Jules Bocandé
Par Kaka-Pulco le 29 octobre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1982-1983 | FC Seraing | 28 | 10 |
| 1983-1984 | FC Seraing | 30 | 10 |
| 1984-1985 | FC Metz | 29 | 10 |
| 1985-1986 | FC Metz | 32 | 23 |
| 1986-1987 | Paris Saint Germain | 29 | 5 |
| 1987-nov 1987 | Paris Saint Germain | 9 | 1 |
| nov 1987-1988 | OGC Nice | 17 | 5 |
| 1988-1989 | OGC Nice | 26 | 6 |
| 1989-1990 | OGC Nice | 26 | 4 |
| 1990-1991 | OGC Nice | 29 | 10 |
| 1991-1992 | RC Lens | 26 | 5 |
| 1992-1993 | Eendracht Alost | 6 | 3 |
- Vainqueur de la Coupe du Sénégal 1978
- Meilleur buteur de ligue 1 en 1986 avec METZ, 26 buts
- 226 matchs en Division 1, 69 buts
Sa carrière en club
Jules François Bocandé commença sa carrière dans le club de sa ville natale, Casa Sport. Montrant déjà à 17 ans des capacités physiques zé techniques supérieures à la moyenne, il fut rapidement surclassé. Le parcours classique du joueur pro.
Il a notamment comme fait d'armes d'avoir pu jouer et gagner la finale de la Coupe du Sénégal à l'âge de 20 ans, contre l'ASC Diaraf, l'un des clubs phares de la capitale, Dakar.
Mais l'acte qui va donner un coup de pouce inattendu à sa carrière a lieu lors de la finale suivante, qui oppose Casa-Sport à l'ASC Jeanne d'Arc. Furieux après une décision arbitrale, Jules Bocandé, alors âgé de 21 ans, ne peut se contenir et donne un coup de latte (un croche-pied selon les organisateurs) à l'arbitre. Ce qui lui vaut une suspension à vie au Sénégal.
Direction la Belgique, où tout le monde le sait, il est possible de faire un croche-patte à l'arbitre.
Il fit ses débuts dans la (fort justement méconnue) ville de Tournai (D3 belge à l'époque), mais, plantant but sur but, c'est à Seraing (D1) qu'il se fait connaître des recruteurs français, et messins, en l'occurrence.
Les lorrains ont d'ailleurs eu le nez creux puisqu'il inscrit non moins de 10 buts lors de sa première saison 1984-1985). Un exploit qui fait de lui un titulaire indiscutable en attaque en fin de saison. Il a notamment contribué fortement à la qualification du FC METZ en UEFA à la fin d'une saison qu'ils terminent en 5ème place.
Mais le fantasque sénégalais à la crinière rasta, au physique impressionnant et doté d'un sens du but inné, ne s'arrête pas en si bon chemin. Il enfile les buts comme des perles la saison suivante, tous plus spectaculaires les uns que les autres. Bicyclettes, détentes, frappes de molosse... il termine meilleur buteur de D1 en 1986 avec 23 réalisations, excusez du peu. Le FC Metz gagnera cette année-là d'ailleurs la Coupe de la Ligue.
Très apprécié en lorraine, il finit par répondre aux appels du pied du PSG, où il peinera quelque peu à ses débuts, ce qui le poussa vers la sortie. ses relations avec ses coéquipiers ne sont d'ailleurs pas folichonne, de moins c'est comme ça que Jules voit les choses « Susic ne voulait pas jouer avec moi. Toute la France l'a vu : il préférait donner le ballon à Halilhodzic. Rocheteau et moi, c'est comme si on était rayés des cadres ... » Ses passages à L'OGC Nice ou au RCL lui permettront de parfaire ses stats, continuant à enchanter les supporters par la soudaineté de ses frappes et ses retournées acrobatiques.
Il termina sa longue carrière de joueur en Belgique à Alost, après notamment 223 matchs de ligue 1 et 69 buts
Que devient-il ?
Ce qui devait arriver arriva. Après une dizaine d'années de bons et loyaux services en tant que joueur emblématique et capitaine des Lions de la Terranga, Jules François Bocandé, l'un des héros du football sénégalais, intègre le staff technique de l'équipe nationale en 2000.
"Boc" est aujourd'hui entraîneur-adjoint des Lions. Si des techniciens européens ou brésiliens se sont succédé dans le fauteuil de sélectionneur, Jules lui, reste, en dépit des difficultés récurrentes inhérentes à la gestion et au management des sélections africaines.
Le succès de 2002, caractérisé notamment par une participation en Coupe du Monde (de triste mémoire pour Franck Leboeuf) a été géré très difficilement. La génération E.H. Diouf, P.B. Diop, F. Coly et consorts a peiné dans son éclosion au plus haut niveau.
La fédération de football SENEF est désormais en proie à des difficultés financières. Jules Bocandé a dernièrement montré son exaspération (décembre 2006). Voilà en effet 5 mois que le chargé de mission de l’Equipe nationale de football n’a pas reçu de salaire. Pire, «Boc», qui a été engagé par le Ministère des Sports, reste le seul parmi les membres du staff technique des Lions à n’avoir pas vu la couleur de l'argent.
Une drôle de récompense pour cette légende vivante à Dakar.
Espérons néanmoins que ce coup d'arrêt lui permette de rebondir, et que le football sénégalais sorte de l'impasse.
L’ancien capitaine de l’équipe nationale du Sénégal sera primé le 10 juillet 2008 par l’Union des fédérations ouest-africaines de football (UFOA) pour ‘’services rendus au football continental et sous-régional’’. Pas sûr que cette récompense ne le comble... enfin, c'est déjà ça...
Depuis l'eau a coulé sous les ponts.a largué la sélection nationale et est devenu l'homme orchestre de la Casamance : foot, politique, business : «Je fais un peu de business, je gère une discothèque, j'ai aussi une boutique - Jules Sport - et un atelier de flocage de vêtement. Plus un peu de politique.». Il est en effet adjoint à la mairie de Ziguinchor et étudie en parallèle un projet de centre de formation pour le club. «Mais voila, le club n'a pas les moyens et pour faire avancer tout ça, c'est ma poche qui saigne» L'afrique en fait...
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