Jean-Marc Ferreri
Par Roulion le 18 novembre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1979-1980 | AJ Auxerre | 21 | 2 |
| 1980-1981 | AJ Auxerre | 22 | 1 |
| 1981-1982 | AJ Auxerre | 34 | 3 |
| 1982-1983 | AJ Auxerre | 32 | 14 |
| 1983-1984 | AJ Auxerre | 36 | 4 |
| 1984-1985 | AJ Auxerre | 34 | 6 |
| 1985-1986 | AJ Auxerre | 37 | 11 |
| 1986-1987 | Girondins de Bordeaux | 33 | 3 |
| 1987-1988 | Girondins de Bordeaux | 34 | 5 |
| 1988-1989 | Girondins de Bordeaux | 32 | 6 |
| 1989-1990 | Girondins de Bordeaux | 36 | 14 |
| 1990-1991 | Girondins de Bordeaux | 34 | 6 |
| 1991-1992 | AJ Auxerre | 26 | 9 |
| 1992-1993 | Olympique de Marseille | 19 | 2 |
| 1993-1994 | FC Martigues | 16 | 2 |
| 1994-1995 | Olympique de Marseille | 33 | 6 |
| 1995-1996 | Olympique de Marseille | 18 | 0 |
| 1996-1997 | Sporting Toulon | 31 | 17 |
| 1997-dec 1997 | FC Zurich | 7 | 0 |
| jan 1998-1998 | Saint-Denis-Saint-Leu | 10 | 2 |
Saint-Denis-Saint-Leu
- Champion de France : 1987
- Coupe de France : 1987
- Champion de France de D2 : 1980, 1995
- Coupe Gambardella : 1982
- Meilleur buteur de la Ligue des Champions : 1988 (4 buts) (Bordeaux).
- 3ème de la Coupe du monde : 1986
- Champion d'Europe : 1984
- 37 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Né dans le sympathique village de Pouilly-sous-Charlieu, dans la Loire, le jeune Jean-Marc rejoint l’AJ Auxerre en 1976. Alors que le club n’a pas de centre de formation et végète en D2, c’est chez Guy Roux lui-même que le jeune Jean-Marc dort. Il franchit les paliers petit à petit et débute en D2 en 1980 et remporte son premier titre. Auxerre s’installe petit à petit au plus haut niveau et il le doit en grande partie à son numéro 10. Excellente vision du jeu, grand sens du dribble, Jean-Marc deviendra le premier international de l’AJ Auxerre en Octobre 1982. Il s’installera en Equipe de France et participera successivement à l’Euro 84 puis la Coupe du Monde 86. Toutefois, barré par le carré magique Luis Fernandez – Jean Tigana – Alain Giresse – Michel Platini, il se contente du banc de touche. En club, l’AJ Auxerre découvre l’Europe dès la saison 1984/85. Jean-marc est la star de l’équipe qui alimente Andrzej Szarmach ou Patrice Garande.
En 1986, après le Mondial mexicain qui l’a vu terminer 3ème, Jean-Marc rejoint les Girondins de Bordeaux, le meilleur club français à l’époque. Au sein d’une dream-team française, il remporte son premier titre national en 1987 et accroche également une Coupe de France. En compagnie de Philippe Vercruysse, il alimente Philippe Fargeon et Zlatko Vujovic, à la pointe de l’attaque. Cette année là, l’équipe échoue en demi-finale de Coupe des Coupes face au Lokomotiv Leipzig, au terme d’une séance de tirs au but mémorable. Défaits 1-0 à l’aller à domicile, les bordelais rétablissent la situation en RDA. En prolongations Dominique Dropsy sauve son équipe en arrêtant un penalty. A égalité au bout des cinq tireurs, alors que Philippe Fargeon et Zlatko Vujovic ont refusé de tirer, c’est Zoran, le frère jumeau qui verra sa frappe s’écraser sur le montant. A l’apogée, en 1987, les Girondins entament leur déclin et Jean-Marc en fait de même. La génération post-Platini échoue à se qualifier pour l’Euro 88 puis le Mondial 90 et dans le même temps les bordelais laissent leur fauteuil de moteur du foot français à l’OM qui triomphe en championnat en 1989 puis 90. Has been avant d’avoir vraiment été, Jean-Marc rentre à Auxerre en 1991. Après une saison, il parvient à se remettre sur les rails mais rate l’Euro 92. L’équipe de France lui tourne le dos et afin de recouvrer son ancien statut il signe à l’OM.
Commence alors sa seconde histoire d’amour. Jean-Marc intègre l’armada olympienne, partie à la conquête de l’Europe. Il joue très peu mais aime le club. A l’issue de la saison, il rejoint Martigues où il fera la connaissance des disparus de Saint-Etienne : en compagne de Maurice Bouquet, Christophe Chaintreuil, Jean-Claude Pagal et Didier Tholot, il peut s’améliorer au tarot et préparer son futur. Un peu à la surprise générale, le club martégal se maintient parmi l’élite, mais Ferreri rentre à Marseille pour aider le club en D2. Avec des Marc Libbra, Marcel Dib, Tony Cascarino, il termine champion de D2 en 1995, puis deuxième en 1996. Le sentiment du devoir accompli, à 35 ans, Jean-Marc renonce à la D1 et signe à Toulon, pour profiter du climat. Ensuite, il émigre en Suisse, à Zurich, histoire de placer ses économies. Au bout de 6 mois, il rentre en France et termine sa carrière à Saint Denis Saint Leu.
Que devient-il ?
Très vite Jean-Marc se tourne vers une carrière de journaliste. Ne disposant pas de ses entrées à Canal + et avec une image de has been qui lui colle à la peau, il ne peut éviter de passer ses diplômes, qu’il obtient brillamment à l’Ecole de journalisme de Marseille. Il trouve un débouché comme consultant sur M6 puis sur OMTV. Il est d’ailleurs assez comique de comparer ses prestations entre les matchs de M6 et ceux sur la chaîne de l’OM : l’objectivité laisse place au supportérisme le plus effréné. Depuis 1997, Jean-Marc a fait toutes les chaînes de TV sauf la chaîne cryptée et est aujourd’hui l'un des plus actifs : en 2005, il aura commenté 94 rencontres. Jean-Marc multiplie les piges car il reste très lucide sur sa condition : « La télé, c'est vrai que c'est mon boulot depuis neuf ans, mais le foot, ça dépend des droits de diffusion, il y a beaucoup de footballeurs qui arrivent sur ce marché. C'est aléatoire. »
Aussi, en gestionnaire avisé, Jean-Marc a su diversifier ses sources de revenus. Il occupe une fonction de Directeur Commercial chez un distributeur d’appareils de musculation, mais également fait dans le négoce de vin et d’immeubles. Hyper actif aujourd’hui il cherche sans doute à compenser un manque d’activité sur le terrain…
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