Jean-Claude Nadon
Par Roulion le 06 janvier 2010

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1984-1985 | En Avant Guingamp | 34 | 0 |
| 1985-1986 | En Avant Guingamp | 34 | 0 |
| 1986-1987 | En Avant Guingamp | 34 | 0 |
| 1987-1988 | En Avant Guingamp | 34 | 0 |
| 1988-1989 | En Avant Guingamp | 29 | 0 |
| 1989-1990 | Lille OSC | 30 | 0 |
| 1990-1991 | Lille OSC | 37 | 0 |
| 1991-1992 | Lille OSC | 36 | 0 |
| 1992-1993 | Lille OSC | 38 | 0 |
| 1993-1994 | Lille OSC | 38 | 0 |
| 1994-1995 | Lille OSC | 38 | 0 |
| 1995-1996 | Lille OSC | 9 | 0 |
| 1996-1997 | RC Lens | 15 | 0 |
| 1997-1998 | Olympique Lyonnais | 5 | 0 |
| 1998-1999 | En Avant Guingamp | 0 | 0 |
| 1999-2000 | Stade Briochin | ? | ? |
INF Vichy
- Aucun
Sa carrière en club
Jean-Claude Nadon intègre l’INF Vichy à 17 ans pour faire son apprentissage de gardien de but. Il y reste 3 ans avant de trouver un club : ce sera l’En Avant Guingamp, solide formation de D2. Il reste 5 ans en Bretagne où il va s’affirmer petit à petit comme un bon gardien, sûr et régulier. Sous la houlette de Raymond Kéruzoré puis des attelages exotiques (Jean-Noël Huck et Yvan Le Quéré puis Yvan Le Quéré et Jean-Paul Rabier), il va progresser tranquillement, jusqu’à être régulièrement appelé en espoir. Certes, il ne connaîtra pas de grandes heures sportives avec les rouge et noir mais jouira en contrepartie d’une sérénité propice à l’accomplissement d’une honnête carrière. Régulièrement sollicité, Jean-Claude Nadon n’est pas pressé de quitter son club. Il finira néanmoins par s’émanciper en 1989.
Il rejoint alors le LOSC qui vient de perdre Bernard Lama. Mis en concurrence avec Jean-Pierre Lauricella, Jean-Claude Nadon s'impose immédiatement. Il deviendra le portier emblématique du LOSC pendant 7 ans. Malheureusement pour lui, les années passent et le club s’enlise de plus en plus dans les bas-fonds du championnat, la faute sans doute à un appauvrissement régulier de l’effectif, spécialement ne attaque et en défense. A force de flirter avec la ligne rouge, on finit parla franchir. Jean-Claude ne connaitra pas la descente avec Lille (il quitte le club avant) mais l’arrivée de Jean-Marie Aubry en 1995 sonne le glas de son aventure lilloise. L’ancien gardien d’Angers s’impose très vote comme le portier numéro et Jean-Claude retrouve un statut de doublure, qu’il aura finalement toujours connu. Malgré un physique solide (1,80m pour 73 kg), il manque de génie pour être vraiment à l’abri d’une concurrence féroce à un poste qui ne fait pas de cadeaux. Sans faire de boulettes majeures, il souffre de l’absence de parades géniales, de sorties autoritaires pour vraiment s’affirmer. Sa dernière saison sur le banc, il ne la supporte pas.
Ainsi, en 1996, il profite de la blessure du portier lensois Guillaume Warmuz pour passer avec armes et bagages chez le voisin et ennemi lensois. Il y joue sa quinzaine de matchs, le temps que le titulaire se remette, puis retrouve le banc de touche. Il espérait secrètement s’imposer mais ne parvient pas à détrôner l’idole des lensoises. En fin de saison, il part alors pour Lyon. Chez les gônes, c’est le jeune Grégory Coupet qui occupe la place de n° 1. Jean-Claude, qui est déjà âgé de 34 ans, ne se fait pas d’illusion sur son statut : il vient pour apporter son expérience au futur international, qui n’est à l’époque qu’un honnête gardien. Il disputera 5 matchs avec Lyon. Il rentre sur Guingamp où il évolue comem doublure, avant de finir à St Brieuc . Au final la carrière de Jean-Claude Nadon n’aura jamais vraiment décollé : trop moyen pour vraiment s’imposer, il aura toujours été à la merci de la concurrence…
Que devient-il ?
Comme souvent chez les joueurs assez moyens, et plus particulièrement chez les gardiens, Jean-Claude Nadon s’est orienté vers une carrière d’entraineur de gardien, pour apprendre à des jeunes à ne pas faire les erreurs que lui commettait souvent sur le terrain. Il commence par entrainer St Brieuc, en CFA 2 puis rejoint Guingamp pour s’occuper plus spécifiquement des gardiens. Dans son club de cœur, il retrouve la sérénité et s’affirme comme un entraineur reconnu et apprécié, ce qui n’était pas forcément le cas quand il était joueur (du moins sur al reconnaissance). Il est tellement reconnu que Roger Lemerre le fait venir comme adjoint lorsque celui-ci s’occupait de la destinée des Tunisiens. L’expérience tournera court, sans doute J-C a-t-il pris une photo volée de l’ancien sélectionneur tricolore.
Il rentre alors dans sa lorraine natale pour prendre en charge les gardiens du centre, en remplacement de Michel Ettorre qui lui s’occupe encore des pros. Il y passe 3 ans jusqu’à ce que l’ancien portier messin claque violemment la porte en 2007. Ce départ lui permet d’accéder au groupe professionnel, dont il s’occupe des gardiens depuis, malgré les changements successifs d’entraineur…
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