Jean-Pierre Avrillon

Jean-Pierre Avrillon
-
25 octobre 1961
France
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1979-1980 SCO Angers 0 0
1980-1981 SCO Angers 10 0
1981-1982 SCO Angers 18 0
1982-1983 SCO Angers 31 3
1983-1984 SCO Angers 17 2
1984-1985 SM Caen 34 3
1985-1986 SM Caen 33 3
1986-1987 SM Caen 34 3
1987-1988 SM Caen 29 03
1988-1989 SM Caen 37 0
1989-1990 SM Caen 23 0
1990-1991 Stade de Reims 33 1
1991-1992 USL Dunkerque 30 1
1992-1993 USL Dunkerque 30 0
1979 - 1984 :
1984 - 1990 :
1990 - 1991 :
1991 - 1993 :
  • Aucun

Sa carrière en club

Jean-Pierre Avrillon est un de ces solides arrières latéraux des années 80, qui compensaient leurs technique relative par un engagement superlatif. Après un parcours junior à l'US Normande, club anonyme de la banlieue caenaise, il intègre le centre de formation d'Angers en 1979. A l'époque, l'école angevine ne forme pas que des gardiens et la réserve fonctionne plutôt bien. Outre les futurs grands gardiens Jean-Pascal Beaufreton et Patrick Chaslerie, on y retrouve Boris Diecket et Didier Monczuk. JP fait ses débuts en D1 dès 1980, mais ses premières années angevines sont marquées par un aller-retour entre le banc de l'équipe 1 et la réserve en D3. Il ne s'impose vraiment dans l'effectif pro qu'à partir de 82, mais là encore, il est un titulaire plutôt discutable, alors que les angevins sont redescendus en D2 depuis 1 saison déjà. Le retour de Marc Berdoll n'a pas permis aux SCOistes de rester parmi l'élite et dans les bas-fond du championnat de D2, JP Avrillon se forge un mental et une réputation. En 1984, au terme de son contrat jeune, il quitte le club pour retrouver sa Normandie d'adoption.

Caen est alors un honnête club de D2 aux résultats épileptiques, entre le ventre mou et les places d'honneurs. L'équipe se construit patiemment, avec l'apport du duo offensif Eric Pécout - Philippe Prieur en 1986 qui permet au Normand d'échouer au barrage face à Niort, qui compte dans ses rangs un certain Abédi Pelé. La saison suivante, après 4 ans de galère, le club parvient enfin à son objectif au terme d'un parcours du combattant en barrages, qui les voit triompher des.. Chamois Niortais. Pièce indispensable du système défensif, JP Avrillon voit éclore à ses côtés les futurs tauliers de Saragosse, Franck Dumas, Christophe Point, Yvan Lebourgeois, cet ex avant-centre reconverti en arrière gauche, tandis que Jean-François Domergue termine sa carrière tranquillement. Caen arrache le maintien de manière improbable grâce à l'enfant chéri du Calvados Fabrice Divert qui plante un triplé à Bordeaux lors de la de l'avant dernière journée. La saison suivante le maintien est à peine plus tranquille, obtenu une nouvelle fois grâce à l'inévitable Fabrice Divert qui tutoie l'équipe de France. JP Avrillon, qui approche la trentaine quitte le club, d'autant plus que la concurrence le pousse vers la sortie et que Caen au bord du précipice financier a besoin de liquidité.

Il rejoint alors le grand Stade de Reims, qui végète en D2 depuis plus de 10 ans. Il ne reste qu'une saison en Champagne avant de finir sa carrière à Dunkerque. deux saisons en guise de préretraite : quitte à arrêter en douceur le haut niveau, pourquoi aller à Dunkerque, qui se dispute le titre de ville la plus glauque de France. Il est des raisons que la raison ignore comme on dit.

Que devient-il ?

Après avoir rangé les crampons en 93, à 32 ans à peine, JP Avrillon a quelque peu frayé en amateur avant de trouver sa voie : entraineur. Il disparait du paysage quelque temps avant de réapparaitre à la Ferté-Bernard, situé dans la Sarthe, en 1999. Le club évolue en DH. En 2002, c'est le triomphe de clocher avec une splendide victoire en Coupe du Maine. Il terminera son expérience fertoise en 2004, laissant la main à Jean-Philippe Dehon, une autre vieille gloire du championnat.

Aujourd'hui, il vit toujours à la Ferté-bernard mais a complètement décroché du foot. Il est en effet devenu chef de Rayon au Leclerc de la ville. On l'a aperçu cet été à Caen où il a rendu visite à son ancien coéquipier Franck Dumas