Laurent Blanc
Par Roulion le 29 octobre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1983-1984 | Montpellier HSC | 15 | 0 |
| 1984-1985 | Montpellier HSC | 32 | 5 |
| 1985-1986 | Montpellier HSC | 29 | 6 |
| 1986-1987 | Montpellier HSC | 34 | 18 |
| 1987-1988 | Montpellier HSC | 24 | 6 |
| 1988-1989 | Montpellier HSC | 35 | 15 |
| 1989-1990 | Montpellier HSC | 36 | 12 |
| 1990-1991 | Montpellier HSC | 38 | 14 |
| 1991-1992 | SSC Napoli | 31 | 6 |
| 1992-1993 | Nîmes Olympique | 29 | 1 |
| 1993-1994 | AS Saint Etienne | 33 | 5 |
| 1994-1995 | AS Saint Etienne | 37 | 13 |
| 1995-1996 | AJ Auxerre | 23 | 2 |
| 1996-1997 | FC Barcelone | 28 | 1 |
| 1997-1998 | Olympique de Marseille | 31 | 11 |
| 1998-1999 | Olympique de Marseille | 32 | 2 |
| 1999-2000 | Inter Milan | 34 | 3 |
| 2000-2001 | Inter Milan | 33 | 3 |
| 2001-2002 | Manchester United | 29 | 1 |
| 2002-2003 | Manchester United | 19 | 0 |
- 1987 - Champion de France de division 2 (Montpellier)
- 1988 - Champion d'Europe Espoirs (France)
- 1990 - Vainqueur de la Coupe de France (Montpellier)
- 1996 - Vainqueur de la Coupe de France (Auxerre)
- 1996 - Champion de France de Division 1 (Auxerre)
- 1997 - Vainqueur de la Coupe du Roi (FC Barcelone)
- 1998 - Champion du Monde (France)
- 1999 - Finaliste de la Coupe UEFA (Marseille)
- 2000 - Champion d'Europe des Nations (France)
- 2000 - Finale de la Coupe d'Italie (Milan)
- 2003 - Champion d'Angleterre
- 97 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Laurent Blanc débarque à Montpellier en 1983. Le club est alors en D2 et le jeune Laurent, grâce à sa vision du jeu et son excellente technique, occupe le poste de numéro 10. A l'image de son club, parti de nulle part au milieu des années 70, il va connaître une ascension fulgurante et accéder à la L1 en 1987, en étant champion de D2. Michel Mezy, l'entraîneur a la géniale intuition de le descendre en libero : son calme, son charisme ainsi que sa vista rassurent toute la défense. Montpellier qui dispose d'une génération formidable va même réussir l'exploit de gagner la coupe de France 1990 au nez et à la barbe de l'OM, Monaco ou le PSG. Emmené par un Carlos Valderrama de feu, le club héraultais s'appuie sur une défense de fer avec Julio Cesar, Pascal Baills ou encore Michel Der Zakarian et peut compter sur une ligne offensive de tout premier plan avec Eric Cantona et Daniel Xuereb pour terrasser en finale le Racing Club de Paris. L'année suivante, Laurent Blanc réalisera un parcours somptueux en Coupe des Vainqueurs de Coupes, où Montpellier sortira le PSV puis le Steaua Bucarest avant de s'incliner face à MU, malgré un 1-1 prometteur au match aller à Old Trafford. Sous les couleurs montpelliéraines, Laurent Blanc, le libéro, aura toujours planté plus de 10 pions par saison. Entre-temps il a bien évidemment rejoint l'équipe de France en quête d'une qualif pour l'Euro 92. Il y restera de nombreuses années.
