Michel Platini

Michel Platini
Platoche
21 juin 1955
France
Milieu
Saison Club Nb matchs Nb buts
1972-1973 AS Nancy Lorraine 5 2
1973-1974 AS Nancy Lorraine 21 2
1974-1975 AS Nancy Lorraine 32 17
1975-1976 AS Nancy Lorraine 31 22
1976-1977 AS Nancy Lorraine 38 25
1977-1978 AS Nancy Lorraine 36 18
1978-1979 AS Nancy Lorraine 19 12
1979-1980 AS Saint Etienne 33 16
1980-1981 AS Saint Etienne 35 20
1981-1982 AS Saint Etienne 36 22
1982-1983 Juventus Turin 30 16
1983-1984 Juventus Turin 28 20
1984-1985 Juventus Turin 30 18
1985-1986 Juventus Turin 30 12
1986-1987 Juventus Turin 29 2
1972 - 1979 :
1979 - 1982 :
1982 - 1987 :
  • Vainqueur de l'Euro 84 (France)
  • Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982 face à la RFA.
  • Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1986 face à la RFA.
  • Vainqueur de la Coupe des clubs champions européens : 1985 (Juventus).
  • Vainqueur de la Coupe des Coupes : 1984 (Juventus)
  • Vainqueur de la Coupe intercontinentale : 1985 (Juventus).
  • Champion de France : 1981 (Saint-Étienne).
  • Champion d'Italie : 1984 et 1986 (Juventus)
  • Vainqueur de la Coupe de France : 1978 (AS Nancy).
  • Finaliste de la Coupe de France : 1981 et 1982 (AS Saint-Étienne).
  • Vainqueur de la Coupe d'Italie : 1983 (Juventus).
  • Champion de France de D2 : 1975 (AS Nancy).
  • Meilleur buteur du championnat d'Italie : 1983, 1984 et 1985 (Juventus).
  • Meilleur buteur de la Ligue des Champions : 1985 avec 7 buts (Juventus).
  • Ballon d'or : 1983, 1984 et 1985.
  • 72 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Les sentiers de la gloires

Natif de Joeuf en Lorraine, le jeune Michel Platini crée déjà sa légende lors de son passage à Metz alors qu'il n'a que 15 ans. Intégré au centre de formation, il doit passer des tests physiques et respiratoires et là c'est le drame pour le club du sympathique Président Molinari qui raconte. « C’est à la fois une histoire banale de dysfonctionnement et en même temps quelque chose d’assez dramatique. Etant jeune Platini n’avait pas un côte extraordinaire. Les entraineurs de l’époque trouvaient qu’il avait un gros cul. Par contre il avait une belle frappe maison disait aussi qu’il n’avait jamais eu de sélection en équipe Lorraine junior…Michel vient donc faire un stage à Metz et, dans l’après midi, il y aune séance de spiromètre pour mesurer le volume respiratoire. Ils partent du stade et vont en face, au Palais des Sports, où se trouvait un médecin, qui n’était pas médecin du club mais qui était là pour ces exercices en questions. Il est toujours médecin à Metz d’ailleurs. Quand il me voit il change de trottoir. Il fait souffler Michel et tape sur son rapport ‘Inapte à la pratique du haut niveau’. Comme il y avait des inconnus sur son futur, qu’on ne savait pas pour la vivacité, on a un peu trainé, mon directeur sportif et moi, t’y vas toi, j’y vais moi… Le président de Nancy a été beaucoup plus réactif que nous, il a embauché Aldo Platini son père. Il a fait signer Michel comme ça. Cette affaire Platini m’avait tellement énervé que je me suis dit le prochain Platini, si Platini il y a , on va le prendre Bon ce fut Bernard Zénier et Patrick Battiston »

