Mickael Madar

Mickael Madar
Le gitan
8 Mai 1968
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1986-1987 FC Sochaux 8 0
1987-1988 FC Sochaux 16 8
1988-1989 FC Sochaux 6 0
1989-1990 Stade Lavallois 29 9
1990-1991 FC Sochaux 19 4
1991-1992 FC Sochaux 21 2
1992-1993 AS Cannes 27 17
1993-1994 AS Cannes 27 10
1994-1995 AS Monaco 23 6
1995-1996 AS Monaco 29 8
1996-1997 Deportivo La Corogne 17 3
1997-dec 1997 Deportivo La Corogne 7 3
jan 1998-1998 Everton FC 17 6
1998-dec 1998 Everton FC 2 0
jan 1999-1999 Paris Saint Germain 11 3
1999-2000 Paris Saint Germain 21 8
2000-dec 2000 Sans club 0 0
jan 2001-2001 Paris Saint Germain 3 1
2001-2002 US Créteil Lusitanos 11 2
1986 - 1989 :
1989 - 1990 :
1990 - 1992 :
1992 - 1994 :
1994 - 1996 :
1996 - dec 1998 :
jan 1999 - dec 1999 :
jan 2000 - 2000 :
2000 - jan 2001 :

Sans club

jan 2001 - 2001 :
2001 - 2002 :
  • Finaliste de la Coupe de France 1988
  • Demi-finaliste de l'Euro 96 (FRANCE)
  • 3 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Le jeune Michael débute à Sochaux en 1986. Il connaîtra un début de carrière assez prometteur malgré la relégation sochalienne en 1987. L'année suivante Sochaux survole la D2 et atteint la finale de la Coupe de France. Les lionceaux perdent au tir au but face à Metz et c'est le jeune Michael qui échoue devant Michel Ettorre. Décrit comme « un monstre des surfaces » par le quotidien L'Équipe en 1989, il peine cependant à s'imposer véritablement. Après un prêt infructueux en D2 à Laval, il retourne dans le Doubs où il végète 2 saisons. A l'été 1992, il part pour l'AS Cannes alors en D2. Associé au redoutable Franck Priou, il carbure et l'équipe entrainée par Luis Fernandez remonte facilement en D1. Il conduira même les azuréens à retrouver l'europe. Ainsi, en 1994, le doute sur la véritable valeur de Michael subsiste et c'est l'AS Monaco qui tente le coup. Il restera 2 saisons en Principauté mais ne brillera que par intermittence et encore. Peinant à scorer il part pour l'étranger en 1996, à La Corogne. Après une saison et demi où il peine toujours autant puis un détour en Angleterre, à Everton, c'est son grand ami Luis qui lui tend la main.

Au PSG, il arrive au sein d'une équipe en plein doute. Attendu comme le messie, on se demande bien pourquoi, il déçoit les supporters parisiens , avec seulement 3 petits buts. La saison suivante, il doit se contenter d'un rôle de joker, mais c'est toujours mieux que la D2. Il réussit même une des ses meilleures saison avec 8 réalisations. De son passage parisien, on se remémore le célèbre match à La Corogne, où Micka réclame une ovation, lors de son échauffement... Ce soir là le PSG allait friser le ridicule. Pourtant les parisiens réalisent le match parfait jusqu'à l'heure de jeu. Il mène 3-0 quand Walter Pandiani rentre... score final, 4-3 pour La Corogne... Philippe Bergeroo ne compte plus sur lui et en 2000 il est laissé libre. Après 6 mois de chômedu, Luis Fernandez, revenu dans la capitale, le fait revenir ou plutôt Micka s'impose comme une évidence : « Non il n'a pas fait appel à moi, on va mettre les choses bien au clair. A l'époque Luis et moi étions amis. Lorsque je suis parti du PSG il m'appelait souvent pour me dire qu'il allait signer à Lyon, à l'Olympiakos ou ailleurs et qu'il m'emmènerait avec lui. Mais à chaque fois ce n'était pas lui qui était nommé. Le soir de la défaite du PSG à Sedan (5-1), je l'appelle et je lui dis : « Philippe Bergeroo va se faire virer et c'est toi qui vas le remplacer ». Je n'en savais rien, je n'étais plus au club, mais je le sentais. Le fait est que dans la nuit il signe et devient le nouvel entraîneur du PSG. Je laisse faire les choses puis je le rappelle pour savoir ce qu'il compte faire. Il me dit : « Oui mais tu sais, comme tout le monde sait qu'on est amis je ne peux pas te recruter tout de suite, on va attendre un peu que l'équipe tourne », alors j'ai attendu, une semaine, quinze jours, un mois, puis je l'ai rappelé pour lui demander où on en était et lui dire que s'il ne voulait pas de moi, je comprendrais. Bref, il m'a ressorti la même histoire bidon sur l'impossibilité de me recruter par rapport à notre amitié… A l'époque, j'étais en contacts avec Strasbourg. On était tombé d'accord, je devais signer le mercredi suivant. Je vivais sur Paris, nous étions mardi de la semaine d'avant, j'avais une semaine pour m'entraîner car j'étais à cours de forme. J'ai alors demandé à Luis si je pouvais venir m'entraîner avec eux au Camp des Loges, il m'a dit qu'il n'y avait pas de problème. J'y suis allé, ils étaient tellement nuls (rires) et j'avais tellement faim que j'ai planté buts sur buts à l'entraînement, j'étais en pleine forme. A la fin de la semaine, ils devaient partir en stage au Pays Basque. Je vais pour partir et il me dit : « Tu pars avec nous en stage ». Alors je lui réponds : « Non Luis, je pars nulle part, je vais à Strasbourg mercredi, si je n'ai pas de garanties avec le PSG et que je me blesse je risque de ne plus trouver de club ». Alors il me dit dans la foulée qu'il me ferait signer une fois là-bas, que j'ai sa parole. J'ai signé six mois pour une misère, il m'a encore dit que par rapport à notre amitié il ne pouvait pas trop me payer mais qu'il m'augmenterait la saison suivante en me prolongeant. Dès mon premier match en Coupe de France on gagne 2-0 et je marque deux buts (NDLR : contre Thouars en 32ème de finale), mais il ne me fait plus jouer, il préfère titulariser Christian qui ne marquait plus depuis pas mal de temps. Je lui avais demandé de faire plus tourner mais il me disait qu'il voulait vendre Christian donc il fallait le montrer. Moi j'étais d'accord pour ne pas trop jouer, j'avais 32 ans, et puis on avait convenu que j'intégrerai le staff et que je travaillerai avec lui après mon contrat. Mais ça ne s'est pas fait. A la fin de la saison il ne m'a pas prolongé, on s'est fâché sur un malentendu pour une histoire bidon de tournée en Asie. Mais je pense globalement avoir rendu service au club, j'ai tout de même marqué dix-sept buts en un an et demi au PSG. D'ailleurs, je le sauve en fin de saison en égalisant à 2-2 contre Lille et en décrochant la qualification pour l'Intertoto. En tout cas, si je suis parti du PSG, c'est à cause de lui. »

