Philippe Anziani

Philippe Anziani
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21 septembre 1961
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1978-1979 FC Sochaux 3 0
1979-1980 FC Sochaux 17 3
1980-1981 FC Sochaux 37 4
1981-1982 FC Sochaux 26 5
1982-1983 FC Sochaux 36 10
1983-1984 FC Sochaux 33 18
1984-1985 AS Monaco 34 14
1985-1986 AS Monaco 30 3
1986-1987 FC Nantes 34 10
1987-1988 FC Nantes 37 9
1988-1989 Racing Club de France 92 33 9
1989-1990 Sporting Toulon 34 3
1990-1991 Sporting Toulon 26 3
19191-1992 Sporting Toulon 37 1
1992-1993 Sporting Toulon 36 3
1993-1994 FC Martigues 32 2
1994-1995 Gazélec FCO Ajaccio ? ?
1995-1996 Gazélec FCO Ajaccio ? ?
1977 - 1978 :

CS Meaux

1978 - 1984 :
1984 - 1986 :
1986 - 1988 :
1988 - 1989 :
1989 - 1993 :
1993 - 1994 :
1994 - 1996 :
  • 1981 : Demi-finaliste de la Coupe UEFA (Sochaux)
  • 1985 : Vainqueur de la Coupe de France (Monaco)
  • 5 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Philippe Anziani débarque au centre de formation sochalien alors qu’il n’a que 17 ans, en provenance de Meaux. Assez rapidement ses qualités éclate aux yeux de l’entraineur, qui fait appel à lui assez régulièrement le vieux Patrick Revelli, qui après avoir connu gloire et fortune à St Etienne, termine tranquillement sa carrière dans le Doubs, mais également toute la jeune génération prometteuse. Assez adroit devant le but, doté d’une bonne vision du jeu, d’une excellente qualité de passe, Anziani peut jouer à tous les postes offensifs de milieu relayeur à ailier en passant par n°9, même si le rôle est plus souvent dévolu au jeune espoir local, Yannick Stopyra. Le début des années 80 c’est un peu l’âge d’or du FC Sochaux et de sa génération dorée. Grâce à la patte gauche de Bernard Genghini, le talent d’Albert Rust dans les caisses, la solidité défensive d’Abdel Djaadaoui, Sochaux fait une énorme saison 1979-80 et termine vice-champion de France, derrière un irrésistible FC Nantes et devant les Verts de Michel Platini, grâce à une meilleur différence de but (+41 pour les lionceaux) bref un podium qu’on est pas près de revoir…Les sochaliens avaleront la trompète la saison suivante, la faute à quelques départs difficilement remplacés, mais feront rêver l’est de la France en Coupe de l’UEFA en atteignant les demi-finales, après avoir sorti un club allemand(bon OK c’était l’Eintracht Frankfort mais quand même). Les hollandais de l’AZ Alkmaar ruineront les rêves sochaliens mais cette performance ne passera pas inaperçue. Philippe Anziani est appelé en équipe de France en mai 81 pour un match amical face au Brésil : une défaite 3-1 solde la rencontre et sans démériter, Anziani disparaît de l’équipe de France. Après une saison un peu ratée (14ème, les lionceaux se rattrapent et accroche le podium en 82 mais pas d’épopée européenne, une élimination sans gloire face au PAOK Salonique, où Anzini permet à son club d’accrocher la prolongation grâce à un pénalty à la 90ème… Après le départ de Stopyra en 83, Philippe tient la baraque et réalise une super saison où il termine meilleur buteur du club avec 19 buts. Il obtient sa seconde sélection dans un autre match amical, face à la RFA, mais son entrée en jeu n’est pas vraiment décisive. A quelques mois de l’Euro, il n’est évidemment pas retenu.

Afin de franchir un palier, Philippe quitte le nid sochalien et rejoint l’AS Monaco en 1984. Sur le Rocher, il restera 2 ans où il remporte son premier titre, une Coupe de France, contre le PSG. A Monaco il retrouve notamment un ancien camarade : Bernard Genghini. Il pense enfin avoir sa chance en bleu avec 2 nouvelles sélections. Contre la RDA, en amical, il inscrit même son premier but, une minute après son entrée en jeu. Mais là encore il disparaît de la circulation rapidement. En fait le gros problème de Philippe Anziani c’est sa polyvalence : trimballé de poste en poste au gré des besoins, tour à tour ailier, attaquant, milieu, il est bon partout mais ne brille nulle part : certes il tes technique et adroit mais terriblement lent. Avec ses faux airs de John Malkovitch, sa calvitie prononcée, il fait déjà vieux.