Platoche débarque donc avec son père à Nancy en 72. Il a 17 ans. très vite il s'impose comme un pion essentiel de l'équipe malgré la descente en 74. A force de s'entrainer sous la neige, il perd peu à peu son gros cul, sa frappe de balle fait le reste. Travailleur acharné, il fait du rab et passe son temps à tirer des coups francs par dessus un mur de mannequins en plastique (une révolution), qu'il pleuve ou qu'il vente. Nancy remonte aussi sec en D1 et glane un titre de champion. Dans le 11 du chardon, on retrouve quelques joueurs très intéressant Carlos Curbelo, Jean-Michel Moutier le gros gardien, Paco Rubio ou encore son vieux complice Olivier Rouyer. Emmené par son n°10 d'exception, les nancéens glanent une 4ème place en 77 puis remportent la Coupe de France en 1978, au dépend de l'OGC Nice. L'unique buter de la finale est un certain... Michel Platini. Il reste une saison de plus en Lorraine pur joueur l'Europe avant de rejoindre le club phare du moment : l'AS Saint Etienne. De retour du mondial argentin il est jugé responsable de l'élimination des bleus au premier tour et le public le prend en grippe. Lors d'un match face à Saint-Etienne, soucieux de faire taire les critiques, il se jette sur tous les ballons et, sur un tacle, se casse la malléole externe. Il ratera la Coupe d'Europe mais gagnera le coeur des français.

Son arrivée dans le Forez coïncide avec la période star des Verts. Johnny Rep, Jacques Zimako, Gérard Janvion, Jean-François Larios, Dominique Rocheteau, les internationaux s'empile comme des perles mais le club ne parvient pas à triompher. L'objectif de gagner la coupe d'Europe ne sera jamais atteint, malgré quelques coups d'éclats comme face à Hambourg où, Platini, vexé par les déclarations de l'entraineur allemand Jupp Derwall en colle 2 pour une victoire 5-0 en Allemagne. En effet, quelques semaines avant le match, après une défaite de la France face à la RFA, ce dernier avait traité Michel Platini de "général qui conduit ses troupes au combat et les observe de l'arrière avec ses jumelles" Il répondra d'ailleurs à cette attaque « Tiens aujourd’hui j’avais laissé tomber mes jumelles. ». Le bilan stéphanois de Platini restera d'ailleurs assez mitigé. Il gagne bien un titre de champion en 1981 mais connait 2 défaites en finale de coupe de France, en 1981 face à Bastia puis en 1982 face au PSG. Malgré son sens de l'humour, Platini sait aussi être rancunier. Suite à une sombre histoire de gonzesse, il s'attachera à pourrir la carrière de Jean-François Larios...du moins c'est ce qu'il se dit. Éclaboussé sans l'être par l'affaire de la caisse noire, et éclaboussant au mondial espagnol, il quitte St Etienne en 1982 pour rejoindre la Juve

C'est à la Juve que Platini connait la consécration planétaire; triple ballon d'or (1983, 84, 85) il termine meilleur buteur ces 3 mêmes saisons et remporte un pléiade de titres. Coupe d'Ialie 1983, Coupe des Coupes 1984, champion d'Italie 84 et 86, Coupe des clubs champions 1985, celle du Heysel. Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d'une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l'ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l'ignorance de l'ampleur du drame. La saison suivante est très éprouvante pour lui, et il termine la saison sur les rotules. Victime d'une pubalgie tenace, il dispute le mondial mexicain sur une jambe. Lessivé, il raccrochera la saison suivante, après une formidable carrière pur un joueur inapte à la pratique du haut niveau. Doté d'une technique hors du commun, d'un sens du jeu incroyable et d'une rapidité d'exécution phénoménal il arrivait à compenser un physique très moyen. A la Juve, il a sans doute trouvé son poste de prédilection : n° 91/2, Boniek étant chargé de la conduite du jeu.

10 ans à la tête des bleus

Michel Platini sera le phare de l'Equipe de France qu'il remettra à flot après 10 ans d'absence en Coupe du monde. Capitaine emblématique d'une génération fantastique, il débute en bleu dès 1976. Trop tendre, les français se font sortir au premier tour en Argentine (dans leur pour le, l'Argentine, L'Italie et la Hongrie..). Après l'échec lors de la qualification à l'Euro 80, Platini sera le sauveur face au Pays-bas en 81 pour arracher un billet pour la Coupe du Monde 82 d'un maitre coup franc. la suite , on la connait, Séville, les allemands tout ça.. ne jamais mener 3-1 contre l'Allemagne en prolongation !! cela reste paradoxalement son meilleur souvenir : « Aucun film au monde, aucune pièce ne saurait transmettre autant de courants contradictoires, autant d'émotions que la demi-finale perdue de Séville.»

