Jean-Marc Furlan
Par Roulion le 08 février 2010

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1975-1976 | Girondins de Bordeau | 0 | 0 |
| 1976-1977 | Girondins de Bordeau | 21 | 0 |
| 1977-1978 | Girondins de Bordeau | 27 | 0 |
| 1978-sep1978 | Girondins de Bordeau | 3 | 0 |
| sep1978-1979 | Montpellier HSC | 23 | 0 |
| 1979-1980 | Stade Lavallois | 25 | 0 |
| 1980-1981 | Olympique Lyonnais | 38 | 0 |
| 1981-1982 | Olympique Lyonnais | 38 | 0 |
| 1982-1983 | FC Tours | 36 | 1 |
| 1983-1984 | FC Tours | 33 | 1 |
| 1984-1985 | FC Tours | 37 | 1 |
| 1985-1986 | SC Bastia | 33 | 1 |
| 1986-1987 | Montpellier HSC | 3 | 0 |
| 1987-1988 | Montpellier HSC | 0 | 0 |
| 1988-1989 | RC Lens | 16 | 0 |
| 1989-1990 | FC Libourne St Seurin | 31 | 3 |
| 1990-1991 | FC Libourne St Seurin | 28 | 0 |
| 1991-1992 | FC Libourne St Seurin | 29 | 1 |
| 1992-1993 | FC Libourne St Seurin | ? | ? |
- 1984 : Champion de France de D2 (Tours)
- 1987 : Champion de France de D2 (Montpellier)
Sa carrière en club
Natif de Sainte-Foy-la-Grande, Jean-Marc Furlan intègre tout naturellement le centre de formation des girondins de Bordeaux. A l’époque, Bordeaux est au mieux une équipe de ventre mou et en dehors d’Alain Giresse, les bons joueurs ne sont pas légions. Jean-Marc, arrière axial teigneux et accrocheur, limite boucher, s’impose dans l’équipe à partir de 1976. Il forme une charnière en papier crépon avec le poète José Lopez, s ans oublier un autre grand esthète en la personne de Guy Fraunié. Lorsque Gernot Rohr arrive ne 1977, Jean-Marc se découvre un nouveau compère de défense. Il trouve là son maitre dans la discipline de l’arrachage de cheville. Bordeaux frôle la relégation. Le nouvel entraineur Luis Carniglia ne compte pas vraiment sur son jeune boucher et Jean-Marc se voit poussé vers la sortie. Fin aout il quitte le navire et rejoint Montpellier en D2. Dans l’Hérault sil va se relancer avec une bonne saison, même s’il n’est pas non plus totalement indiscutable.
En fin de saison, il retrouve la D1 en signant à Laval. Chez les tangos, il subit la concurrence de Jacques Pérais et du docteur Jean-Luc Arribart. Il parviendra néanmoins à s’imposer à la place de Pérais, qui se retrouve en conflit ouvert avec ses dirigeants à cause de ses émoluments, jugés un peu trop élevés. Auteur d’une très bonne demi-saison, il est dans la foulée recruté par l’OL. Chez les gônes Jean-Marc vient encadrer une équipe hybride, composée de jeunes espoirs et de vieux en fin de carrière. Il y retrouve André Ferri qui l’avait mis sur la touche à Bordeaux. Sinon dans cette équipe on retrouve Jean Tigana, Dominique Marais, Serge Chiesa et Yves Chauveau, Daniel Xuereb. Tout ce beau monde fait une belle saison et rate l’Europe de pas grand-chose. La saison suivante sera beaucoup plus compliquée. Jean Tigana part à Bordeaux et malgré les Albert Emon, Simo Nikolic et autre Alain Moizan, Lyon frôle la descente en terminant 16ème. Avec 46 buts encaissés la défense est montrée du doigt. Jean-Marc Part alors à Tours.
Sur les rives du Cher, J-M va tout connaitre. La première saison est catastrophique puisque le tout récent demi-finaliste de la Coupe de France descend. Delio Onnis commence à se faire vieux et Omar Da Fonseca ne tient pas tout ses promesses. Le club va remonter aussi sec après une saison exceptionnelle. Tours termine 1er devant le Racing Club de France et s’adjuge même le titre honorifique de champion de D2 au dépend d’un OM convalescent mais à l’attaque monumentale. Afin de se maintenir le club recrute en masse avec notamment Merry Krimau, Jean-Marc est associé au sémillant Patrick Loiseau en défense centrale. Malheureusement, entre un recrutement qui ne tiendra pas toutes ses promesses et une cascade de blessures, les tourangeaux font l’aller retour en D1. En fin d’exercice, Jean-Marc signe alors à Bastia. Là encore le choix est douteux puisque les corses terminent bons derniers du championnat et encaissent 79 buts en 38 matchs. Cette fois-ci Jean-Marc n’échappera pas à la D2. Il revient alors à Montpellier. Le drame c’est que cette fois, y a des clients en face. Barré par Nenad Stojkovic, il ne joue que très peu lors de la saison 86-87 mais remporte tout de même un 2ème titre de champion de France de D2. La saison suivante est encore pire puisque l’arrivée de Julio Cesar le confine à la tribune. Jean-Marc ne disputera aucun match de la formidable saison 87-88 qui verra les héraultais terminer à une surprenante 3ème place.
