Mehmed Bazdarevic
Par Roulion le 29 octobre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1978-1979 | Zeljeznicar Sarajevo | 5 | 0 |
| 1979-1980 | Zeljeznicar Sarajevo | 28 | 2 |
| 1980-1981 | Zeljeznicar Sarajevo | 33 | 6 |
| 1981-1982 | Zeljeznicar Sarajevo | 32 | 3 |
| 1982-1983 | Zeljeznicar Sarajevo | 29 | 2 |
| 1983-1984 | Zeljeznicar Sarajevo | 32 | 3 |
| 1984-1985 | Zeljeznicar Sarajevo | 32 | 3 |
| 1985-1986 | Zeljeznicar Sarajevo | 31 | 2 |
| 1986-1987 | Zeljeznicar Sarajevo | 7 | 1 |
| 1987-1988 | FC Sochaux | 32 | 10 |
| 1988-1989 | FC Sochaux | 37 | 2 |
| 1989-1990 | FC Sochaux | 38 | 3 |
| 1990-1991 | FC Sochaux | 38 | 3 |
| 1991-1992 | FC Sochaux | 35 | 0 |
| 1992-1993 | FC Sochaux | 34 | 1 |
| 1993-1994 | FC Sochaux | 34 | 1 |
| 1994-1995 | FC Sochaux | 28 | 0 |
| 1995-1996 | FC Sochaux | 32 | 0 |
| 1996-1997 | Nîmes Olympique | 15 | 0 |
| 1997-dec 1997 | Nîmes Olympique | 17 | 0 |
| jan 1998-1998 | Etoile Carouge | 6 | 0 |
- 1989 : Élu meilleur joueur étranger de France.
- 1986 : Élu pour la seconde année consécutive meilleur joueur de Yougoslavie.
- 1985 : Demi-finaliste de la coupe UEFA.
- 1985 : Élu meilleur joueur de Yougoslavie et sélectionné dans l'équipe idéale UEFA.
- 1985 : Vice-champion de Yougoslavie.
- 1984 : Médaille de bronze au JO de Los Angeles.
- 1980 : Champion d'Europe junior.
- 1978 : Vice-champion d'Europe junior
- 65 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Mécha Bazdarevic débute sa carrière dans un des clubs de sa ville natale, le F.C. Zeljeznicar Sarajévo. Rapidement sa vision précise du jeu, sa clairvoyance et son bagage technique dans la plus grande tradition yougoslave en font un n°10 reconnu et réputé.
Taulier indiscutable de la sélection yougoslave, il fera partie de génération talentueuse des années 80 avec les Blaz Sliskovic, Dragan Stojkovic, Safet Susic et bien sûr Faruk Hadzibegic en défense. il disputera 54 matchs sous les couleurs nationales tout de même. Après la dislocation de l'ex-yougoslave, il jouera également 11 matchs avec la jeune sélection bosniaque, histoire de boucler un palmarès international assez riche
Ainsi une fois expiré le délai légal que tout joueur yougo doit exercer dans le championnat national, Bazdarevic s'envole pour la France, direction PSA city, ville au charme incomparable. Alors en D2, sous la férule d'une génération exceptionnelle avec Stéphane Paille notamment à la conclusion, le FC Sochaux réalise l'exploit de se hisser en finale de la Coupe de France, face au FC Metz. Après un match homérique, les Lionceaux s'inclinent au tirs au buts : Mickael Madar ser ale héros de malheureux de la soirée, butant sur Michel Ettorre. Sa première saison est donc une réussite et Mecha est un des artisans de la remontée. Par la suite le club s'installe durablement en L1, jusqu'en 1995. Avec son compère Faruk Hadzibegic, le solide défenseur bosniaque, ils seront l'emblème de Sochaux. Certes le club doubiste ne retrouvera pas le lustre de la fin des seventies eavec la génération Genghini, mais s'installe durablement en D1 pendant plusieurs saisons. Avec le départ de certains cadres, l'équipe perd peu à peu de sa superbe et inexorablement s'enfonce au classement, jusqu'à la descente inévitable en 1995. Après la relégation de 1995, Bazdarevic reste au sein du club de son coeur alors qu'il a déjà 35 ans.
L'année suivante, il part pour Nîmes, qui joue la coupe d'Europe à la faveur de sa finale perdue face à Auxerre. Le club est englué en D3 et souvent blessé Bazdarevic ne joue pas énormément. Il revient bien al saison suivante, alors que le club est remonté en D2, mai sfile à l'anglaise au mercato. Il émigre en Suisse en 1997 à l'Etoile Carouge (de Cabelgrade), où il est joueur-entraîneur (6 petits matchs au compteur), annonçant ainsi sa reconversion.
Que devient-il ?
Mecha S'est donc rapidement reconverti en entraîneur. Suite à son expérience suisse il revient à Sochaux, où il prend en charge l'équipe réserve, qu'il fait rapidement monter de CFA2 à la CFA. il devient ensuite l'adjoint de Jean Fernandez et participe à la remontée du club en L1.
En 2003, il part pour Istres, qui s'était sauvé la saison précédente en toute fin de saison. La magie de ce numéro 10 opère également sur le banc puisqu'Istres est champion d'automne avant de décrocher son billet pour la L1 au terme de la saison. Il reçoit à ce titre la récompense de meilleur entraîneur de L2. Lorsqu'il reçu sa récompense sur le plateau de Canal +, son premier réflexe fut de demander si ses adjoints pouvaient le rejoindre pour partager ce prix. Voilà Mecha tel qu'il est : généreux, simple et toujours attentif aux autres.
Mais Istres n'a pas franchement le niveau de la L1 et le club bat le triste record du Mans avec aucune victoire avant la trêve. En désaccord avec les dirigeants, il est plus ou moins poussé à la démission alors que le club n'a pas quitté la place de lanterne rouge. Sans club il revient à Sochaux où il lorgne sur la place de Guy Lacombe, annoncé partant, même s'il s'en défend. Alors que Plessis lui promet la place, il se désiste au dernier moment laissant un peu sur le carreau le bon Mécha, au profit de Dominique Bijotat. Très marqué par cette affaire il s'exile en Tunisie, à l'Etoile Sportive du Sahel. Malgré la finale perdue de la Ligue des champions africaine et une 2ème place, il est remercié en fin de saison. Depuis il erre dans la campagne sochalienne, a perdu le goût à la vie à tel point qu'il n'a plus mis à jour son site depuis... 2005.
Après toutes ces années d'errance, il a enfin trouvé un club à la mesure de son ambition à l'été 2007. Mécha Bazdarévic, remplace Yvon Pouliquen à la tête de Grenoble. Il réussit le tour de force de faire monter le club qui obtient une 3ème place inespérée devant Troyes. Grenoble est la sensation du début de saison 2008-2009. Avec un recrutement malin, à base de vieux briscard tels que Daniel Moreira ou Laurent Battlès, les isérois assurent un maintien tranquille, déjouant tous les pronostics... Pour la saison 2009-2010, Grenoble réussit l'exploit de perdre ses 11 premiers matchs, (un record) et il ne fait aucun doute que le technicien bosniaque ne passera probablement pas l'hiver...
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