Loïc Amisse

Loïc Amisse
-
9 août 1954
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1973-1974 FC Nantes 7 1
1974-1975 FC Nantes 28 3
1975-1976 FC Nantes 36 6
1976-1977 FC Nantes 38 11
1977-1978 FC Nantes 33 11
1978-1979 FC Nantes 33 9
1979-1980 FC Nantes 34 8
1980-1981 FC Nantes 34 4
1981-1982 FC Nantes 27 5
1982-1983 FC Nantes 35 8
1983-1984 FC Nantes 32 3
1984-1985 FC Nantes 32 7
1985-1986 FC Nantes 36 5
1986-1987 FC Nantes 28 1
1987-1988 FC Nantes 30 2
1988-1989 FC Nantes 26 0
1989-1990 FC Nantes 14 3
1990-1991 SCO Angers 29 4
1973 - 1990 :
1990 - 1991 :
  • Palmarès
  • 1977 : Champion de France (Nantes)
  • 1979 : Vainqueur de la Coupe de France (FC Nantes)
  • 1980 : Champion de France (Nantes)
  • 1980 : Demi-finaliste de la Coupe des Coupes (FC Nantes)
  • 1983 : Champion de France (Nantes)
  • 1983 : Finaliste de la Coupe de France 1983 (FC Nantes)
  • 12 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Natif de Nantes, Loïc Amisse fait ses classes dans le modeste club de l’Amicale laïque des Dervallières avant d’intégrer le FC Nantes en 1973, 19 ans. Petit ailier très rapide et très technique, il se fait surtout remarquer par la précision de ces centres. Un bekham avant l'heure en fait. Son centre de gravité très bas lui permet de déborder allègrement son vis-à-vis. Sa patte gauche fait le reste. Alors qu’il a tout juste 2 ans il fait ses première apparition en équipe première puis subtilise le poste à Erich Maas, ancien du Bayern, qui est repositionné ailier droit après le départ de Bernard Blanchet pour Laval en 1974. Les 15 années qui suivent, Lolo sera un titulaire indiscutable et indiscuté. Essentiellement passeur, Lolo sait aussi se muer en buteur à l’occasion et rapidement plante sa dizaine de but par saison. Il sera le pourvoyeur officiel de Robert Gadocha, Eric Pécout, Yves Triantafilos. Grand espoir français, il fait partie de la jeune génération qui dispute les JO de Montreal en 1976, dans laquelle on retrouve d’autres nantais comme Eric Pécout et Bruno Baronchelli mais aussi Michel Platini, Olivier Rouyer, Patrick Battiston. Les bleus échoueront en quart contre la RFA (4-0).

Avec Nantes le premier succès arrive en 1977 avec un titre de champion de France acquis de haute lutte. Loïc fait alors ses débuts avec les bleus lors de la campagne de qualification pour la coupe du monde. Bien que convainquant, il pâtit de la concurrence du fantasque Didier Six. Sans doute il paye le fait d’être un peu labellisé jaune et vert, d’autant plus que son gabarit ne plaide pas trop en sa faveur. Il sera régulièrement appelé en 1977 et 1983 (12 sélections) mai ne disputera ni la coupe du Monde 78 ni celle de 82. « Il faudrait que Lolo parvienne à jouer en équipe de France avec la même tranquillité d'esprit qu'à Nantes ... » se justifiera Hidalgo

Avec Nantes, il connaît son âge d’or à la fin des années 70. La génération dorée des Bossis, Rio, Bertrand-Demanes est régulièrement dans les 3 premiers. Vainqueur de la coupe de France en 1979, contre la petite équipe de D2 Auxerre (4-1 après prolongation sur un triplé de Pécout), Nantes remporte un nouveau titre de champion de France. Les hommes changent mais pas les résultats. Lorsque Coco Suaudeau prend la suite de Jean Vincent en 1981, le système évolue peu à peu. Vahid Halilhodzic a succédé à Pécout à la pointe de l’attaque et bénéficie énormément de l’apport du petit ailier gauche. Loïc Amisse remporte son 3ème titre de champion de France en 193. Il est alors au faîte de sa carrière. Par la suite, le 4-3-3 se 4-4-2ise petit à petit et Loïc Amisse est parfais dans son rôle d’ailier/milieu gauche. Toutefois, Nantes ne peut rien contre l’émergence du Bordeaux de Bez puis l’OM de Tapie, malgré une jeune génération très talentueuse (José Touré, Marcel Desailly, Didier Deschamps…,). Lolo fait alors figure de dernier des mohicans. Il doit faire face à la concurrence de Christophe Robert et Joël Henry mais parvient conserver al confiance de son entraineur, même lorsque celui-ci s’appelle Blazevic.. Il finira par laisser sa place au cours de la saison 89-90.

A 36 ans, après 15 ans au plus haut niveau, il part pour Angers, en D2, histoire de faire une dernière pige et viser la montée : « J'ai toujours de l'ambition, dit-il. Mon rêve serait de monter en Division I en mai prochain. Ainsi j'aurais disputé seulement une saison en Division II. Ensuite, j'aiderai Angers à se maintenir, avant de prendre ma retraite cette fois en 1992. Pour travailler au centre de formation du F.C. Nantes, en accord avec Max Bouyer, tout a été réglé depuis un moment ». Angers ne montera pas et Lolo raccrochera en fin de saison.

Que devient-il ?

En commun accord avec les dirigeants du FC Nantes, il intègre le staff technique du FC Nantes. Pendant 12 ans, il va s’occuper des jeunes pousses de la Jonelière..

En 2003, il est nommé entraineur de l’équipe pro, à la suite d’Angel Marcos. Le FC Nantes est alors sous la coupe de la Socpresse et du président Gripond (aimablement surnommé Gargamel par les supporters) et la politique du n’importe quoi est en cours sur les bords de l’Erdre. Il réalise une première saison tout à fait correcte avec une honorable 6ème place, mais craquera la 2ème saison. Les départs de Mario Yepes, Sylvain Armand, Mathieu Berson et Nicolas Gillet ne seront pas vraiment compensés et après un début de saison catastrophique, il est limogé à l’automne. Le gardien Mickael Landreau l’exécute publiquement et le pauvre Lolo est remplacé par Serge Le Dizet, qui ne connaitra d’ailleurs pas un meilleur sort.

Il disparaît alors de la circulation pendant un petit moment avant de rebondir au Orvault RC, un club amateur de la banlieue nantaise « C'est un concours de circonstance, assure Didier Rallier, le président orvaltais. Joël Bichon (recruteur du FC Nantes) est venu voir un match à la Cholière. En discutant, on lui a dit qu'on cherchait un entraîneur et il nous a parlé de Loïc Amisse. » « L'opportunité s'est présentée et comme je ne voulais pas spécialement partir du coin, j'ai accepté, confie l'ancien international. L'important était de pouvoir retrouver le terrain. J'essaye de m'adapter. Pendant la préparation, il y a eu un énorme brassage car des joueurs étaient en vacances ou d'autres sont repartis durant le mois d'août. L'objectif serait bien sûr de monter mais il y a tellement d'aléas dans le monde amateur. » Souhaitons lui bon courage…