Jean-Marc Guillou
Par Roulion le 05 septembre 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1966-1967 | SCO Angers | 1 | 0 |
| 1967-1968 | SCO Angers | 6 | 0 |
| 1968-1969 | SCO Angers | 15 | 4 |
| 1969-1970 | SCO Angers | 32 | 2 |
| 1970-1971 | SCO Angers | 37 | 0 |
| 1971-1972 | SCO Angers | 38 | 5 |
| 1972-1973 | SCO Angers | 37 | 2 |
| 1973-1974 | SCO Angers | 38 | 2 |
| 1974-1975 | SCO Angers | 38 | 3 |
| 1975-1976 | OGC Nice | 28 | 3 |
| 1976-1977 | OGC Nice | 36 | 3 |
| 1977-1978 | OGC Nice | 36 | 3 |
| 1978-1979 | OGC Nice | 36 | 3 |
| 1979-1980 | Neuchâtel Xamax | 24 | 1 |
| 1980-1981 | Neuchâtel Xamax | 25 | 1 |
| 1981-1982 | FC Mulhouse | 32 | 0 |
| 1982-1983 | FC Mulhouse | 30 | 0 |
| 1983-1984 | AS Cannes | 11 | 0 |
- 1969 : champion de D2 (Angers)
- 19 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Le jeune Jean-Marc Guillou fait tout sa formation au Stade Nazairien, aucun lien avec le messie. Jugé trop lent, malgré une bonne technique, les recruteurs du FC Nantes boude le jeune milieu de terrain et c’est finalement le SCO, l’autre « grand » club de l’Ouest qui récupère le bonhomme en 1964. Les débuts sont difficiles. Jean-Marc s’impose.. en réserve. Sorte de n°8 à l’ancienne, il brille surtout par sa lenteur et un jeu un peu trop personnel du moins c’est ce qu’on lui reproche. Parallèlement, J-M travaille chez Bull… La situation va durer 2 ans, jusqu’au jour où, il fut retenu comme 12ème homme pour un match de D1 contre le FC Nantes. A l’échauffement Jean-Pierre Dogliani, le cerveau attitré de l’équipe se blesse assez sérieusement au genou, et Jean-Marc se voit propulsé sur le devant de la scène. Par un temps exécrable sur un terrain gras et très glissant, voulant prouver aux Nantais sa réelle valeur, il réussit un match absolument « époustouflant ». Sa technique exceptionnelle, son impeccable couverture de balle, sa vision du jeu incomparable firent merveille et enthousiasmèrent le nombreux public, une heure et demie durant. Meilleur homme sur le terrain, il fut le grand artisan d'une des rares victoires du SCO à Nantes, par 1 à 0. Pour toute la presse sportive spécialisée, tant régionale que nationale, ce fut une révélation. Elle ne devait plus tarir d'éloges à son sujet. Ainsi, Jean-Marc devient le maitre à jouer du SCO, l’âme du club, son leader… Les années Guillou coïncident avec l’âge d’or du club angevin. La relégation de 1968 allait s’accompagner d’une résurrection digne du Phoenix. Angers bat tous les records avec 120 buts et remporte haut la main le titre de champion de D2. Le départ de Jean-Pierre Dogliani en 1971, lui permettra de s’affirmer encore plus. Associé à Alberto Poli, dont il était parfaitement complémentaire, J-M allait devenir le pourvoyeur officiel du trident offensif Eric Edwige - Marc Berdoll - Bosko Antic… Angers c’était la classe incarnée, avec un jeu léché fait de passes courtes, de redoublements, à tel point que les blanc rivalisaient avec le fameux jeu à la nantaise. A équipe complète, résultat en conséquence : malgré de faibles moyens, Angers squattait les 5premières place du classement et jouait même la Coupe d’Europe en 172/73. L’épopée ne dura cependant qu’un tour, face au Dynamo Berlin… A l’époque, il faut dire que les résultats européens des clubs français étaient très médiocres. Bien sur Jean-Marc devient de plus en plus convoité mais reste à Angers, sans doute pour sa douceur. Il finira néanmoins par quitter el club en 1975, après 11 ans de bons et loyaux services….
