Olivier Rouyer

Olivier Rouyer
La Rouille, la flèche
1er décembre 1955
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1973-1974 AS Nancy Lorraine 10 1
1974-1975 FC Chaumont 30 10
1975-1976 AS Nancy Lorraine 27 9
1976-1977 AS Nancy Lorraine 37 14
1977-1978 AS Nancy Lorraine 32 16
1978-1979 AS Nancy Lorraine 35 11
1979-1980 AS Nancy Lorraine 32 8
1980-1981 AS Nancy Lorraine 37 14
1981-1982 RC Strasbourg 22 3
1982-1983 RC Strasbourg 33 6
1983-1984 RC Strasbourg 22 2
1984-1985 Olympique Lyonnais 25 4
1985-1986 Olympique Lyonnais 20 6
1973 - 1974 :
1974 - 1975 :
1975 - 1981 :
1981 - 1984 :
1984 - 1986 :
1986 - 1988 :

FCO Neudorf

1988 - 1990 :

FC Strasbourg K 06

  • 287 matches de division 1, 84 buts
  • Vainqueur de la Coupe de France 1978 avec l'AS Nancy-Lorraine
  • Participation à la Coupe du monde 1978 en Argentine
  • 17 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Olivier Rouyer est un pur produit sur centre de formation nancéen. Né à Nancy, il y fera ses gammes jusqu’à intégrer l’effectif pro lors de la saison 73/74. Les lorrains sont alors en D2 et Olivier Rouyer incarne l’avenir du club. Ailier très vif, participe à 10 rencontres de championnat mais le club descend en terminant 18ème. Olivier est alors prêté à l’ECAC Chaumont également en D2. Il y vit une saison tranquille puis revient chez le tout nouveau champion de D2. La Rouille devient alors un des piliers de l’équipe tout comme son grand ami Michel Platini. L’ascension est fulgurante pour la doublette nancéenne : l’équipe joue le haut de tableau, terminant aux places d’honneur plus souvent qu’à son tour puis remporte la Coupe de France en 1978. Cette saison-là est vraiment celle de l’accomplissement pour Oliver qui inscrit 16 buts en championnat. Devant une telle réussite, Michel Hidalgo le sélectionne pour le Mondial argentin, lui qui avait déjà participé à la campagne de qualification. Olivier rentrera à un quart d’heure de la fin contre l’Italie puis débutera le match des perdants face à la Hongrie. A son retour à Nancy, il retrouve son jeu flamboyant fait d’accélération sur son côté. Il enquille et permet à son équipe de passer le 1er tour en C2. Avec le départ de Michel Platini en 79 pour Saint-Etienne, Nancy retrouve une place dans le ventre mou. Olivier continue à enchanter le public de Marcel Picot jusqu’à son départ en 81, après une nouvelle saison très réussie (14 buts).

Olivier reste dans l’Est puisqu’il rejoint Strasbourg. Le Marseille de l’est est un club difficile et Olivier est à la peine. Blessé la première saison il perd définitivement sa place en équipe de France après un ultime match face au Brésil au printemps. Il ne marque plus et perd de sa superbe. Il faut dire qu’à Strasbourg sa vie va basculer. Olivier porte son homosexualité comme un fardeau, dans un milieu très réac. Ce n’est qu’en 2008 qu’il fera son coming out, même si à l’époque toute le monde e savait « Au début, je me suis caché. Une copine me servait d'alibi. Mais, en arrivant à Strasbourg, je suis tombé amoureux et j'en ai eu marre de mentir.» Ses année strasbourgeoises sont une réussite sentimentalement mais sportivement c’est vraiment la lose. Le club alsacien n’a pas des résultats brillants et Olivier est une nouvelle fois victime de blessure. La dernière saison est un long calvaire avec 5 petites apparitions. A 29 ans, ca commence déjà à sentir le sapin pour le virevoltant ailier.

Il va trouver son bonheur en D2, à l’OL. L’équipe se morfond en D2. C’est l’époque des Simo Nicolic et Franck Durix, etc.. Olivier ne joue pas énormément mais plante quelques précieux buts. En bout de course, il ne reste que deux saisons avant de terminer dans l’anonymat le plus complet au FCO Neudorf puis au FK Strasbourg 06… En 90 il tourne définitivement le dos au terrain et range les crampons au placard.

Que devient-il ?

Olivier Rouyer s’oriente assez rapidement vers une carrière d’entraineur, tout d’abord à la tête du centre de formation nancéen. En octobre 91, il vient à la rescousse de l‘ASNL dont l’avenir en D1 semble délicat après un début de saison raté. Il ne parviendra pas à sauver le club, qui termine bon dernier du championnat. Il reste à la tête de l’équipe et rate a montée d’un rien, terminant 4ème en 93 à 2 petits points de l’OGC Nice. Nancy s’englue alors en D2 et après une piètre 12ème place en 94, Olivier Rouyer quitte ses fonctions. Il expliquera son départ en raison de sa « différence » (son homosexualité) : « Le foot est un milieu où l'on n'aime guère ceux qui sortent des clous »

On le retrouve 5 ans plus tard à la tête du FC Sion pour un éphémère passage (avril-juillet).

Depuis cette date il est consultant sur Canal + et fait les choux gras des Cahier du Foot avec sa diction approximative et sa propension à incendier l’arbitre à chaque erreur… Par ailleurs, il est propriétaire du bar « le Pinnocchio » à Nancy, un nom qui en dit long…