Michel Dussuyer

Michel Dussuyer
-
28 mai 1959
France
Gardien
Saison Club Nb matchs Nb buts
1978-1979 AS Cannes 6 0
1979-1980 AS Cannes 28 0
1980-1981 AS Cannes 32 0
1981-1982 OGC Nice 17 0
1982-1983 OGC Nice ? ?
1983-1984 Olympique Alès 34 0
1984-1985 AS Cannes 21 0
1985-dec 1985 AS Cannes 10 0
jan 1986-1986 FC Montceau Bourgogne 1 0
1986-1987 AS Cannes ? ?
1987-1988 AS Cannes ? ?
1988-1989 AS Cannes 2 0
1989-1990 AS Cannes 34 0
1990-1991 AS Cannes 37 0
1991-1992 AS Cannes 37 0
1992-1993 AS Cannes ? ?
1993-1994 AS Cannes 1 0
1994-1995 AS Cannes 6 0
1995-1996 AS Cannes 11 0
1978 - 1981 :
1981 - 1983 :
1983 - 1984 :
1984 - dec 1985 :
Jan 1986 - 1986 :
1986 - 1996 :
  • Aucun

Sa carrière en club

Natif de Cannes, Michel Dussuyer intègre assez jeune le centre de formation. Rapidement il se fat remarquer pour ses qualités athlétiques et son sens de l’anticipation. Le problème, c’est que quand on est gardien, c’est assez tendu de gagner sa place. Après avoir bataillé pendant 3 ans avec la réserve cannoise, il est finalement cédé à l’OGC Nice à l’été 1981.

Michel fait donc le cour déplacement de bon cœur, d’autant plus qu’à l’époque la cage niçoise est gardée par le vieillissant André Rey. Michel obtient du temps de jeu et participe à quelques rencontres de championnat. A l’intersaison, nouveau coup de massue pour le jeune gardien : André Amitrano débarque de Monaco et s’installe dans la cage. Michel ronge son frein pendant 1 an puis quitte la côte d’Azur… Il part à Alès, en D2 pour se refaire la cerise. Là il n’a pas de mal à s’imposer dans l’effectif et réalise une saison plutôt correcte, malgré 40 buts encaissés tout de même. Il ne reste qu’une saison puisqu’à Cannes, la place se libère.
Le centre de formation du foot français est alors en D2 et Michel, qui évolue à son niveau s’installe comme titulaire indiscutable. Malgré toutes ses qualités, il ne suffit pas pour permettre une remontée. En janvier 1986, il est prêté pour le reste de la saison au FC Montceau-les-Mines….A son retour, Gilles Morisseau débarque en provenance de Nîmes et Michel est poussé sur la touche. Cannes s’est bâtie enfin une équipe capable de jouer le haut de tableau et les azuréens retrouvent l’élite après une longue absence. C’est l’euphorie sur la croisette. Eternel remplaçant, il attend patiemment son heure… Le maintien acquis, avec une honorable 12ème place, il croit avoir enfin sa chance avec le départ du titulaire. Mais les dirigeants cannois lui plantent un nouveau coup de coteau dans le dos en recrutant une vieille connaissance : André Amitrano. Comme 5 ans auparavant, Michel est une nouvelle fois remplaçant, comme s’il n’avait pas progressé. Il devra encore patienter 1 an avant de devenir enfin titulaire !! On est en juillet 1989 et Michel vient de fêter ses 30 ans… comme quoi tout est possible. Finalement, il ne fait pas pire que ses prédécesseurs et se révèle un gardien correct, même s’il commet parfois quelques bourdes.

Il va connaître l’apothéose de sa carrière en 1991… Cannes parvient à terminer européen avec une improbable 4ème place. Bon effectivement, dans l’équipe un certain Zinédine Zidane conduit le jeu et quand on ajoute des tauliers comme Luis Fernandez, Eric Guerit, Carmelo Micciche, Jean-Luc Sassus, Norbert Nachtweih (un ex du Bayern Munich tout de même)… au final on a une bonne équipe. Michel découvre donc la Coupe d’Europe… Les Cannois sortent les portugais de Salgueiros au 1er tour avant de tomber avec les honneurs contre le Dynamo Moscou. La coupe d’Europe pompe beaucoup d’énergie aux rouges et blanc qui en plus ont dû se séparer de leur capitaine Luis Fernandez, parti la retraite. Inévitablement, au bout de la saison, c’est la D2 qui tend les bras aux coéquipiers de Dussuyer, malgré un recrutement ambitieux à la base (Aliocha Asanovic, Alen Boksic, François Omam-Biyik…), . A l’amorce de sa fin de carrière, Michel voit débarquer un nouveau portier en la personne de François Lemasson. Ce n’est jamais que le 3ème témoignage de grande confiance… Cannes remonte aussi sec, et c’est du banc de touche qu’il vivra la folle saison 93/94 et la qualif européenne du bout du bout… Les dernières saisons de Michel ressemblent aux premières. Cantonné au banc de touche, il attend la fin de carrière avec sérénité… L’exploit face au Fenerbahçe et la victoire 5-1 en Turquie, l’élimination pathétique face au modeste club de l’Admira Wacker.. Lorsqu’il raccroche les gants, en 1996, il laisse son club de toujours en D1…

Que devient-il ?

Cannes propose une reconversion à son gardien, comme entraineur des gardiens.. logique. Pendant 6 ans, Michel va dispenser ses conseils pour apprendre aux jeunes portiers à s’imposer dans un effectif…

En 2002, il part en Afrique tenter sa chance comme sélectionneur. C’est la Guinée, l’équipe de Titi Camara qui succombe à son charme. Il y passera 2 belles années : « Cela s’est fait très vite car, comme souvent en Afrique, les choses se font dans l’urgence et à la dernière minute. On m’a contacté à dix jours du premier match qualificatif pour la Coupe d’Afrique des Nations. Je me suis alors déplacé en Guinée et, au bout de trois jours, j’ai pris la décision de rester. J’y ai finalement officié pendant deux ans jusqu’en 2004. » raconte-t-il. « A l’issue de ces deux années africaines, j’avais envie de tourner la page. J’avais eu une expérience dans la formation à Cannes et donc cette nouvelle expérience de sélectionneur, mais le terrain me manquait un peu. Le quotidien avec les joueurs et ces moments de partage me manquaient vraiment, et c’est pour cela que je suis rentré en France. »

Fort de cette expérience, il peine tout de même à trouver un point de chute… Au chômage pendant 1 an et demi, il repart en Afrique, où il devient adjoint d’Henri Michel pendant quelques mois à la tête de la Côte d’Ivoire.

A l’été 2006, Cannes le fait revenir. En proie à de grandes difficultés sportives et économiques le club est aux portes de la relégation en CFA. Malheureusement, il ne terminera pas la saison et sera remplacé par Patrice Carteron.

Depuis 2008, il est retourné en Afrique et s’occupe de la destinée du Bénin avec pour objectif une qualification pour la CAN, voire le mondial…