Jocelyn Gourvennec
Par Roulion le 22 juin 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1990-1991 | FC Lorient | 0 | 0 |
| 1991-1992 | Stade Rennais | 5 | 0 |
| 1992-1993 | Stade Rennais | 25 | 12 |
| 1993-1994 | Stade Rennais | 40 | 14 |
| 1994-1995 | Stade Rennais | 36 | 9 |
| 1995-1996 | FC Nantes | 19 | 1 |
| 1996-1997 | FC Nantes | 37 | 11 |
| 1997-1998 | FC Nantes | 33 | 12 |
| 1998-1999 | Olympique de Marseille | 23 | 5 |
| 1999-dec 1999 | Montpellier HSC | 7 | 0 |
| jan 2000-2000 | Stade Rennais | 9 | 0 |
| 2000-2001 | Stade Rennais | 31 | 3 |
| 2001-2002 | Stade Rennais | 12 | 0 |
| 2002-2003 | SC Bastia | 36 | 2 |
| 2003-2004 | SC Bastia | 24 | 1 |
| 2004-2005 | SCO Angers | 17 | 5 |
| 2005-2006 | Clermont Foot | 29 | 1 |
Rezé
- 1999 : Finaliste de la Coupe UEFA (Marseille).
- 5 sélections en Équipe de France A'
Sa carrière en club
Jocelyn Gourvennec privilégie les études au foot, alors ce natif de Brest préfère jouer à Lorient en amateur plutôt que de passer par un centre de formation. Repéré par Patrick Rampillon le boy-scout attitré du Stade Rennais, il devient stagiaire pro chez les Rouges et noir en 1991… « Il y a plusieurs chemins pour y arriver, à partir du moment où il y a un environnement stable, où on a des repères. J’ai pu m’épanouir tant sur le plan du foot qu’en ce qui concerne ma personnalité. J’arrive à jouer au haut niveau. Cela permet de montrer à certains jeunes qui ne sont pas mûrs à quinze-seize ans qu’ils peuvent l’être plus tard. J’ai le sentiment d’avoir vécu pleinement ma jeunesse. » Après le bac, Joss’ mène donc une double vie entre les bancs de la fac et le foot le dimanche après-midi avec la réserve. Meneur de jeu talentueux, avec une bonne technique et un bonne vista, il compense un physique assez quelconque… « J’avais moins de pression en cas d’échec. Si j’avais dû m’arrêter, à cause d’une blessure par exemple, je n’étais pas sans rien. » se souvient-il.. Son diplôme universitaire en STAPS lui vaudra la réputation d’intello du foot qui finira par l’agacer « Ce sont des idées arrêtées. On dit : ça fait de lui un cas à part. Tout ça à cause d’un parcours original. C’est tout simplement une chance que n’ont pas eue d’autres joueurs. Ce n’est pour ça que j’ai plus ou moins de qualités »… La descente du Stade Rennais en D2 en 1992 lui permet de s’imposer dans l’entre-jeu… Il va enchainer les énormes saisons en D2 et se paye même le luxe de marquer pas mal de buts (26 en 2 saisons, ce qui est énorme pour un milieu de terrain)… Lorsque les Rouges et noir retrouvent l’élite en 1994, Gourvennec n’a aucun problème d’adaptation. Avec 36 matchs au compteurs et 9 réalisations le petit meneur de jeu est un des grands artisans du maintien rennais, assuré sans coup férir.. A 23 ans, il est un pilier de ‘équipe de France A’ et intéresse le grand FC Nantes, tout récent champion de France
Patrice Loko étant parti au PSG, Japhet N’Doram monte d’un cran en attaque et Gourvennec est charger de mener le jeu nantais… Pas de chance pour lui, dès sa première saison, victime d’un vilain tacle du parisien Oumar Dieng, Gourvennec se blesse gravement et manque une grosse partie de la saison. Il vivra tout de même de beaux moment avec les canaris et notamment une demi-finale de Ligue des Champions, perdues contre la Juventus (2-0 ; 3-2). Gourevnnec continuera à distribuer le jeu pendant 2 saisons, associé à Christophe Le Roux puis Eric Carrière. Après une belle 3ème place ne 1997, Nantes rentre dans le rang lors de la saison suivante la faute à une attaque déficiente : Frédéric Da Rocha n’est pas vraiment un avant-centre et Samba N'Diaye bouffe bien la feuille. L’arrivée au mercato de Gaetano Giallanza ne change rien et Nantes termine modestement 11ème pour la première saison de Reynald Denoueix
