que j'avais connu au Racing et à l'AJA, là, c'était le club Med ! » raconte Michel Catalano, un ex coéquipiers de Vercruysse. Bref. Après avoir peiné pour arracher le maintien en 92, les crocos descendent en 1993. Philippe parvient à rebondir à Bordeaux où il vient apporter un peu d’expérience à une équipe en reconstruction. Au bout d’une saison il quitte une nouvelle fois le club et rejoint le FC Metz en septembre, alors que le club est mal embarqué. Son expérience va permettre à toute une génération (Robert Pirès, Cyrille Pouget, Cyril Serredszum, etc) de se libérer. La lorraine c’est bien mais pas top et à l’issue de la saison, Philippe part pour la Suisse et le repaire de vieilles gloires du championnat : le FC Sion. Il ne joue pas énormément mais pour un type de 33 ans c’est acceptable, en plus il gagne une coupe de Suisse. En janvier 97, il accepte de revenir à Lens pour aider le club à éviter la descente. Une fois la mission accomplie, on l’invite à partir vers d’autres cieux. Il tente sa chance en Arabie saoudite, mais c’est l’échec. Il rentre piteusement en Europe en 1998 et signe à Carouge où il doit faire oublier Mehmed Bazdarevic qui vent de raccrocher. Au bout de 2 saisons, il arrête enfin le foot, à 39 ans, c’est pas mal.
Que devient-il ?
Depuis 2000 plus rien.. En fait ça a commencé bien avant (en gros son départ de Metz), mais il avait l’excuse de jouer à l’étranger. Il commence pourtant par intégrer l'OM star club, amicale des anciens phocéens. C'est juste pour le loisir et cela ne débouche sur rien. Il rentre alors dans le nord et vit aujourd’hui à Théoule-sur-Mer avec sa maman et son frère. Il porte des pulls vintage et attend désespérément que le téléphone sonne. Le banc de touche ne l’intéresse pas - « c’est du à mon caractère. J’ai tendance à être un peu en retrait » - en plus il faut passer des diplômes – « Cela dure longtemps et ce n’est pas ce que je recherche ». Bref ce qu’il veut c’est un poste de Directeur sportif avec le salaire qui va avec (« un footballeur connaît le milieu... et le vécu à un prix »). Anigo, qui est loin d’avoir eu la carrière de Vercruysse, y est bien parvenu.
En fait sa grande frustration, c’est le RCL : « Aucune proposition non plus de leur part, çà m’a beaucoup déçu. Peut-être n’avait on pas envie que je reste ? »… Pourtant, lors du centenaire du club, il est invité à participer aux festivités Bref, Philippe achève de bouffer son pécule de footballeur, au rythme des parties de tennis bi-hebdomadaires avec son frère... De temps en temps il participe au tirage au sort de la Coupe de France, mais uniquement pour les 7 premiers tours... quand les équipes de D1 ne sont pas encore en lice... Non vraiment, le soldat Philippe est perdu pour la cause footbalistique. Canal + lui tendra-t-il la main ?
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