Jimmy Algérino
Par Roulion le 25 octobre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1990-1991 | Chamois Niortais | 15 | 0 |
| 1991-1992 | AS Monaco | 3 | 0 |
| 1992-1993 | SAS Epinal | 33 | 1 |
| 1993-1994 | LB Châteauroux | 23 | 1 |
| 1994-1995 | LB Châteauroux | 41 | 1 |
| 1995-1996 | LB Châteauroux | 27 | 3 |
| 1996-1997 | Paris Saint Germain | 27 | 1 |
| 1997-1998 | Paris Saint Germain | 30 | 1 |
| 1998-1999 | Paris Saint Germain | 30 | 3 |
| 1999-2000 | Paris Saint Germain | 20 | 2 |
| 2000-2001 | Paris Saint Germain | 21 | 0 |
| 2001-dec 2001 | SSC Venezia | 8 | 0 |
| jan 2002-2002 | FC Sochaux | 11 | 0 |
| 2002-2003 | LB Châteauroux | 12 | 0 |
| 2003-2004 | LB Châteauroux | 20 | 2 |
| 2004-2005 | AC Legnano | ? | ? |
AC Legnano
- Champion de National en 1994 avec La Berrichonne de Châteauroux.
- Vainqueur de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue avec le PSG en 1998.
- Finaliste de la coupe des coupes en 1997 avec le PSG.
- Finaliste de la Coupe de France avec La Berrichonne de Châteauroux en 2004.
Sa carrière en club
Natif de Toulouse, Jimmy Algérino évolue comme ailier droit à ses débuts. Sa technique superlative l'empêche toutefois d'intégrer le centre de formation de Toulouse et il tente sa chance alors à Niort. Les déboires financiers du clubs le privent d'une véritable formation et finalement il pose ses valises sur le Rocher à l'été 91. Il y fait la rencontre d'un homme qui va changer sa vie : Arsène Wenger « Celui qui m'a le plus marqué fut Arsène Wenger à Monaco. Même si j'étais jeune et que je n'ai pas beaucoup joué, il m'a apporté et restera le plus marquant. Et puis quand on voit le parcours qu'il a eu… » L'Alsacien détecte assez rapidement qu'Ailier n'est pas le poste qui convient à Jimmy : recyclage comme arrière droit, c'est beaucoup mieux. Malgré 3 bouts, il n'est pas conservé dans l'effectif pléthorique du finaliste de la C2. Bizarre...
Jimmy rebondit alors à Epinal, sympathique formation de D2 où il passe une saison riche en événements, qui lui permettent de rejoindre la prestigieuse équipe de Châteauroux, engluée en National. Grâce à sa rigueur défensive, Jimmy remporte son premier trophée, avec un titre de champion (il aura marqué un but cette saison là). En D2, il s'affirme comme un solide arrière latéral, buteur à ses heures avec 4 réalisations en 2 ans, c'est autant que Didier Deschamps dans sa carrière. Travail, humilité, abnégation, simplicité, telle sont les valeurs du brave toulousain à qui la chance sourit à l'été 96. Le PSG est sur le toit de l'Europe et s'intéresse à lui. Il débarque dans la capitale
« Je n'ai pas eu particulièrement de souci. Le seul à la limite c'est après, au bout de quelques temps. J'avais acquis le statut d'ancien. Les cadres étaient partis comme Paul Le Guen. Je me suis senti plus ou moins seul dans cette situation. » L'adaptation est facile, comme témoignent ses stats. Au milieu des stars, lui le joueur de devoir contribue à l'équilibre de l'équipe et se paye même le luxe d'attendre la finale de la C2 face à Barcelone et Ronaldo. Au PSG c'est vraiment le pied, au milieu de stars qui l'impressionnent « Il y en a eu beaucoup, je pense notamment à Raï, Leonardo ou Bernard Lama dans son registre mais pour ma part, je retiendrais plutôt Julio Cesar Dely Valdes avec qui je garde toujours contact. C'était un mec super agréable, on a tout de suite eu un bon feeling même après quand il est partit en Espagne puis au Panama. » Il tutoie même l'équipe de France selon certains, ce qu'il a aujourd'hui la sagesse ou la lucidité de nier farouchement : « Des regrets non, mais de toute façon je n'ai jamais été près des bleus. Au moment ou j'aurais pu espérer y entrer, je me suis blessé. Aimé Jacquet alors sélectionneur était venu au Parc voir l'équipe qui caracolait en tête mais malheureusement, cette période a coïncidé avec une blessure. »
