Jean-Noël Huck
Par Roulion le 18 décembre 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1967-1968 | Mutzig | ? | ? |
| 1968-1969 | RC Strasbourg | 19 | 0 |
| 1969-1970 | RC Strasbourg | 32 | 3 |
| 1970-1971 | RC Strasbourg | 38 | 5 |
| 1971-1972 | OGC Nice | 35 | 3 |
| 1972-1973 | OGC Nice | 37 | 5 |
| 1973-1974 | OGC Nice | 35 | 4 |
| 1974-1975 | OGC Nice | 37 | 6 |
| 1975-1976 | OGC Nice | 35 | 6 |
| 1976-1977 | OGC Nice | 24 | 2 |
| 1977-1978 | OGC Nice | 33 | 2 |
| 1978-1979 | Paris FC | 32 | 1 |
| 1979-1980 | Paris Saint Germain | 29 | 0 |
| 1980-1981 | Paris Saint Germain | 31 | 1 |
| 1981-1982 | FC Mulhouse | 27 | 5 |
| 1982-1983 | FC Mulhouse | 30 | 0 |
| 1983-1984 | FC Mulhouse | 24 | 1 |
| 1984-1985 | RC Strasbourg | 18 | 0 |
| 1985-dec 1985 | RC Strasbourg | 0 | 0 |
| jan 1986-1986 | En Avant Guingamp | 0 | 0 |
| 1986-1987 | En Avant Guingamp | 5 | 0 |
Mutzig
- 1973 : Vice-champion de France (Nice)
- 1976 : Vice-champion de France (Nice)
- 1978 : Finaliste de la Coupe de France (Nice)
- 17 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Natif de Mutzig dans le Bas-Rhin, Jean-Noël Huck arrive à Strasbourg en 1968. Il s’impose très rapidement dans l’effectif alsacien. Vitesse et puissance au service d’un technique irréprochable, telles étaient les qualités de ce milieu relayeur, le genre de joueur box-to-box qui défend aussi bien qu’il attaque. Avec ses longues chevauchées fantastiques, Jean-Noël était un joueur assez spectaculaire. Il restera 3 ans à Strasbourg, dont une belle 5ème place en 1970 La fusion avec le club des Pierrots Vauban en 1970 se passe assez mal et du coup le club strasbourgeois est relégué en 1971. Jean-Noël vaut beaucoup mieux que la D2 alors il descend sur la côte et rejoint les rangs de l’OGC Nice.
Malgré cette saison médiocre des strasbourgeois, Jean-Noël s’installe en équipe de France. Appelé une première fois au mois d’avril 1970, pour un match amical contre la Bulgarie, il entre à l’heure de jeu pour remplacer José Broissart. Il sera appelé régulièrement jusqu’en 75, culminant à 17 sélections. Le drame c’est qu’à l’époque, les bleus étaient régulièrement absents des compétitions internationales. Il finira par perdre sa place au profit de joueurs comme Dominique Bathenay, qui eux remportaient des titres avec les verts.
Associé à Roger Jouve, il forme un super duo. Nice fera une saison 71-72 correcte avant de faire une magnifique saison 72-73 où le club termine 2ème. Toujours régulier, Jean-Noël met ses 4-5 buts par an, ce qui est tout à fait respectable pour un numéro 8. Nice, c’est un des bons seconds couteaux des 70s et après la saison 74-75, un peu ratée (14ème), le club engage un 37me larron en la personne de Jean-Marc Guillou. Cette arrivée va transfigurer l’équipe, qui fait une saison exceptionnelle, sans doute une des meilleurs saison de l’OGC Nice, avec une équipe qui a très belle allure : Baratelli dans les bois , Adams et Katalinski en défense, le fameux trio Huck-Jouve - Guillou et le trident offensif Sanchez - Musevic - Molitor. Il s’en faut de peu que les aiglons remportent le titre, un arbitrage contestable et encore contesté sur la Promenade des anglais, lors de certains matchs prive les aiglons d’une récompense méritée. L’arrivée la saison suivant du buteur yougoslave Nenad Bjekovic devait permettre au club de franchir ce cap, mais la solidarité de l’équipe se fissure… malgré un bon parcours en Coupe. Finalement c’est une nouvelle fois la Coupe de France qui sauvera les niçois du naufrage interne lors de la saison 77-78. Nice atteint la finale, mais s’incline face à Nancy, qui compte dans ses rangs un certains Michel Platini, unique buteur au parc des princes. Par la suite, l’équipe niçoise va complètement exploser. Sentant que cette finale perdue marque la fin d’une époque, Jean-Noël met les voiles.
En 1978, il fait partie des très bons joueurs du championnat et le Paris FC, qui vient de remonter pense faire la bonne affaire. Hélas, on ne le sait pas encore mais les meilleures années de « l’homme-cheval », comme l’appelait, sont derrière lui. Il fera une saison correcte avec le club francilien, mais pas non plus de quoi empêcher la descente, malgré les Bernard Lech, Georges Eo, etc. L’équipe est beaucoup trop jeune pour se maintenir. Jean-Noël quitte le club mais reste sur la Capitale, puisqu’il rejoint les rangs du PSG. Associé à Dominique Bathenay, qui lui a pris sa place en bleu, Jean-Noël fera 2 saisons correctes, sans toutefois être vraiment exceptionnelles et quitte le club un peu dans l’indifférence générale en 1981.
Il retourne alors dans son Alsace natale pour évoluer à Mulhouse, où il retrouve son pote Jean-Marc Guillou, alors entraineur-joueur. A plus de30 ans, il retrouve une seconde jeunesse sur les bords de l’Ill et Mulhouse fait une saison miraculeuse en D2, remonta au terme des barrages. Les alsaciens pratiquaient un jeu chatoyant et très offensif. Las, ce sera insuffisant pour se maintenir malgré Sanchez et Yves Ehrlacher en attaque. Jean-Noël accompagne le club en D2, mai spart en fin de saison.
Il retourne au club de ses débuts, à Strasbourg. Il fera une première partie de saison correcte, avant d’être nommé entraineur joueur au printemps 85. Strasbourg fait une saison catastrophique et se sauve in extremis, terminant 16ème. Jean-Noël reste au poste d’entraineur, mais sera limogé en décembre… Il part alors pour Guingamp, où il finit tranquillement sa carrière, comme entraineur- joueur
Que devient-il ?
Jean-Noël Huck s’oriente tout d’abord vers une carrière d’homme de terrain. Son expérience enrichissant mais difficile sur el banc strasbourgeois l’a convaincu d’embrasser la carrière d’entraineur.
Après son expérience guingampaise, il revient à Nice où il intègre le staff technique en 1987. En décembre 1990, il sera appelé à la tête de l’équipe première, pour une fin de saison chaotique. Le club assure son maintien sur le terrain mais est tout de même relégué parla DNCG. L’objectif de remontée ne sera pas atteint, mais Jean-Noël garde sa tête, malgré la décevante 9ème place. Il ne tiendra que quelques mois supplémentaire, limogé au mois d’octobre après un début de saison difficile… Remplacé par Albert Emon, il quitte l’OGC Nice, son club de cœur avec pas mal d’amertume.
Il décide alors de quitter le monde du football et ouvre une boutique de prêt-à-porter…
- Ajouter un commentaire
- 86 lectures
-