Le triomphe continental viendra 2 ans plus tard lors de l'Euro français où il fera rentre Arconada dans la légende sur un énième coup franc. Le Mondial 86 restera comme la plus grande désillusion. Platini très diminué achèvera de se cramer en quart contre le Brésil, manquant même un penalty, la marque des grands joueurs sans doute. la revanche de 82 tournera une nouvelle fois à l'avantage des allemands, cette fois-ci 2-0, rien à dire... Il terminera sa carrière tricolore en 87 face à l'Islande... Ses successeurs potentiels seront innombrables et échoueront tous : Carmelo Micciche, Gérald Passi, Philippe Vercruysse..

Que devient-il ?

Platini sélectionneur

Après l'échec pour la qualification lors de l'euro 88 puis les débuts difficile de la campagne de qualification pour le Mondial 90 1, Platini devient sélectionneur un peu malgré lui, trop tard pour éviter le naufrage. Après la coupe du Monde il qualifie magistralement les bleus pour l'euro 92, avec un bilan de 8 victoires en 8 matchs dans une poule composée entre autre de l'Espagne et la Tchécoslovaquie. Le crash sera inévitable lors de L'Euro, la faute à une ambiance minée par les rivalités marseillo-parisenne. Platini est poussé vers la sortie.

Platini vers le pouvoir

il commence alors une sorte de traversée du désert qui prendra fin avec l'organisation de la Coupe du monde en France. Fort de ce succès il devient n°2 de la FIFA, Conseiller spécial du Président Blatter. Homme de pouvoir, il est également Consultant sur canal + pour les soirées Ligue des Champions, Vice Président de la FFF...

Platini haut dirigeant du foot

En 2007 il est élu Président de l'UEFA avec un programme ambitieux et égalitariste qui vise à compenser les effets pervers du foot business. un de ses premières mesures phares a été de dissoudre le G14. Michel Platini a fondé son discours sur des vertus de solidarité et d’universalité avec notamment 5 points majeurs :

  • Légitimité : davantage de pouvoir au comité exécutif qui sera renforcé comme instance décisionnaire et qui s'ouvrira plus aux petites nations du football, trop souvent oubliées.
  • Solidarité : avec la continuation des programmes Hattrick et Top Executive destinés à aider les petites fédérations et une meilleure redistribution des recettes des grandes compétitions organisées par l'UEFA.
  • Universalité : un système de qualification au Championnat d'Europe des Nations (Euro) maintenu mais un projet d'élargissement du nombre d'équipes participantes passant de 16 à 24 (pour permettre à des pays d'avoir leur chance). Dans le cadre de l'aide aux plus petites nations, Michel Platini propose aussi de limiter à 3 le nombre de clubs par nation directement qualifiés pour la Ligue des Champions pour permettre à des nations rarement représentées d'avoir leur chance (projet largement critiqué par son adversaire du fait que c'est « un problème, une affaire de business » et que Platini prend trop en compte le football en oubliant le business ayant fait grandir l'UEFA).
  • Unité : avec l'élaboration d'une Charte européenne de football définissant et permettant de conserver les valeurs du football ainsi que le rapprochement entre les associations nationales, l'UEFA et la FIFA.
  • Lutte contre les fléaux du football : une volonté de combattre « le racisme, la xénophobie, les transactions financières douteuses, les paris clandestins, les dérives de la profession d'agent, le dopage ».

Michel Platini milite pour faire du football une exception culturelle protégée des règles économiques et des contraintes légales inhérentes à l'Union Européenne. Après 1 an de mandat, on a tout de même du mal à voir un réel impact sur le foot européen.

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