Jean-Philippe Durand
Par Roulion le 09 mai 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1981-1982 | Toulouse FC | 14 | 3 |
| 1982-1983 | Toulouse FC | 12 | 3 |
| 1983-1984 | Toulouse FC | 35 | 4 |
| 1984-1985 | Toulouse FC | 36 | 2 |
| 1985-1986 | Toulouse FC | 30 | 3 |
| 1986-1987 | Toulouse FC | 29 | 7 |
| 1987-1988 | Toulouse FC | 15 | 1 |
| 1988-1989 | Toulouse FC | 24 | 3 |
| 1989-1990 | Girondins de Bordeaux | 30 | 1 |
| 1990-1991 | Girondins de Bordeaux | 32 | 1 |
| 1991-1992 | Olympique de Marseille | 27 | 2 |
| 1992-1993 | Olympique de Marseille | 30 | 0 |
| 1993-1994 | Olympique de Marseille | 31 | 2 |
| 1994-1995 | Olympique de Marseille | 32 | 1 |
| 1995-1996 | Olympique de Marseille | 23 | 1 |
| 1996-1997 | Olympique de Marseille | 26 | 4 |
Toulouse-Fontaine
- 1982 : Champion de France de D2 (Toulouse)
- 1988 : Champion d’Europe espoir
- 1992 : Champion de France (OM)
- 1993 : Vainqueur de la Ligue des Champions (OM)
- 1995 : Champion de France de D2
- 26 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Enfant, Jean-Philippe Durand grandit dans la banlieue lyonnaise et commence très jeune le foot. Malheureusement, il est assez petit pour son âge et du coup peine à se faire remarquer, d’autant plus qu’il n’est ni physique, ni spécialement technique, ni spécialement rapide. Il parvient tout de même se faire une place dans les équipes de jeunes de l’OL, où il s’incruste pendant 8 ans. En tant que jeune, il fait quelques matchs avec l’équipe B mais surtout, Jean-Philippe Durand poursuit ses études et mène un IUT parallèlement à sa jeune carrière. Jean-Philippe part pour Toulouse à 20 ans afin de passer une maîtrise, le foot n’étant pas vraiment la priorité. Il conserve une licence à Toulouse-Fontaine, avec qui il est titulaire indiscutable. Repéré par l’entraineur de la réserve du Téfécé, il signe un contrat amateur chez les violet en 81. Sa vie bascule.
Jean-Philippe embrasse alors la carrière de joueur pro. Il s’impose immédiatement dans l’effectif Toulousain, alors en D2 et termine même champion. La saison suivant, il met un peu de temps à trouver ses marques, mais devient rapidement indispensable dans l’équipe. C’est l’époque dorée du Téfécé, qui trouve sont point d’orgue en 86 avec l’élimination du Napoli de Maradona. Ce qui fait la force de Jean-Philippe c’est qu’il est capable de jouer à tous les postes ou presque : arrière latéral, milieu défensif, milieu offensif, libero, tout y passe ou presque.
Devant cette qualité rare, il intègre l’équipe de France à partir de 88. En compagnie de son coéquipier Gérald Passi, Henri Michel lui confie l’animation offensive des bleus lors d’un match face à l’Espagne. Avec l’éviction de l’ex-nantais, jean-Philippe s’imposera comme un élément indispensable des bleus sous l’ère Michel Platini, jusqu’à l’euro 92, avec l’échec cuisant et l’élimination au 1er tour. Il raccrochera les bleus à la suite de cette compétition, avec 26 sélection tot de même.
Après 9 ans passés dans la ville rose, il remonte la Garonne et débarque à Bordeaux. Associé à Bernard Pardo dans l’entre-je, il devient une véritable numéro 8 à l’ancienne, complément idéal au grognard défensif et créatif Jean-Marc Ferreri. Devant le trident Jesper Olsen – Piet Den Boer – Klaus Allofs est d’une efficacité redoutable. Malheureusement pour lui, Bordeaux ne terminera que second du championnat derrière l’OM. La saison suivante l’effectif est complètement remanié alors que le système Bez touche à sa fin : Patrick Vervoort, Wim Kieft et Stéphane Plancque sont arrivés tandis que la triplette offensive est partie. Les girondins terminent 10ème et son rétrogradés.
Jean-Philippe quitte alors la Gironde et rejoint l’OM. C’est un énorme challenge pour lui car les places sont très chères dans l’effectif pléthorique de l’OM. Remplaçant en début de saison, il parvient systématiquement à s’imposer. Il évolue souvent comme arrière-droit ou milieu défensif, en complément de Didier Deschamps le capitaine de l’équipe. Champion de France 92, il se forge un palmarès à l’OM avec la Ligue des champions remporté la saison suivante face au milan AC. On se souvient notamment d’un triplé marqué face à Bastia avec 3 buts en dehors de la surface. Lorsque l’affaire OM-VA éclate et que le club phocéen est rétrogradé en D2 en 1994, il est un des seuls champion d’Europe à rester, avec Fabien Barthez et Bernard Casoni. Cette attitude lui vaut un immense respect de la part des supporters. Il passera les 2 saisons de l’OM en D2, dont il devient même le capitaine. Il terminera sa carrière lors de la saison 96/97, la première de l’OM en D1. Si sportivement, les résultats sont médiocres, malgré un recrutement alléchant sur le papier (Reynald Pedros, Iordan Letchkov, Xavier Gravelaine et Andréas Kopke avaient rejoint la canebière en 96), l’OM évite la descente sans doute grâce à son capitaine emblématique. Finalement, pour un mec qui avait rejoint Toulouse pour passer une maîtrise, Jean-Philippe Durand aura accompli une immense carrière et laissera le souvenir d’un joueur irréprochable et indispensable.
Que devient-il ?
Jean-Philippe a immédiatement pris le parti d’intégrer le staff de l’OM. Avec le management de RLD, c’est une armée mexicaine qui s’occupe des affaires de l’OM au quotidien et il n’a pas été bien difficile de lui trouver une place dans l’organigramme du club. Il a commencé comme responsable de la communication puis a intégré le staff technique comme adjoint pendant quelques temps.
Aujourd’hui, il est responsable de la cellule de recrutement, qui compte bon nombre d’ancien du club, comme Josip Skoblar, Franck Passi, François Brisson…
Par ailleurs, il a ouvert un restaurant à Marseille: le Blok
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