Nenad Bjekovic

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1965-1966 | FK Banat Zrenjanin | 21 | 7 |
| 1966-1967 | FK Banat Zrenjanin | 21 | 4 |
| 1967-1968 | FK Banat Zrenjanin | 28 | 10 |
| 1968-1969 | FK Banat Zrenjanin | 33 | 6 |
| 1969-1970 | FK Partizan Belgrade | 32 | 7 |
| 1970-1971 | FK Partizan Belgrade | 33 | 8 |
| 1971-1972 | FK Partizan Belgrade | 33 | 14 |
| 1972-1973 | FK Partizan Belgrade | 33 | 13 |
| 1973-1974 | FK Partizan Belgrade | 32 | 14 |
| 1974-1975 | FK Partizan Belgrade | 4 | 2 |
| 1975-1976 | FK Partizan Belgrade | 31 | 24 |
| 1976-1977 | OGC Nice | 32 | 19 |
| 1977-1978 | OGC Nice | 35 | 29 |
| 1978-1979 | OGC Nice | 28 | 17 |
| 1979-1980 | OGC Nice | 35 | 15 |
| 1980-1981 | OGC Nice | 13 | 5 |
- Champion de Yougoslavie 1976 (FK Partizan)
- 22 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Enfant d’un joueur pro, Nenad fait ses débuts dans le club de sa ville le Proleter Zrenjanin. Ca sent bon le bloc de l’est et la Yougoslavie made in Tito avec ses écoles de foot qui produisent en série des attaquants aussi racés que techniques. Après 4 ans dans ce petit club provincial, Nenad part pour la ville et joue au Partizan l’un des gros clubs de la capitale. Sa puissance et son sens de l’anticipation en font un des attaquants réputés du pays. Il est même régulièrement appelé en équipe nationale dès 1968. Sous les couleurs du Partizan il vole de succès en succès scorant à de nombreuses reprises. Il devra tout de même attendre 7 ans avant de remporter son unique titre de champion de Yougoslavie, en 76. Jusqu’à cette même date il portera les couleurs de la Yougoslavie.
Agé de 29 ans, il obtient donc le droit de quitter le pays. A l’époque tout joueur qui part doit renoncer à la sélection. Une autre époque on vous dit. Bref, Nenad débarque donc en France à Nice. Malgré un milieu de terrain de très haut niveau (Jean-Noel Huck – Jean-Marc Guillou – Roger Jouve), les niçois peinent à décoller et restent une équipe de haut de ventre mou. A la 7ème place de 1977 succède une 8ème place en 78. Le problème est avant tout défensif puisque devant Nenad enfile les buts comme des perles (14 pour sa première saison). La saison 78 sera celle de l’avant-centre Yougoslave. Dès la première journée, il donne la victoire au sien face au champion en titre nantais : à l’affut il reprend il mine de Roger Jouve relâchée par Jean-Paul Bertrand-Demanes pour marquer le seul but d match. Capitaine de l’équipe il plante 29 buts et emmène à lui seul ou presque son équipe en finale de Coupe de France. Pour en arriver là, les niçois ont sorti du lourd : le PSG, Nantes et Monaco tout de même. Le match aller face à Nantes reste dans toutes les mémoires niçoises : le festival Jean-Noël Huck offre deux buts à son n°9 pour une victoire 4-1 qui sera suffisante pour défier Monaco. Face au futur champion, les aiglons décrochent un précieux succès 1-0 à domicile qui leur permettra d’affronter Nancy en finale. Malgré les joueurs de talents que comptent les aiglons, en face il y a un certain Platini, Michel qui en plus joue avec son poto la Rouille. A la suite de cet épisode, c’est la grande lessive sur la baies de anges : Josip Katalinski, Dominique Baratelli et Jean-Noël Huck quittent le club et c’est la débandade. Nenad a beau planter tant qu’il peu (17 pions pour la saison 78/79), l’équipe ne décolle pas. Faut dire avec 75 buts encaissés, c’est dur de viser l’Europe. Nenad sent ses jambes vieillir et peu à peu laisse sa place à la jeune garde emmenée par Gérard Buscher. Sur la baie des Anges le climat est lourd et les passé glorieux lointain… Nice reste bloqué à la 15ème place, 3 fois de suite. Nenad raccroche à temps (en 81), la saison suivant l’inéluctable se produit et Nice descend en D2.
Que devient-il ?
Il entame alors une carrière d’entraîneur, dans son club de cœur, le Partizan. Il reste 3 ans à la tête de l’équipe durant lesquelles il remporte 2 titres de champions. En 1987, il répond à l’appel de l’OGC Nice, lui qui avait déclaré « J’aime bien le football français qui laisse une grande place à l’inspiration et à l’initiative personnelle »... Il passe 2 saisons sur le banc des aiglons et parvient à redresser la barre avec une belle 6ème place en 89. Mais coacher Nice n’est pas une sinécure et le terrain est souvent miné. En 89, il rend son tablier et retourne en Yougoslavie. Son limogeage n’a rien à voir avec le terrain. En effet, Michel Orriéga explique : « Pour en revenir au limogeage de Bjekovic, la vraie raison n'a rien à voir avec le terrain : Nenad était l'amant de la fille d'un proche de Jacques Médecin. La mairie, qui appréciait très peu, a donc sommé Innocentini de virer Bjeko ! »
De retour dans son pays, Nenad retourne au Partizan dont il devient le Directeur sportif, poste qu’il occupe toujours aujourd’hui.
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