Jocelyn Gourvennec est alors recruté par l’OM qui se cherche un banc de touche en même temps que sa gloire passée. Arrivé plein d’espoir sur la Cannebière, Joss’ va vite déchanter. L’émergence de Robert Pirès comme meneur de jeu le confinera au banc de touche. Malgré tout ses entrées en jeu assez nombreuses seront souvent décisives dans la course au titre, avec 5 buts à la clé Toute la saison, il espère « Gagner [sa] place à l’OM, jouer en équipe de France, gagner une coupe d’Europe »… il jouera tout de même une finale mais perdra le titre à la dernière journée… « Quand ils marquent à la 90e minute du dernier match contre le PSG, c’est dur à avaler. Je ne l’ai toujours pas digéré. Dix ans après, j’ai encore les boules ! J’ai deux regrets sur cette période. Le premier, c’est que l’on n’ait pas été champion malgré une saison extraordinaire. Le deuxième, c’est que ce groupe-là, avec trois ou quatre renforts bien sentis, aurait certainement réussi une superbe Ligue des champions la saison suivante. Mais le groupe a malheureusement explosé.» La saison suivante, Rolland Courbis ne comptant pas trop sur lui, l’OM décide de le refiler à Montpellier en plein mois d’aout…
Dans l’Hérault, il va se planter dans les grandes largeurs… Au bout de 4 mois et 7 petits matchs, il plie bagage et rentre à Rennes où il se refait une santé avant de sombrer en 2001. Gourvennec n’est pas vraiment un joueur paillette et le Stade Rennais nourrit de grandes ambitions grâce à la manne de François Pinault.. Une nouvelle fois, Joss fait banquette alors il décide de quitter la bretagne en 2002.
C’est sur les rivages de l’Ile de Beauté qu’il pause ses valises. Bastia lui permet de retrouver un temps de jeu conséquent, dans une équipe somme toute assez médiocre, qui glisse inexorablement vers la D2… Arrivé en fin de contrat en 2004, Gourvennec se retrouve sur le carreau. Meneur de jeu de poche à 32 ans, il n’est plus vraiment un joueur d’avenir. Certes la technique est toujours là), mais le physique a de plus en plus de mal à suivre… Seul l’UNFP a les moyens de s’offrir cette vieille gloire en mal de dernier challenge. Après 3 mois d’inactivité forcée, Angers le recrute pour profiter de son expérience et la mission est réussie. Joss termine sa carrière par une pige d’une saison à Clermont, avant de quitter le monde pro… De retour dans la région nantaise, il prend une licence amateur à Rezé, le temps de passer ses diplômes
Que devient-il ?
A l'issue de sa carrière, Jocelyn Gourvennec a commencé comme consultant sur foot + l'espace d'une saison...Cette activité lui a permis d'avoir du temps pour passer ses diplômes d'entraineur.
En 2008, Jocelyn est devenu l’heureux entraineur de la Roche Vendéenne, qui évolue en DH. Le club a terminé à une modeste 6ème place… Toujours en place, il souhaite passer le DEPF pour pouvoir entrainer en pro et fait partie de la promotion 2008-2010. A priori, il devrait continuer à la Roche vendéenne…« En tant qu'entraîneur, j'insiste beaucoup sur le respect et la discipline. Et au quotidien, il y a des petites choses qui me choquent, même au niveau amateur. Un exemple ? L'autre jour, un jeune joueur vient me dire bonjour. Il faisait froid et j'enlève donc mon gant pour lui serrer la main. Lui garde son gant. Je lui fais la réflexion et il tourne les talons. Alors, je lui dis : « T'as de la chance, j'aurais aussi pu te demander d'enlever ton bonnet ». Aujourd'hui, les jeunes joueurs font preuve de plus d'individualisme et d'égoïsme. Ils ont du mal à s'inscrire dans un collectif. Tout cela me laisse sur les fesses »
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