Nico Braun

Nico Braun
La foudre
26 octobre 1950
Luxembourg
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1968-1969 Union Luxembourg 8 2
1969-1970 Union Luxembourg 22 18
1970-1971 Union Luxembourg 28 25
1971-1972 FC Schalke 04 12 4
1972-1973 FC Schalke 04 23 10
1973-1974 FC Metz 38 28
1974-1975 FC Metz 34 17
1975-1976 FC Metz 31 16
1976-1977 FC Metz 36 23
1977-1978 FC Metz 31 12
1978-1979 Charleroi SC 22 7
1979-1980 Charleroi SC 15 2
1980-1981 Thionville FC 19 5
1981-1982 Union Luxembourg 18 12
1982-1983 Union Luxembourg 21 15
1983-1984 Union Luxembourg 19 17
1984-1985 Union Luxembourg 18 10
1985-1986 Minerva Lintgen ? ?
1
1968 - 1971 :
1971 - 1973 :
1973 - 1978 :
1978 - 1980 :
1980 - 1981 :
1981 - 1985 :
1985 - 1986 :

Minerva Lintgen

  • 1969 : Vainqueur de la Coupe du Luxembourg (Union Luxembourg)
  • 1970 : Vainqueur de la Coupe du Luxembourg (Union Luxembourg)
  • 1971 : Champion du Luxembourg (Union Luxembourg)
  • 1972 : Vainqueur de la Coupe d’Allemagne (Schalke 04)
  • 1983 : Finaliste de la Coupe du Luxembourg (Union Luxembourg)
  • 40 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Attaquant râblé et puissant, Nico Braun fait ses débuts pro à l’Union Luxembourg, un des grands clubs du grand duché. Il va s’imposer rapidement comme un redoutable avant-centre et enfile les buts comme des perles, dans un championnat assez faible il est vrai. Plus grand joueur luxembourgeois de son époque c’est un pilier de la sélection mais pour pas grand-chose, puisque les pauvres luxembourgeois (si cette association de mots a un sens) ne gagne jamais un match. Bref, toujours est-il que Nico se forme une solide réputation dans le Grand-Duché et enrichi son palmarès de 2 Coupes du Luxembourg (1969 et 1970) et d’un titre de champion (1970).

En 1971, il quitte sa terre natale pour l’Allemagne toute proche et s’engage avec le club de Schalke 04. Il y vit une première saison assez difficile où il est le plus souvent remplaçant, dans une équipe qui tourne bien. Vice-Champion d’Allemagne. La saison suivante, il fera son trou en championnat mais sans toutefois devenir titulaire indiscutable. Ainsi, au bout de 2 ans seulement, Nico Braun quitte le championnat allemand avec un sentiment d’inachevé.

Nico Braun débarque alors en Lorraine, au FC Metz. Si le club réalise une saison moyenne 511ème), il se fait surtout remarquer par son duo d’attaquants. Associé au buteur argentin Hugo Curioni, Nico réalise une saison de feu avec 28 buts, sur les talons de Carlos Bianchi et Marc Berdoll. C’est le début de la grande époque des « artilleurs de Metz » qui vont enflammer St Symphorien pendant quelques années. La saison suivante, après un départ catastrophique, le changement d’entraineur se révèle positif puisque les lorrains font une remontée impressionnante, enchainant 14 matchs sans défaite en championnat et 6 matchs en Coupe de France. Claude Hausknecht, un des meilleurs techniciens français, André Betta, André Coustillet, Fernand Jeitz, Daniel Jenny, un pur produit du club, Jacky Pérignon ou Michel Baulier, s'entendent comme larrons en foire tandis que les " cages ", sont gardées par le " grand " André Rey, reconnu comme l'un des meilleurs gardiens de but français des années 70. Pendant ce temps-là, deux maîtres canonniers sont sur le front de l'attaque : l'Argentin Hugo Curioni, auteur de 19 buts, un fauve aux " coups de patte " meurtriers et le taureau luxembourgeois Nico Braun " La Foudre ". La saison 1974-1975 est également mise à profit pour engager une politique de formation de jeunes dont la classe s'épanouit rapidement : les Joël Muller, Joël Delpierre, Patrick Battiston (neveu de " Keko " Battiston), Jean Philippe Dehon, et Bernard Zénier, (dont le père Serge a également évolué au sein de la formation messine vingt ans auparavant), auxquels il convient d'ajouter le gardien Michel Ettorre. Sous la houlette de l'entraîneur Georges Huart, sacré meilleur entraîneur de France pour l'année 1975, les grenats décrochent une honorable 8e place après la série de victoires probantes et s'inclinent en ¼ de finale de la Coupe de France. C’est donc sur ces bases que Metz manquera de justesse la Coupe d’Europe en 1976, terminant 5ème ex aequo avec le Stade de Reims… La suite sera un peu moins reluisante, le temps que la nouvelle génération se mette au niveau. Le départ d’Hugo Curioni en 1977 laissera Braun orphelin et il sera un peu moins efficace (12 buts seulement). Nico Braun au cours de sa carrière sous le maillot à la Croix de Lorraine marquera 96 buts en l’espace de 5 saisons, le record tient toujours !

En 1978, Nico Braun tente sa chance en Belgique A 28 ans, il est loin d’être fini mais malheureusement, l’air de Charleroi ne lui sera pas extrêmement favorable. Après une première saison moyenne, la deuxième saison en Belgique sera gâchée par des blessures nombreuses. A 30 ans, il semble être bout de souffle et tente de rebondir à Thionville en D2 mais là encore des pépins physiques récurrents le privent des terrains une bonne partie de la saison. Il décide alors de rentrer au pays, à l’Union Luxembourg pour terminer sa carrière. Dans un championnat plus faible et malgré le poids des ans, il continue de planter régulièrement pendant 4ans. A 35 ans, il fera une dernière pige au Minerva Lintgen avant de raccrocher les crampons définitivement en 1986…

Que devient-il ?

Aujourd’hui Nico Braun a tourné le dos au monde du football. Il vit au Luxembourg et s’occupe de l’administration des polices d’assurance au sein de la compagnie D.A.S. Luxembourg.