Lassé de jouer les sparing partners, Jean-Marc quitte Montpellier et part se relancer du côté de Lens. Décidément, il a le chic pour être au mauvais endroit au mauvais moment. En effet, avec les sang et or, Jean-Marc va connaître sa 4ème descente au terme d’une nouvelle saison de calvaire. Décidément, Jean-Marc est un homme de relégation. Après avoir bouclé son tour de France, Jean6marc revient couler des jours heureux dans sa Gironde natale, à St Seurin. Il terminera sa carrière tranquillement, avec une dernière pige en 1992 à l’AS Libourne. Au final, le bilan de carrière de Furlan c’est un peu les montagnes russes : 2 titres de champions de D2, 4 relégations. Et pourtant, il fut international espoir…
Que devient-il ?
A l’issue de sa carrière de joueur, Jean-Marc reste dans le monde du football puisqu’il prend en main les jeunes de Libourne. Il y a du beau linge, puisque tous les recalés du centre de Bordeaux terminent ici. Il fera de belles choses et prendra en charge l’équipe première en 1997. Il restera en poste après la fusion avec St Seurin en 1988 et se fera même connaître avec de bons parcours en Coupe de France où fréquemment l’équipe éliminera quelques clubs de D1, avec quart de finale en 2002, et un 8ème en 2003, année du titre en CFA. Jeune entraineur alors en pleine bourre, il est recruté par Troyes en 2004, qui se cherche un remplaçant au mythique Alain Perrin depuis 2 ans. Il récupère le club en D2 et le fait remonter aussi sec. Il va réussir à maintenir le club à l’arrache la première saison (17ème) mais la 2ème lui sera fatale (18ème).
Il se relance au RC Strasbourg, alors en D1. Alors que le maintien semble accessible, les Alsaciens perdent leurs 11 derniers matchs de championnat. Cette saison là, Jean-Marc fait parler de lui après une énième défaite contre l’OL, à propos de Fabio Grosso l’arrière gauche italien, traité de « macaroni de merde » qui « n’a pas renié ses gènes ni sa race » lorsqu’il a exagéré une faute d'Eric Mouloungui, qui avait valu un deuxième carton jaune synonyme d'expulsion. Jean-Marc Furlan, a été suspendu trois matches pour injures racistes par le Conseil national de l'éthique. Il a été relaxé en appel. Il s'était excusé par communiqué, rappelant ses propres origines italiennes : « Je tiens à préciser que ces propos ont été complètement sortis de leur contexte. Citoyen d’honneur de la ville de Cinto-Camagione en Italie et élevé par une famille paternelle italienne, j’éprouve le plus grand respect et une réelle admiration pour cette nation [...] Je tiens à présenter mes excuses auprès du joueur Fabio Grosso si mes propos l’ont blessé. »
Dans ses conditions, la descente est inévitable. Mais Jean-Marc est maintenu à son poste. Nouvelle désillusions, Strasbourg 2ème au début de la dernière journée perd à Montpellier et le club ne monte pas. Là encore, après avoir eu un accord tacite avec les dirigeants de départ en cas de non montée, il revient sur sa parole une fois l’exercice terminé : « J’ai tellement avalé de couleuvres depuis deux ans, avec des joueurs qu’on m’a imposés et dont je ne voulais pas, que j’en ai ras-le-bol. J’ai tellement été floué et méprisé dans ce club que je ne vois pas pourquoi je respecterais ma parole »… Il est donc débarqué à l’été 2009.
En décembre de la même année, il arrive au chevet d’un FC Nantes qui reste sur une mauvaise série mais dont la situation n’est pas désespérée. Il remplace Gernot Rohr. Le choc psychologique ne durera qu’un match et aujourd’hui Nantes est à la dérive. L’objectif était la montée, aujourd’hui les canaris pensent surtout à e pas descendre. Après 2 victoires en 13 matchs, Jean-Marc Furlan à pris la porte, remplacé par Baptiste Gentili... Ambiance à la Jônelière, Gentili n'est autre que l'ajointde Michel Der Zakarian, viré 1 an et de mi plus tôt
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