Luigi Alfano
Par Roulion le 22 octobre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1977-1978 | St Cyr-sur-Mer | ? | ? |
| 1978-1979 | Sporting Toulon | 31 | 7 |
| 1979-1980 | Sporting Toulon | 33 | 4 |
| 1980-1981 | Sporting Toulon | ? | ? |
| 1981-1982 | Sporting Toulon | 29 | 6 |
| 1982-1983 | Sporting Toulon | 31 | 2 |
| 1983-1984 | Sporting Toulon | 34 | 1 |
| 1984-1985 | Sporting Toulon | 34 | 2 |
| 1985-1986 | Sporting Toulon | 35 | 0 |
| 1986-1987 | Sporting Toulon | 33 | 1 |
| 1987-1988 | Sporting Toulon | 33 | 2 |
| 1988-1989 | Sporting Toulon | 31 | 2 |
| 1989-1990 | Sporting Toulon | 25 | 1 |
| 1990-1991 | Sporting Toulon | 6 | 0 |
| 1991-1992 | Sporting Toulon | 4 | 0 |
| 1992-1993 | Sporting Toulon | 0 | 0 |
St Cyr-sur-Mer
- 1er du Groupe B de D2 : 1983
Sa carrière en club
Né à quelques kilomètres de Naples, Luigi débarque en France à l’âge de 14 ans, avec ses parents sans doute, pour endosser la tunique du prestigieux club de St Cyr-sur-mer. Rapidement, il débarque dans le grand club régional de Toulon. A l’époque l'équipe or et azur est un ténor de la D2, échouant à 3 reprises en barrages. Toulon, c’est comme la France, « ''tu l’aimes ou tu la quittes'' », et cet immigré italien, avec son nez de boxeur, son physique de porte-flingue calabrais, et sa mentalité de battant va épouser le maillot. Il restera 16 ans au club comme joueur et passera par toutes les étapes, depuis le titre de D2 en 1983 à l’affaire de la caisse noire et la liquidation du club en 1993. Il verra se succéder des grands joueurs en fin de carrière ou en devenir : Delio Onnis, - « jamais vu un joueur pareil » - à Christian Dalger - « un peu bizarre mais en tant que joueur c’était un monsieur » - , en passant par la grande équipe de Toulon des années 80, David Ginola, Rolland Courbis, Bernard Pardo, Pascal Olmeta... Du premier, il raconte « Monsieur Propre comme on l’appelait. Il prenait quelques gifles à l’entraînement, en toute amitié. Un vrai cinéma avec ses cheveux long et son gel avant les matchs ». Du dernier, il se remémore « complètement fou, pendant les stages il tirait à la carabine sur des boites de conserve à 6 heures du matin ». Bref une joyeuse bande de copains, les malfrats du Sporting ; Alfano symbolisait à lui seul l’emblème et la devise du club : la rascasse, « qui s’y frotte s’y pique. »
Il est difficile de parler de Toulon sans évoquer la fin de carrière de son grand compère de la défense toulonnaise : Rolland Courbis. Arrivé en 1982, il sera de la montée puis, tournant de la carrière de Luigi, deviendra entraîneur du club en 1986. Après une première saison difficile, Rolland va emmener le Sporting aux portes de l’Europe en 1988, avec une 5ème place. Rolland c’est celui « qui vous appelle à 3 heures du matin pour vous dire qu’il a une idée ».. et la preuve par l’exemple. « Le pauvre Borelli s’était blessé et notre deuxième gardien, Dominique Murati avait été convoqué au dernier moment pour le remplacer. C’était un Montpellier- Toulon époque Paille et Cantona Il prend deux buts par sa faute et à la mi-temps il est un peu déprimé, donc Courbis lui balance ‘arrête tout !’ Je me dis perplexe, comment ça il arrête tout, et puis au bout d’un moment, il se retourne vers moi et me dit ‘Luigi, déguise-toi en gardien de but et enfile les gants !’ Je lui réponds ‘Quoi, moi ? ’ et lui de m’envoyer ‘Pourquoi, t’as peur ?’. Le score était de 2-0 à la mi-temps, on a fini à 3-0. C’est Laurent Blanc qui marque le troisième but. Finalement j’ai fait mieux que Murati. »
Malheureusement, en 1990, Rolland Courbis est pris la main dans la Caisse Noire et le Sporting entame sa descente aux enfers. Les quelques bons joueurs restants quittent le navire et en 1993, l’inéluctable se produit : la relégation sportive est assortie d’une relégation administrative.. Toulon repart en National et Luigi raccroche, sans toutefois quitter le club.
Que devient-il ?
Après avoir arrêté, Luigi va marcher dans les traces de son mentor en embrassant une carrière d’entraîneur. Et seul le Sporting pouvait lui aller. Il fit une première pige entre 1995 et 1996, et le club connut la remontée en D2, terminant 1er du groupe B de National. Il laissera sa place à François Bracci. Avant de revenir aux commandes en 1998, alors que Christian Dalger avait été licencié pour mauvais résultats. Malheureusement, le club ne peut éviter la relégation, d’autant plus qu’une procédure de redressement judiciaire est en cours.. En décembre 1998, c’est le drame, Le sporting est placé en liquidation judiciaire et repart en DH.
On fera de nouveau appel à lui, en 2001, mais Alfano, fidèle à ses valeurs, laisse le banc à son pote Cvetkovic : « C’était un ami intime et je n’avais vraiment pas envie de lui souffler la place. »
Aujourd’hui, Luigi coache l’équipe de La Valette, en CFA 2, dans le même groupe que l’OM B et travaille pour le Conseil général du Var…
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