Michel Bibard

Michel Bibard
-
30 novembre 1958
France
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1976-1977 FC Nantes 1 0
1977-1978 FC Nantes 6 1
1978-1979 FC Nantes 8 1
1979-1980 FC Nantes 4 0
1980-1981 FC Nantes 5 0
1981-1982 FC Nantes 34 0
1982-1983 FC Nantes 22 0
1983-1984 FC Nantes 36 2
1984-1985 FC Nantes 37 1
1985-1986 Paris Saint Germain 31 0
1986-1987 Paris Saint Germain 17 0
1987-1988 Paris Saint Germain 32 1
1988-1989 Paris Saint Germain 30 0
1989-1990 Paris Saint Germain 32 0
1990-1991 Paris Saint Germain 18 0
1991-1992 Sur ? ?
1976 - 1985 :
1985 - 1991 :
1991 - 1992 :

Sur (Oman)

  • champion de France 1ère division 1977, 1980 et 1983 avec le FC Nantes
  • coupe de France 1979 avec le FC Nantes
  • finaliste de la coupe de France 1983 avec le FC Nantes
  • champion de France 1ère division 1986 avec le Paris Saint-Germain.
  • champion olympique en 1984 aux jeux de Los Angeles avec la France
  • demi-finaliste de la coupe du monde 1986 avec la France.
  • 6 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Après avoir évolué chez les jeunes à Amboise, sa ville de naissance, puis à Saumur, Michel débarque à Nantes en 1976, à 18 ans. Pour sa première saison, il prend part à un seul match, le 19 janvier face à Sochaux, et par conséquent remporte son premier titre de champion de France. Défenseur latéral de métier, il peine toutefois à s’imposer véritable sur le côté droit de la défense nantaise et c’est du banc de touche qu’il gagnera ses principaux titres en jaunes et vert. Il faut dire que dans la défense nantaise les places son chères : Jean-Claude Osman, dit la rouille, puis Maxime Bossis occupent le poste et ne laissent que des miettes au pauvre Michel. Ainsi en 1979, Michel gagne une coupe de France sans vraiment beaucoup jouer. En effet, il se blesse aux ligaments lors d’un match contre Toulon. Alors qu’il commençait à augmenter son temps de jeu, c’est vraiment la tuile. « Cette blessure m'a handicapée jusqu'à la fin de ma carrière car l'opération a été suivie d'une mauvaise rééducation. En plus des séquelles physiques, cette blessure m'a toujours pesée, même maintenant. » Il faudra attendre la saison 1981/82 pour qu’il s’impose sur son côté, Maxime Bossis, évoluant à gauche. Bibard réalise une bonne saison, mais la suite se gâte un peu pour lui, même si son palmarès s’étoffe. Entre le grand Max, Thierry Tusseau et William Ayache, à gauche comme à droite c’est assez dur de s’imposer. En 1983, avec le départ de Tusseau pour Bordeaux, une place se libère et Michel découvre l’équipe de France. Trop court pour l’Euro 1984, il est du voyage aux USA pour les JO de Los Angeles. De cette épopée, il en garde un excellent souvenir, d’autant plus que la France n'en partait pas favorite : « C'était une vraie surprise dans la mesure ou le groupe partait pour l'aventure sans viser la médaille d'or. Je retiens de cette expérience la vie en collectivité avec un bon groupe jeune. ». Il est même titulaire pour la finale, face au Brésil. Grâce à ce nouveau titre, son statut change et participe aux éliminatoires pour la coupe du Monde 1986, ainsi qu’au match face à l’Uruguay, ancêtre de la Coupe des confédérations. Il effectue une dernière saison à Nantes et en 1985 rejoint le PSG. Il ne fait pas le voyage seul, puisque Fabrice Poullain l’accompagne.