Après 2 saisons à Monaco, il rejoint le FC Nantes où il est d’abord utilisé comme avant-centre au détriment d’un Patrice Garande pourtant spécialiste du poste. Malgré un bon effectif et la présence du champion du monde argentin Jorge Burruchaga, Nantes fait une saison très moyenne, sans doute la faute à quelques joueurs en bout de course, comme Loïc Amisse ou Bruno Baronchelli. A titre personnel, Anziani fait une bonne saison et fait même son retour en équipe de France pour un match prétendument facile contre la Norvège. Le 1-1 amorcera la descente aux enfers d’Henri Michel et Anziani disparaitra définitivement du monde des bleus, la faute à l’éclosion de Jean-Pierre Papin comme avant-centre. Avec l’arrivée de Maurice Johnston en 87, Philou est décalé comme ailier droit…

En 1988 il succombe aux sirènes du Matra Racing et de sa fièvre acheteuse… Titulaire chez le club francilien, il ne reste pourtant qu’une saison. A Toulon, Rolland Courbis le fait venir pour l’utiliser comme n°8… Alors que la trentaine approche Philippe découvre le charme de la lutte pour le maintien dans un effectif qui ressemble à pas grand-chose, fait de bric et de broc… Il va passer 5 ans dans al capitale du Var et fera notamment parler de lieu comme le premier joueur professionnel épinglé pour dopage. Le produit incriminé, du Di-Antalvic n’est pourtant pas un excitant mais il est néanmoins sur la liste des produits interdits. Il écopera d’un mois de suspension, mais donnera l’occasion au truculent Courbis d’en faire des tonnes et de jouer les victimes dans la presse.

Avec la relégation de 1993, Philippe quitte le var et rejoint Martigues. A 32 ans il a encore quelques saisons dans les jambes et apporte son expérience aux provençaux qui viennent de monter. Une fois le maintien obtenu, il part pour la Corse où il termine paisiblement sa carrière au niveau amateur. 2 au Gazélec Ajaccio à bronzer et préparer sa reconversion, un repos bien mérité pour un très bon joueur dont la polyvalence aura été plus un handicap qu’une force. Au final, Anziani c’est l’exemple type du footballeur dot 15 ans après on se demande encore c’était quoi son poste…

Que devient-il ?

Philippe Anziani n’a pas tergiversé longtemps et a opté, comme beaucoup pour une carrière d’entraineur. En 1997, il revient à Socahux pour être l’adjoint de Faruk Hadzibegic, une autre vieille gloire du club. Mais faute de résultat le technicien bosniaque est viré en cours de saison et Philippe se retrouve propulsé n°1. « Je venais de terminer ma carrière de joueur et Sochaux m'a proposé d'intégrer le staff comme adjoint de Faruk Hadzibegic. J'ai dit oui tout de suite. L'équipe montait en L1, je connaissais bien le club et pour moi c'était l'idéal pour débuter une reconversion. Au bout de dix journées Faruk a été écarté à cause des mauvais résultats et on m'a proposé le poste. Les dirigeants, Léonard Specht le directeur sportif, et la famille Peugeot propriétaire du club, tout le monde m'a poussé et j'ai accepté. Au début ça ne s'est pas trop mal passé, on a lancé des jeunes qui ensuite ont fait du chemin, je pense à Meriem, Frau et Ljuboja notamment, on a eu des résultats, disputé un quart de finale de Coupe de la Ligue, mais à dix journées du terme j'ai été à mon tour remplacé. C'était redevenu compliqué, je ne tenais plus le groupe. A l'arrivée il nous a manqué un point pour assurer le maintien. On était parti de trop loin. Je me suis orienté vers la formation, passant des pros aux 15 ans puis à la CFA. J'avais 38 ans et, forcément, pas l'expérience pour diriger une équipe professionnelle. Je n'étais pas prêt, tout simplement. » explique-t-il modestement… Il passera près de 8 ans à la formation à Sochaux

En 2006, il revient en Corse, à Bastia où il s’occupe également de la formation et est entraineur adjoint de Bernard Casoni. Las, l’objectif de la montée ne sera jamais atteint et en 2009, l’ancien défenseur de l’OM est viré. Philippe prend alors le poste. Le seul hic, c’est qu’il n’a pas les diplômes pour entrainer un club pro (comme d’autres d’ailleurs) et Bastia a fait le choix de la dérogation plutôt que celui du prête-nom, dérogation qui a été accordée d’ailleurs.. Finalement, Anziani n'aura pas tenu plus de 6 mois. Dernier, Bastia a limogé son entraineur en novembre.


Commentaires
  1. Portrait de Roulion

    Par Roulion le ven, 20/11/2009 - 13:25

    Avec une place de lanterne rouge et 9 points en 14 matchs, pas certain qu'Anziani passe l'hiver... :O

  2. Portrait de Anonyme

    Par Anonyme (non vérifié) le jeu, 03/12/2009 - 05:20

    il a qu'à manger des ravioli panziani ...

  3. Portrait de François

    Par François (non vérifié) le mer, 03/02/2010 - 21:44

    Chapeau bas à philippe anziani et à tous les Lionceaux...et vieux gaulois Patrick Revelli qui nous on fait sacrément vibrer lors de leur épopée en UEFA. Côté vibration - quand on est pas supporter de l'équipe concernée - un 1/4 de finale de Ligue des Champions d'aujourd'hui, ce n'est émotionnellement RIEN comparé aux parcours de Bastia et Sochaux il y a une trentaine d'années