Omar Da Fonseca

Omar Da Fonseca
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20 octobre 1959
Argentine
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1978-1979 Belgrano de Cordoba ? ?
1979-dec 1979 Belgrano de Cordoba ? ?
jan 1980-dec1980 Velez Sarsfield 22 5
jan 1981-dec 1981 Velez Sarsfield 34 7
jan 1982-1982 Velez Sarsfield 12 2
1982-1983 FC Tours 30 5
1983-1984 FC Tours 31 23
1984-1985 FC Tours 36 14
1985-1986 Paris Saint Germain 17 2
1986-1987 AS Monaco 32 9
1987-1988 AS Monaco 20 1
1988-1989 Toulouse FC 23 3
1989-1990 Toulouse FC 14 1
1971 - 1978 :

Renato Cesarini Academy

1978 - 1980 :

Belgrano de Cordoba

1980 - 1982 :

Velez Sarsfield

1982 - 1985 :
1985 - 1986 :
1986 - 1988 :
1988 - 1990 :
1990 - 1993 :
  • 1984 : Champion de France de D2 (FC Tours)
  • 1986 : Champion de France de D1 (PSG)
  • 1988 : Champion de France de D1 (Monaco)

Sa carrière en club

Début des sinistres années 80, l'Argentine se meurt doucement sous la botte de quelques dictateurs sanguinaires. Malgré le tango et le souvenir de Carlos Gardel omniprésent, les occupations sont succinctes. C'est encore un pays triste et très pauvre, où l'on ne mange pas toujours à sa faim. Pas vraiment le genre d'endroit où l'on peux percer, quand on est, du reste, un simple joueur de football, au demeurant assez moyen. Omar Da Fonseca, né le 20 Octobre 1959 à Buenos Aires fait indiscutablement partie de ceux_là, et pour s'en sortir, il n'aura que sa volonté (qui est grande), associé à un certain réalisme face au but. Après un passage remarqué, dans les écoles de football de la capitale, cet attaquant droitier au physique longiligne, (1,80m pour 72 kilos) devient pro à 14 ans, mais dans des clubs de seconde zone (Renato Césarini, Cordoba) qui lui laisseront néanmoins, le temps de faire valoir quelques belles qualités athlétiques (12 buts en 68 matchs). En 3 saisons, il montre ainsi une certaine régularité face aux buts, inscrivant la bagatelle de 9 buts en 13 matchs, lors de sa dernière année au Vélez Sarsfield de Rosario. Un viatique pour l'étranger car l'objectif, lui, a été tracé depuis longtemps, quitter au plus vite ce pays de cocagne, pour s'épanouir dans un championnat européen, nettement plus rémunérateur, et aussi, beaucoup plus tranquille.

A l'époque, le championnat de France à plutôt bonne réputation, et c'est ainsi qu'Omar débarque en Juillet 82 au FC Tours, qui vient de renouveler de la plus belle des façons, son bail en première division, après avoir terminé à la 11ème place. Recruté par le directeur sportif Yvon Jublot, sur les conseils avisés de l'agent de joueurs Rafaél Santos, Omar doit assurer, petit à petit et en douceur, la succession d'une véritable légende du stade de la Vallée du Cher : Delio Onnis qui commence, lentement mais sûrement, a accuser le poids des ans, même s'il reste alors un buteur d'exception. Mais cette première saison tourne vite au cauchemar. Dans l'équipe, l'ambiance, malgré un effectif haut-de-gamme (Guy Lacombe, Dominique Marais, Jean-Marc Furlan, Karim Maroc, Bruno Steck...) est délétère, et l'entraîneur hollandais, Hendrikus "Hennie" Hollink, refuse d'associer les deux argentins en attaque, confinant le plus souvent Onnis sur le banc de touche, tandis que Da Fonseca erre comme une âme en peine, sur les terrains de la D1 où il ne marquera que 5 pauvres buts. En fait, il faudra attendre le départ d'Onnis à Toulon à l'été 83, pour que Da Fonseca, enfin libéré de l'influence de son mentor et.... ami, trouve la bonne carburation. Tours est relégué en D2, croise la route d'un nouvel entraîneur à poigne (Guy Briet), et Da Fonseca, au coté de d'Alain Polaniok, et de Patrice Loiseau, y fait des merveilles, a un niveau qui correspond mieux, il est vrai, à ses capacités. Il marque 23 buts en 31 matchs, des buts, il est vrai, souvent décisif. Devançant le Racing Club de Paris de Jean-Luc Lagardère, presque à la surprise générale, le FCT termine donc premier de son groupe, et retrouve la première division, en empochant au passage, un titre de champion de France de D2 1984 au dépend d'un OM, lui aussi convalescent. (2-2, 3-2)

