Jean-Marie Aubry
Par Roulion le 27 octobre 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1987-1988 | RC Strasbourg | 2 | 0 |
| 1988-1989 | SCO Angers | 2 | 0 |
| 1989-1990 | SCO Angers | 2 | 0 |
| 1990-1991 | SCO Angers | 33 | 0 |
| 1991-1992 | SCO Angers | 31 | 0 |
| 1992-1993 | SCO Angers | 33 | 0 |
| 1993-1994 | SCO Angers | 28 | 0 |
| 1994-1995 | SCO Angers | 20 | 0 |
| 1995-1996 | Lille OSC | 29 | 0 |
| 1996-1997 | Lille OSC | 36 | 0 |
| 1997-1998 | Lille OSC | 34 | 0 |
| 1998-1999 | AS Monaco | 3 | 0 |
| 1999-2000 | AS Monaco | 4 | 0 |
| 2000-2001 | AS Monaco | 10 | 0 |
| 2001-2002 | SM Caen | 14 | 0 |
| 2002-2003 | SM Caen | 0 | 0 |
- 1987 : Champion de D2 (Strasbourg)
- 1993 : Vice Champion de France D2 (Angers)
- 2000 : Champion de France (Monaco)
Sa carrière en club
Alsacien pur souche, Jean-Marie Aubry fait ses classes au Racing. Tout jeune gardien, il accède à l’équipe pro lors de la saison 87-88, en D2. Doublure de Philippe Flucklinger, titulaire depuis le départ du regretté Philippe Schuth, Jean-Marie est lancé dans le grand lors d’un match face au Stade Rennais. Le rêve se transforme en cauchemar avec une défaite 4-0, sans appel. Erik Van Den Boogaard, le buteur rennais sera le principal artisan de l’enterrement de première classe du jeune gardien. Bien évidemment, il n’est pas conservé par le club alsacien, qui accède à l’élite, terminant champion de D2.
Jean-Marie Aubry part alors à Angers, réputé pour son école de gardien. Il débarque comme doublure de Michel Pageaud et les deux premières saisons, en D2, il les passe essentiellement sur le banc de touche. Angers végète dans le ventre mou. A force de travail il parvient à s’imposer comme le premier choix au début de la saison 90-91, le départ de Pageaud l’ayant bien aidé, il faut dire. Immédiatement Aubry va rendre à son entraineur la confiance qu’il lui apporte. Le club se mêle alors à la lutte pour la montée. Certes le changement de gardien ne fait pas tout mais cela explique en partie cette ascension vers l’élite. Après une prometteuse 4ème place, Angers termine second lors de la saison 91-92. Cette année là Aubry fait parler de lui en effaçant des tablettes le record d’invincibilité de Joël Bats. 751 minutes durant, il conserve sa cage inviolée ! Angers ratera finalement l’accession à l’élite, en barrage, éliminé par le… RC Strasbourg… Pour évoluer en D1, Aubry et ses coéquipiers attendront encore une saison. Terminant 1er de leur groupe, grâce au duo offensif Christophe Lagrange - Cédric Daury, les angevins retrouvent l’élite après plus de 10 ans d’absence. Ils rateront néanmoins la dernière marche en manquant le titre de champion, battus par le FC Martigues de Didier Tholot. Les débuts en D1 sont tonitruants avec une victoire 4-1 sur le terrain de Sochaux… La suite sera Tony Vairelles. Malgré un recrutement pourtant malin (Bruno Germain, Eric Péan et Mustapha El Haddaoui, habitués de l’élite, arrivèrent en ville cette année là), Angers termine bon dernier du championnat. Back to Hell 2 pour Jean-Marie dont la carrière en D1 aura pour le moins été éphémère. … Angers rate le coche de la remontée immédiate et cette fois JMA est contacté par un vrai club de D1 pour un vrai poste de n°1
Certains grincheux ont sans doute imaginée que le patronyme de notre talentueux gardien l’ai aidé à obtenir une place de titulaire dans la cage du LOSC mai sil n’en fut rien. En fait c’est ce pauvre Jean-Claude Nadon qui commençait à avoir des rhumatismes alors il fallait bien trouver une solution efficace et pas chère. A Lille, JMA s’offre donc une plongée longue durée en D1… plongée qui durera 2 ans et qui débouchera sur une relégation inévitable en 1997. Déjà en 1996, Lille s’était sauvé du bout du bout avec une 17ème place. Pas bégueule, Jean-Marie reste une saison dans ce championnat qu’il connaît si bien. Lille ne remonte malgré la bonne saison de son gardien.
L’ASM qui cherche une doublure à son champion du monde de gardien (Fabien Barthez) recrute alors Jean-Marie Aubry. Ce dernier passe donc 3 ans à La Turbie. Il joue assez peu, mais profite de quelques blessures et de la flemme du divin chauve, qui a toujours aimé choisir ses matchs. Il en profite pour devenir champion de France en 2000. Au final, cela 17 matchs en 3 ans pour un gardien remplacent, c’est pas trop mal. Lorsque Barthez quitte Monaco pour Manchester United en 2001, Jean-Marie quitte aussi le Rocher. Malheureusement pour lui, il ne parvient pas à traverser la Manche et s’arrête à Caen.
Le club bas-normand est alors en D2 et Jean-Marie Aubry fait une bonne saison jusqu’à une blessure qui l’écarte des terrains pendant un bon moment. Bien installé en D2, Aubry vit une fin de carrière assez tranquille. En 2003, il range définitivement les gants.
Que devient-il ?
Après un moment de repos, Eric Cantona le contacte pour intégrer l’équipe de France de Beach Soccer, en compagnie de pas mal de vieille gloire. Titulaire dans les bois (ça ne lui est pas arrivé souvent). Jean-Marie connaitra pas mal de joies avec cette équipe : champion du Monde 2005 et finaliste 2006, inutile de préciser que ce n’est pas le genre de palmarès auquel il aurait pu prétendre sur les vertes pelouses…
Toujours en activité, malgré son âge canonique, il ne devrait pas trop tarder à passer la main.
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Par Anonyme (non vérifié) le ven, 13/11/2009 - 16:05
Il est gérant du temple du foot sur la région de Rouen mintenant