Fort de cette réussite, il rejoint le Napoli de Maradona mais il n'est manifestement pas fait pour la rigueur défensive du calcio. Commencent donc ses années d'errance. Il rentre en France pour se relancer, à Nîmes, puis à Saint-Etienne. A Geoffroy-Guichard, malgré ses nombreux buts, le club ne peut éviter la relégation en 1995. En équipe nationale, après être passé à côté de l'euro suédois, Laurent Blanc participe au drame de novembre 1993. Très critiqué, il met un terme à sa carrière internationale. Aimé Jacquet, le nouveau sélectionneur va s'échiner à le faire changer d'avis pour en faire le pilier de sa défense. Celui que l'on croyait alors englué dans la génération perdue commence une nouvelle carrière à l'âge de 30 ans.
En 1995, il part donc pour l'AJA. Guy Roux souhaite en effet relancer ce magnifique joueur en mal de confiance, comme il l'avait par le passé avec Enzo Scifo. Le succès est tout de suite au rendez-vous avec un formidable doublé, un peu improbable étant donné le retard de l'AJA à 6 journées de la fin. Cette même année marque la naissance d'un groupe France qui va connaître les plus beaux succès de son histoire lors de la Coupe du Monde 98 puis l'Euro 2000.
Blanc part alors pour Barcelone, mais des blessures gâchent sa saison. Une nouvelle fois il rentre en France et c'est sur la canebière qu'il posera ses valises. Il va transfigurer une équipe banale et gagner son surnom de président : 4ème en 97, il terminera vice-champion de France et échouera en finale de l'UEFA face à Parme. 1 an après avoir manqué la finale de la Coupe du Monde, après avoir été expulsé pour une gifle imaginaire sur le croate Bilic, il sera le héros malheureux de ce nouvel opus européen en donnant le 1er but aux italiens au quart d'heure de jeu... A la fin de la saison, Rolland Courbis, qui supporte mal le leadership de son capitaine le vire de l'OM (ce qui marqua le début de la déliquescence du club) et Laurent retourne en Italie, à l'Inter. Après 2 saisons, il rejoint Manchester United pour une dernière pige avant d'arrêter sa carrière en 2003.
Ce grand joueur, père de trois enfants, bon vivant de surcroît, jamais contre une petite bière-clope après un bon match, peut prendre à 37 ans une retraite méritée.
Que devient-il ?
Après avoir mis un terme à sa carrière, Laurent Blanc a immédiatement passé ses diplômes pour devenir entraîneur voire même manager à l'anglaise. Il est devenu l'arlésienne du monde des transferts, annoncé à chaque changement de coach de l'OM comme sur le point de signer, il a même été aux portes de l'équipe de France après l'éviction de Jacques Santini.
Plus récemment, lorsque Fabien Barthez a signé à Nantes, il a une nouvelle fois été question de son arrivée à la tête des canaris. Mais son manque d'expérience associé à ses prétentions salariales et managériales (la haute main sur le sportif) en font le Poulidor des entretiens d'embauches, toujours placé jamais gagnant.
A l'orée de la saison 2007-2008, Laurent a enfin trouvé un club : Ricardo] qui était à Bordeaux signe à Monaco, Laurent sera accompagné de Jean-Louis Gasset, ancien entraîneur de Montpellier et de Caen notamment. Il achève cette saison à la deuxième place, ou la première place du classement Max Havelaar (hors OL). Il bénéficie déjà, après une année d'expérience sur le banc d'une aura présidentielle. Les rumeurs estivales l'ont même envoyé sur le banc de l'équipe de France, ce qui dans le contexte actuel ressemble à tout sauf une promotion. resté à Bordeaux une deuxième saison consécutive, il réussit un formidable doublé Coupe de la Ligue-Championnat. Le titre est acquis avec 3 points d'avance sur l'OM, à la faveur d'un final éblouissant : 11 victoires de rang, c'est du jamais vu en championnat de France. certes, les girondins ont frisé la correctionnelle à plusieurs reprises, (gagnat des matchs au bout du temps additionnel, ou bénéficiant de clémences arbitrales, notamment face à Lyon), mais la perf force l'admiration.
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