La saison suivante sera celle de la confirmation pour l'avant-centre, devenu une véritable terreur des surfaces, et par la même, la nouvelle coqueluche du Stade de la Vallée du Cher (14 buts en 36 matchs) malgré un style assez personnel, et jugé comme tel, par de nombreux supporters. Da Fonseca, profite d'ailleurs de la relégation de Tours à l'été 85 (19ème), pour signer au PSG, où il ne jouera que les doublures de Rocheteau durant la saison 85/86. Deux maigres buts en quelques 17 apparitions, mais un premier titre de champion de France sous la houlette de Gérard Houiller, qui n'aime guère son style, et qui lui indiquera, très vite, la porte de sortie. L'année suivante le voit rebondir à Monaco où il passera deux saisons, alternant le bon et le moins bon pour un total de 11 buts en 59 matchs. Après des débuts remarqués, il est le plus souvent remplaçant, surtout lors de la deuxième année, mais au printemps 88, il est de nouveau sacré champion de France aux coté des Glenn Hoddle, Mark Hateley, Marcel Dib, Youssouf Fofana et autre Claude Puel, des joueurs autrement plus indispensable à l'ASM. Là encore, Wenger qui boucle sa première saison ne le retient pas. Il a alors 29 ans, et la fin de carrière se dessinera doucement et sans souci, sur le banc toulousain, où on ne lui demande pas grand chose, si ce n'est d'être présent à l'entraînement derrière la vrai star argentine Beto Marcico. Il y rencontre Elie Baup, alors responsable du centre de formation, le début d'une grande amitié. A l'été 90, Omar Da Fonseca qui n'a jamais brillé dans la cité des Violettes, quitte le monde professionnel pour devenir entraîneur-joueur au Paris FC, un club qui se noie dans l'anonymat de la 3ème division. Rideau sur une carrière somme toute très très irrégulière malgré deux titres de champion de France et quelques 250 matchs joués en première division.

Que devient-il ?

Après avoir mis un terme à sa carrière au Paris FC en 1993, il est devenu agent de joueur, puis un temps recruteur pour Libourne Saint- Seurin. Il s'est également occupé des intérêts de David Trézéguet, lors de son arrivée en France à Monaco. Il fait également du commentaire télévisuel sur "des sous-chaînes" du câble et du satellite, du type la flamboyante AB Sport (devenu par la suite une filiale de Canal + ), puis Direct 8. Il y commente avec un accent aussi exotique d'incompréhensible, le championnat d'Argentine. On baisse le son et l'on regarde les jolies images, c'est beaucoup mieux ainsi.

C'est Omar Da Fonseca qui avait conseillé à Saint-Etienne, le choix d'Elie Baup comme entraîneur et Damien Comolli comme recruteur ......qu'il va évincer en intégrant l'ASSE en Juin 2005. Il abandonnera alors son métier d'agent de joueur, mais conservera un rôle de consultant auprès de Canal +.

Après avoir été souvent controversé, a juste titre d'ailleurs, au sujet du recrutement, il fera les frais du catastrophique début de championnat 2008-2009 et sera évincé suite à la défaite du 9 novembre 2008 à Geoffroy Guichard face à Rennes, à la grande joie de l'entraîneur de l'époque Laurent Roussey qui sera pourtant viré lui aussi. Bilan de la cellulle "Da Fonseca" : elle a recrutée Grax, Sauget, Mirallas, Monsoreau et Matsui. Selon le quotidien "France Soir", le bilan de ces « renforts » après 33 journées de Championnat serait le suivant : 4.278 minutes de jeu, soit 26 minutes de jeu par match, environ 5 minutes chacun ! Dans la soirée, le nom de son remplaçant sera dévoilé par les Présidents Caiazzo et Romeyer : il s'agit de ......Damien Comolli. La vie est, comme on dit, un éternel recommencement....

Actuellement, il commente les matchs du championnats d'Argentine sur Direct 8.