Michel Ettorre
Par Roulion le 22 mai 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1974-1975 | FC Metz | 2 | 0 |
| 1975-1976 | FC Metz | 0 | 0 |
| 1976-1977 | FC Metz | 1 | 0 |
| 1977-1978 | FC Metz | 8 | 0 |
| 1978-1979 | FC Metz | 1 | 0 |
| 1979-1980 | Le Havre AC | 34 | 0 |
| 1980-1981 | FC Metz | 0 | 0 |
| 1981-1982 | FC Metz | 37 | 0 |
| 1982-1983 | FC Metz | 37 | 0 |
| 1983-1984 | FC Metz | 38 | 0 |
| 1984-1985 | FC Metz | 38 | 0 |
| 1985-1986 | FC Metz | 30 | 0 |
| 1986-1987 | FC Metz | 38 | 0 |
| 1987-1988 | FC Metz | 35 | 0 |
| 1988-1989 | Quimper CFC | 34 | 0 |
| 1989-oct 1989 | Quimper CFC | 13 | 0 |
| oct 1989-1990 | Sporting Toulon | 9 | 0 |
| 1990-1991 | FC Metz | 31 | 0 |
- 1984 : Vainqueur de la Coupe de France
- 1988 : Vainqueur de la Coupe de France
Sa carrière en club
Michel Ettorre est un peu produit du centre de formation messin. Arrivé à 16 ans au club, il intègre l’équipe pro à 17 ans seulement et participe même à 2 rencontres. Il sera l’élève d’André Rey pendant plusieurs années. Il ne dispute que quelques matchs par saison mais apprend beaucoup au côté du gardien international. Il profite de la blessure de celui-ci au cours de la saison 77/78 pour assurer un intérim de qualité qui rassure les dirigeants. Avec le départ de Dédé en 1980, il pense avoir sa chance, mais c’est Jean-Marc Desrousseaux qui hérite du fauteuil de titulaire. Lassé d’attendre et représentant clairement l’avenir, il est alors prêté une saison au Havre afin de s’aguerrir. A son retour, il est intronisé titulaire et ne quittera plus la cage messine. Gardien très régulier, il ne sera toutefois jamais sélectionné en équipe de France en raison d’une concurrence trop vive avec Joël Bats, Dominique Dropsy ou Philippe Bergeroo.
Il va profiter de l’époque dorée du FC Metz pour remplir son CV. Ainsi, il remporte la Coupe de France en 1984 face à Monaco. Ses exploits permettent aux lorrains d’accrocher les prolongations avant de l’emporter grâce à Philippe Hinschberger puis Tony Kurbos. C’est assez étonnant qu’avec ce titre, il ne figure pas dans l’équipe de France Olympique, mais Henri Michel lui préfère Michel Bensoussan pour seconder Albert Rust. La saison 84/85 est celle de l’exploit face au Barça… mais avant le match retour mémorable, il y eut un match aller qui le fut beaucoup moins, notamment pour Michel. Aussi fébrile que calamiteux, il fit plusieurs cadeaux aux catalans qui s’imposèrent aisément 4-2 en Lorraine. La prestation du gardien grenat fut à ce point pathétique que Schuster déclara qu’ils offriraient un jambon à Ettorre pour ses toiles. 15 jours plus tard, le match retour fut celui que l’on sait, et Michel ne donna pas sa part au chien dans cette exploit, maintenant longuement les messins à flots et multipliant les arrêts face à Schuster notamment. La suite du parcours messins sera moins glorieuse mais l’exploit reste. Les saisons suivante Metz s’affirme comme un bon second couteau du championnat, capable de quelques coups, grâce à une génération dorée et fidèle aux valeurs d’abnégation, de sacrifice et de travail qui transforment des joueurs individuellement moyens en collectif efficace. 4 ans plus tard, il fait à nouveau parler de lui en Coupe de France. Metz remporte une nouvelle fois la compétition, face à Sochaux cette fois-ci et Michel est le héros de la finale en stoppant le pénalty de Mickael Madar. Il quitte le club sur ce succès et laisse la place à son fidèle remplaçant, Jean-Marc Rodolphe.
Pour terminer sa carrière, il découvre la Bretagne et s’installe à Quimper l’espace d’une saison avant de rejoindre Toulon où il va chaperonner 2 jeunes gardiens : Luc Borelli et Jacques Songo'o. Après cette escapade, il rentre à Metz pour un denier viatique avant la retraite.
Que devient-il ?
Très proche de Joël Muller, il devient son adjoint à partir de 1991. Il va rester 6 ans au club jusqu’à la victoire en Coupe de la Ligue en 1997.
Il est alors contacté par Strasbourg où il s’occupe des gardiens pendant 4 ans. Il s’occupe donc notamment d’Alexander Vencel ou encore de Fabien Debès. Après ce bail, il rejoint Lens pour occuper el même poste encore 3 ans avant de revenir à Metz en 2005.
Il passe 2 saisons chez son club de cœur puis repart pour Lens en 2007. Il ne reste que6 mois avant de revenir à Metz pour aider au recrutement d’Yvon Pouliquen à sauver le club du naufrage, lors de la légendaire saison 2007-2008 du FC Metz (largement champion du classement à l’envers). Avant même la fin de la saison il part avec perte et fracas, n’hésitant pas à fustiger les joueurs et le club : « Je savais qu'il serait impossible, mais je savais aussi que mon retour pouvait susciter l'arrivée d'Yvon Pouliquen, permettre un retour au premier plan de Joël Muller et aider le président, notamment pour rapprocher le club de ses supporters. Au bout d'une semaine, j'ai failli m'arrêter. Nos trois gardiens africains partis faire banquette en sélection (Ebede, Mayebi, Sissoko), je suis allé en solliciter un auprès du centre de formation. Si vous aviez vu la réaction de l'entraîneur des dix-huit ans... J'ai alors compris que l'équipe professionnelle n'était pas la priorité de tout le monde, que rien n'avait changé, et que rien ne changerait. Ce club ne ressemble plus à ce qu'il a été dans ses plus belles années, en tout cas je ne le reconnais plus. J'en ai vite eu la confirmation : avec Yvon et le staff, nous étions seuls avec Joël et le président. Pour le reste, je n'ai ressenti aucune solidarité, ou très peu... » avant d’enchainer « Quelques joueurs surfaits oublient que le président se bat au quotidien pour les faire bouffer. Ils devraient plutôt se dire parfois que, si Metz descend en Ligue 2, c'est un peu, voire beaucoup de leur faute. ».
Il revient à Lens pour occuper le poste d’entraineur des gardiens, malgré la descente en L2, poste qu’il occupe toujours. A Metz, c’est Jean-Claude Nadon qui l’a remplacé.
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