Le départ de Denisot précipite la chute du PSG mais Jimmy reste. Il remporte un doublé Coupe de France - Coupe de la Ligue en 98 puis vit sereinement les saisons en dent de scie du PSG, capable du meilleur comme du pire. « 3 ou 4 présidents, 5 ou 6 coachs, je ne sais plus combien de joueurs. Au début c’était génial, et puis c’est devenu désolant, surtout que Luis ne comptait plus sur moi. » Alain Giresse, Philippe Bergeroo, Luis Fernandez, les grands noms se succèdent sur le banc comme sur le terrain avec les Ali Benarbia, Peter Luccin, Stéphane Dalmat, Ronaldinho. Le PSG frise le génie quelques fois avec un 7-2 infligé à Rosenborg en Ligue des Champions et une défaite 4-3 à La Corogne après avoir mené 3-0 à la 55ème. Jimmy regarde le train passer, moitié sur le terrain, moitié sur le banc, un peu comme son collègue Francis Llacer un autre symbole du PSG. En 2001, il finit par tenter l'aventure en Italie, à Venise, remonté en Serie A.
Son passage en Italie se un fiasco total et il n'y restera que 6 mois : « Lors de ma présentation à la presse, je suis arrivé en bateau luxueux sur la place St-Marc, où le président Zamparini m'a remis mon maillot devant les tifosi. Il y avait la télé j'étais content. Et puis j'ai visité les installation, c'était pourri (pour qu'un ancien joueur du PSG dise ça !!). Au bout de 3 mois, changement d'entraineur, ils virent Prandelli et mettent un ancien du club, un fou qui me prend à part et me dit 'Toi, tu découpes'. Oh Oh je suis parti vite fait.». Il rebondit alors à Sochaux époque Jean Fernandez. A l'arrivée de Guy Lacombe, il quitte le club pour Châtearoux « Un gars qui a la réputation de faire travailler les anciens, j'ai préféré partir.»
Son retour dans le Berry n'est pas aussi merveilleux que cela puisqu'il peine à retrouver un niveau physique acceptable, surtout qu'à son âge faire l'essuie-glace sur pendant 90mn ça devient délicat. Bon an mal an avec son ancien coéquipier Eric Rabésandratana, il atteint la finale de la Coupe de France 2004, qu'il perd face au PSG. Il termine sa carrière en Serie C italienne à l'AC Legano, le club de Marco Simone « Il m'a demandé de venir, j'ai dit oui, on s'est marré. Bon ça a duré 6 mois.»
Que devient-il ?
Depuis, Jimmy est un peu en quête de sens et de projet. « Je profite.» tel est son mot d'ordre. « Actuellement, je prends du recul sur mes 15 ans de carrière professionnelle, je suis dans une période de transition. Je prends du bon temps pour réfléchir à un projet d'avenir. »
Il a bien quelques projets comme devenir entraineur. Depuis 2007, il est à l'US Castanet-Tolosan comme formateur. En fait le rêve de Jimmy, c'est de rejoindre le TFC, le club de sa ville, qui l'a refusé alors qu'il était en cadet nationaux. C'est justement Elie Baup qui avait commis cet écart et comme les toulousains sont à la frontière permanente de la Ligue 2 : « Coacher en National m'irait déjà très bien.»
Sait-on jamais...
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