Paradoxalement, alors que tout le monde loue sa qualité technique, sa vision du jeu, etc… Jean-Marc est boudé par les bleus, dont le sélectionneur préfère les bucherons durs au mal. Il lui faudra attendre 1974 pour enfin jouer, après une première tentative l’année précédente. C’est Stephan Kovacs, l’ancien coach de l’Ajax, qui fera appel à lui. Rapidement il s’impose avec les bleus, dont il devient capitaine et meneur de jeu. Avec l’Arrivée d’Hidalgo en 1976, mais surtout l’émergence de Michel Platini, il va perdre progressivement sa place, mais restera dans le groupe pour la Coupe du Monde 1978. C’est vrai qu’au milieu, entre Henri Michel, Dominique Bathenay, Jean-Michel Larqué, la concurrence était forte. Titulaire pour le premier match face à l’Italie, il restera sur le banc pour les 2 derniers, terminant ainsi sa carrière en sélection, après 19 matchs pour 3 buts.
Lorsqu’il quitte Angers, c’est un peu à la surprise générale qu’il signe à l’OGC Nice. Les aiglons n’avaient à l’époque rien d’une grande équipe, mais sous l’impulsion de l’ancien SCOiste allaient le devenir. Au centre d’un milieu résolument offensif, avec Jean-Noël Huck et Roger Jouve, Jean-Marc permet à son équipe de rivaliser toute la saison avec les Verts pour le titre de champion. Ils n’échoueront que dans les dernières journées, la faute à certaines décisions contestables qui alimentent encore le sentiment de persécution dont se sentent victimes les supporters encore aujourd’hui. Malgré l’arrivée de Josip Katalinski et Nenad Bjekovic, Nice ne réussira jamais à rééditer cette performance. Très attendu lorsde la saison 77-78, c’est en Coupe de France que Nice va se révéler, en atteignant la finale, mais Michel Platini joue en face et Nice perd en finale contre le 11 nancéen… Jean-Marc passe une dernière saison sur la baie des anges avant d’émigrer en Suisse.
Lorsqu’il débarque à Neuchâtel en 1979, il a déjà 34 ans, mais il a encore des cannes, malgré le demi-paquet de cigarette qu’il s’enfilait quotidiennement.. Une autre époque…Il passe 2 ans en Suisse puis rentre en France à Mulhouse, où il reste 2 saisons également, comme entraineur-joueur. Il va terminer sa belle à carrière à Cannes, comme entraineur-joueur, avant de quitter définitivement les terrains en 1984.
Que devient-il ?
Jean-Marc opte pour une carrière d’entraineur. Il se fait la main à Cannes avant de partir entrainer le Servette Genève pendant une saison. Les grenats ne parviennent pas à conserver leur titre de champion et J-M est débarqué.
Jean-Marc devient alors président du FC Mulhouse, avec qui il connaitra les joies de la remontée en 1989, mai sil ne survivra pas à la descente et quitte le club en 1991.
Il émigre alors en Afrique, à L’ASEC Abidjan, dont il est manager général, directeur technique et entraineur. Il fond l’Académie qui va irriguer l’Europe de joueur ivoirien et contribuer largement au renouveau des éléphants qui joueront la Coupe du Monde 2006. Son travail de formation porte ses fruits et le club belge de Bereven, où il fut entraineur entre 2001et 2002, devient même son principal client, avec une équipe composée en majeure partie d’ivoirien. L’histoire d’amour entre Guillou et la Côte d’Ivoire ira même jusqu’à un éphémère passage à la tête de la sélection (1999-2000).
Aujourd’hui, après le succès de son académie "Sol Béni" en Côte d'Ivoire, Jean-Marc Guillou est en Thaïlande où il y a fondé un centre à Ban Bung ! Parmi les 30 pensionnaires de la première promotion, 2 ont d'ores et déjà été recruté par Arsenal !!!!
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