Micka termine sa carrière à Créteil mais ca se passe pas super bien « J'avais 33 ans à l'époque, j'y suis allé pour le vice-présent Alain Pedretti que j'ai connu à Cannes, à l'époque de Luis justement. Il m'avait tendu une perche alors que j'étais en difficulté à Sochaux, c'était un juste retour des choses de lui rendre service. Bon finalement ça n'a pas été une bonne affaire, je suis parti sur un coup de tête après un carton rouge à Créteil contre je ne sais plus qui. Le public, c'est-à-dire 400 personnes, se met à me siffler. Je leur ai fait un bras d'honneur, j'ai jeté mon maillot et je suis parti. Ce n'est pas ce que je voulais comme fin de carrière mais bon, je n'étais pas là pour me faire chier avec un public qui me siffle. Je n'en avais rien à foutre moi de Créteil. Et puis la L2 ce n'est pas assez pro. C'est entre le monde pro et l'amateurisme mais ça penche quand même plus dans l'amateurisme. J'aurais pu rejouer ensuite, j'étais bien physiquement, j'aurais pu trouver un club mais en Ligue 2 je me faisais assassiner tous les week-ends par les défenseurs qui voulaient à tout prix casser Madar. J'en avais ras-le-bol, j'ai préféré arrêter. Et puis j'ai eu des soucis avec le nouveau président. J'avais un accord sur une indemnité avec Alain Pedretti que le nouveau président refusait de me payer. J'ai d'ailleurs finalement eu gain de cause. »

En effet, Mickael Madar aurait pu (du ?) rester un anonyme. Il n'est ni réaliste, ni efficace, ni technique, ni puissant mais son style caractéristique et sa coupe de cheveux légendaire, qui a inspiré tant de stars telles que Teddy Bertin, Dado Prso ou Eric Rabésandratana, son coéquipier des grandes heures, lui permettront de se faire une place au panthéon des joueurs en carton. Son caractère attachant ainsi que la pénurie d'attaquant français au coeur des années 90 lui a même valu 3 capes en Equipe de France, pour 1 unique but. Il l'a marqué contre l'Arménie... Lors de ce même match, montrant à l'arbitre qu'il avait été tenu par le maillot, il arrache malencontreusement sa gourmette qui se perd dans la pelouse de Villeneuve-d'Asc... Les stadiers ont passé 5 bonnes minutes à la chercher... sans succès. Certains continuent encore de la chercher

Que devient-il ?

Après une fin de carrière en queue de poisson, Michael Madar a passé ses diplômes d'entraîneur pour devenir l'égal de son mentor, Luis. Ainsi afin de faire ses gammes, avec Emmanuel Petit, il organise des stages de foot à Antibes, où il apprend aux jeunes à faire des contrôles du tibia, marquer de la bite et succomber au piège du hors-jeu....

Il a arrêté en 2008 pour tenter sa chance comme agent après avoir passé ses diplômes d'entraineur : « J'ai monté des stages de foot pour enfants à Antibes mais j'ai arrêté cette année. J'ai aussi passé mes diplômes d'entraîneur de deuxième degré. Depuis peu, j'essaye de travailler en tant qu'agent de joueurs, mais la reconversion est un peu difficile. J'ai joué dans pas mal de clubs, je connais pas mal de monde, y compris au PSG, j'ai proposé plusieurs fois mes services dans la cellule de recrutement ou ailleurs, mais je n'ai jamais eu de propositions. Dans ce milieu on t'oublie vite. »