A Paris, il trouve tout de suite sa place dans un effectif solide, sublimé par des individualités de premier plan comme Safet Susic, Dominique Rocheteau ou Luis Fernandez. Après 26 match sans défaites, le PSG termine champion de France, un peu à la surprise générale dans la mesure où la saison précédente, le club avait terminé à une modeste 13ème place. Dans la défense, on retrouve un autre champion olympique, Philippe Jeannol et au milieu, le célèbre Jean-Claude Lemoult. De ce titre, Michel garde une grande fierté : « Je l'ai vécu comme un moment unique, c'était la première fois que le PSG devenait champion. Il y avait dans ce groupe un super état d'esprit. Gérard Houllier a vite su adapter les 7 ou 8 nouvelles recrues dont je faisais parti au reste du groupe. L'équipe développait un beau jeu, et puis nous avons réalisé une série de 27 matches sans défaite. Sur le plan personnel, ce fut un peu difficile dans les premiers mois. Je venais de quitter Nantes, ce n'était pas la même vie. » Il se retrouve alors retenu par son ancien coéquipier à Nantes, Henri Michel, devenu sélectionneur national, pour la Coupe du monde mexicaine. Cantonné au banc de touche, il ne jouera que le match pour la 3ème place, face à la Belgique.

Le titre parisien n’est pas très bien digéré. Michel passe une saison moyenne, la faute à des blessures récurrentes, ainsi que l’Arrivée de William Ayache, vieille connaissance sur le flanc droit. Les saisons du PSG se suivent et se ressemblent, en 1988, le club manque de descendre en D2. La saison suivante, c’est la renaissance et Michel est un pilier du club. Après une 2ème place en 1989, les parisiens se calent dans le haut de ventre mou. En 1990, Michel commence à sentir l’effet du vieillissement à un poste où la forme physique est primordiale. En fin de contrat, il part pour Oman, en compagnie de Philippe Jeannol : « À l'époque, il était difficile de trouver un club. J'étais en fin de carrière, j'avais quelques propositions mais rien de concret et puis l'offre d'Oman est arrivée. C'était intéressant sur le plan financier mais aussi au niveau de l'aventure. J'étais parti pour un contrat de deux mois, j'y suis resté finalement 8 mois. ». Malgré les pétrodollars, il raccroche en 1992.

Que devient-il ?

Après avoir raccroché, Michel s’est tout d’abord lancé dans la restauration et l’hôtellerie. Il restera dans cette branche pendant 8 ans. A l’aube de l’an 2000, pour Michel c’est plus le même deal. La passion du ballon est toujours là et il décide de revenir dans le milieu comme entraîneur. Il fait un premier passage au PSG où il s’occupe des 18 ans. L’aventure ne dure pas très longtemps et son contrat n’est pas renouvelé.

C’est en banlieue qu’il rebondit, à Rueil-Malmaison. Il s’occupe des jeunes puis reprend les pros. « Aujourd'hui, je suis entraîneur de Rueil-Malmaison depuis 3 ans. Tout se passe bien, nous sommes montés deux fois. » raconte-t-il en 2005. Fort de ces succès, il espère trouver une place en D1 « Oui, j'y pense mais j'ai coupé longtemps avec le monde du football. Pour trouver un poste en Ligue 1, il faut des relations. Il y a beaucoup de concurrents. Sinon, il faut faire des résultats dans son club pour se faire repérer. Je prends l'exemple Jean-Marc Furlan. Il était entraîneur à Libourne. Il a réussit de bonnes saisons et de bons parcours en Coupe de France. Il a su saisir l'opportunité. ».

Il reste en poste à Rueil jusqu'en 2007 avant de faire une pige au FC Saint-Leu Plessis Bouchard 95 enter septembre et novembre 2007. Depuis il est entraineur du FC Saint Cloud


Commentaires
  1. Portrait de SPARTAK BLOGZINE

    Par SPARTAK BLOGZINE le ven, 20/11/2009 - 19:47

    J'ai rencontré ce mec. Il m'a filé son maillot lors d'un PSG/Nice qui date de la fin des 80's. Un grand monsieur !!! Et du talent avec ça...
    Mes blogs:
    http://thevintagefootballclub.blogspot.com
    http://spartak.over-blog.fr