Manuel Amoros
Par Roulion le 26 octobre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1980-1981 | AS Monaco | 18 | 9 |
| 1981-1982 | AS Monaco | 30 | 2 |
| 1982-1983 | AS Monaco | 35 | 6 |
| 1983-1984 | AS Monaco | 35 | 8 |
| 1984-1985 | AS Monaco | 36 | 2 |
| 1985-1986 | AS Monaco | 28 | 2 |
| 1986-1987 | AS Monaco | 34 | 4 |
| 1987-1988 | AS Monaco | 37 | 6 |
| 1988-1989 | AS Monaco | 34 | 6 |
| 1989-1990 | Olympique de Marseille | 34 | 1 |
| 1990-1991 | Olympique de Marseille | 29 | 1 |
| 1991-1992 | Olympique de Marseille | 33 | 0 |
| 1992-1993 | Olympique de Marseille | 12 | 0 |
| 1993-1994 | Olympique Lyonnais | 34 | 1 |
| 1994-1995 | Olympique Lyonnais | 32 | 2 |
| 1995-1996 | Olympique de Marseille | 16 | 0 |
- Champion d'Europe des Nations 1984 avec l'équipe de France A
- Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions 1993
- Champion de France 1982 et 1988 avec l'AS Monaco, 1990, 1991 et 1992 avec l'Olympique de Marseille
- Vainqueur de la Coupe de France 1985 avec l'AS Monaco
- 82 sélections (longtemps recordman) et 1 but en équipe de France A entre 1982 et 1992
- 82 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Manu Amoros fait toute sa formation à l'AS Monaco. Aussi à l'aise pied droit que pied gauche,il va connaître une ascension fulgurante. Champion de France en 1982, avec les Dominique Bijotat, Jean-Luc Ettori, Rolland Courbis, Alain Couriol et autres Umberto Barberis, Manuel Amoros est également du voyage en Espagne pour le mondial 1982. A la surprise générale, la France atteint les demi-finale, ratant même la finale à la 92ème. Alors que Michel Platini a répondu sur penalty à a frappe de Manuel Amoros s'écrase sur la barre. tandis que Thierry Rolland assène un des ses fameux « Si elle est au fond, c’est pareil », La France dispute les prolongation d'un match qui restera dans toutes les mémoires... Si elle est au fond... la France joue la finale et c'est pas pareil.
Alors que l'AS Monaco regarde d'un peu loin les prouesses du jeu à la nantaise ou l'ascension des Girondins de Bordeaux, Amoros s'installe peu a peu comme pilier des bleus, lui qui est considéré comme un des meilleurs latéraux du monde. Malheureusement il passera un peu à côté de son Euro 84. Dans le match d'ouverture, qui oppose français et danois, Amoros donne un coup de tête à Jesper Olsen : carton rouge direct et 3 matchs de suspensions. Il regardera le reste de la compétition des tribunes, Michel Hidalgo ne le faisant rentrer qu'à quelques minutes de la fin de la finale. Enfin, un titre quand même à accrocher au palmarès, ça ne se refuse pas.
La saison suivante, il remporte un nouveau trophée : la Coupe de France, fidèle à ses couleurs monégasques, il y restera jusqu'en 1989, le temps de gagner un 2ème titre national en 1988. Entre-temps il connaîtra on dernier mondial, en 1986 au Mexique, où il terminera 3ème ; une nouvelle fois éliminé en demi par les allemands, mais cette fois avec beaucoup moins de regrets.
Sa carrière va particulièrement décoller lors de son arrivée à Marseille, tout récent champion de France. Au sein d'une équipe flamboyante composée entre autres de Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Abédi Pelé, Basile Boli, Carlos Mozer et autre, il va enchaîner les titres avec 3 championnats et une Ligue des Champions.
Le seul point noir restera sans doute la finale de Bari, en 1991. L'OM est opposé au modeste club yougoslave de l'Etoile Rouge de Belgrade. Incapable de faire la différence, l'OM jouera le titre européen aux penaltys. Le premier à se présenter est un certain Manuel Amoros, 29 ans. Il frappe.. et arrêt du gardien. L'OM perd 5-3 aux penaltys, les larmes de Bari, etc.. Une légende urbaine raconte qu'il avait un caillou dans sa chaussure.
En 1993, sur une Ligue des Champions gagnée depuis le banc de touche, barré par Jocelyn Angloma, il part jouer dans l'autre Olympique.. non pas Nîmes, mais Lyon. Il y restera 2 saisons avant de revenir à l'OM en D2. Malheureusement une vilaine blessure l'empêchera de continuer sa carrière, alors qu'il avait des opportunités : « J'aurai pu continuer à jouer encore quelques années. Après mon retour à Marseille, j'étais en contact avec le club mexicain de Puebla. Il était question pour moi de signer un contrat de deux ans. Mais je me suis seulement rendu au Mexique pour prévenir les dirigeants que je ne pourrais pas jouer avec eux, en raison de ma blessure. » Cet épisode sera une grande source de frustration pour lui : « Comme tout le monde je voulais sortir par la grande porte. Mais j'ai l'impression d'avoir plutôt quitté le milieu du foot par une petite porte. »
Que devient-il ?
Plutôt que de devenir entraîneur, Manuel Amoros a intégré le staff de l'OM, en compagnie de quelques uns de ses anciens coéquipiers : Jean-Philippe Durand ou Marcel Dib. Il travailla longtemps à la cellule de recrutement avec Josip Skoblar. A leur actif, il y a quelques perles comme Vashousek ou Skacel, sans parler des Alen Skoro et autres Bostjan Cesar.
Parallèlement il organise des stages de foot pour jeunes en compagnie d'Eric Roy, un peu comme Emmanuel Petit s'est associé à Mickael Madar. Au sein du domaine de la Souvine, près d'Avignon, vous pouvez confier vos bambins de 7 à 17 ans à un ancien international et un ancien porteur d'eau.
Depuis il a passé ses diplomes, comme tout le monde. En parallèle de sa mission de recruteur, il a coaché l'équipe de Berre en CFA. En 2004, il a quitte l'OM pour entraîner les moins de 20 ans au Koweit. Après 2 ans, il est rentré en France et cherche un poste d'entraîneur : « Après 2 ans au Koweit, à entraîner l’équipe des moins de 20 ans, je suis revenu en France. C’était un beau challenge après avoir fait partie de la cellule de recrutement de l’OM. A présent, je cherche un poste d’entraîneur. Les reconversions des footballeurs ne peuvent pas toujours être idéales, mais moi, je veux garder contact avec le football. Ma passion pour ce sport ne s’est pas éteinte. Je prends contact à droite à gauche avec des clubs et ce n’est pas évident du tout. L’Unecatef m’aide également, mais c’est compliqué parce que je n’ai que le DEA et il faut avoir le DEPF pour entraîneur une équipe professionnelle. Alors je vise des clubs de National et CFA. »..
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