Jean-Christophe Thomas

Jean-Christophe Thomas
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16 octobre 1964
France
Milieu
Saison Club Nb matchs Nb buts
1982-1983 FC Sochaux 8 1
1983-1984 FC Sochaux 17 1
1984-1985 FC Sochaux 28 5
1985-1986 FC Sochaux 28 3
1986-1987 FC Sochaux 32 0
1987-1988 FC Sochaux 32 4
1988-1989 FC Sochaux 38 3
1989-1990 FC Sochaux 34 7
1990-1991 FC Sochaux 33 2
1991-1992 FC Sochaux 37 5
1992-1993 Olympique de Marseille 17 0
1993-1994 Olympique de Marseille 18 0
1994-1995 Stade Rennais 31 2
1995-1996 Stade Rennais 27 0
1996-1997 AS Saint Etienne 7 0
1997-1998 AS Saint Etienne 19 0
1982 - 1992 :
1992 - 1994 :
1994 - 1996 :
1996 - 1998 :
  • 1988 : Finaliste de la Coupe de France (Sochaux)
  • 1993 : Vainqueur de la Ligue des Champions (OM)

Sa carrière en club

Formé à l'US Meursault chez les jeunes, Jean-Christophe Thomas débarque en 1979 à Sochaux au centre de formation en 1982. Il passera 3 ans avec les juniors, avec lesquels il remporte la Coupe Gambardella 1983. Dans cette génération on retrouve notamment Franck Silvestre, Franck Sauzée, Stéphane Paille. Il fait ses premiers pas en D1 à partir de la saison 85-86. Le club doubiste est en pleine mutation avec une jeune génération très talentueuse mais inexpérimentée. 15ème du championnat, Sochaux se sauve une première fois de justesse mais la saison suivante sera synonyme de relégation, après al défaite en barrage face à l’AS Cannes. Appelé en Espoir quelques fois, J-C n’est cependant pas de l’épopée des bleuets de 1988, où pas mal de ses coéquipiers évoluent. La descente de Sochaux sera une formidable opportunité pour le club, qui enregistre l’arrivée de 2 internationaux yougoslave : Mehmed Bazdarevic, un excellent meneur de jeu et Faruk Hadzibegic un rugueux libero. Sochaux se ballade en D2 : 29 victoires en 34rencontres et 17 points d’avance sur le second (Lyon) assurent la remontée. Malgré un fond de jeu exceptionnel, Sochaux perd le match des champions face à Strasbourg. Cette même année Sochaux atteint la finale de la Coupe de France, après un parcours héroïque. En 16ème, Sochaux étrille le PSG 6-1 en aller-retour puis se débarrasse de Montpellier, futur3ème de D1 cette saison là. Lens et Nice tomberont à leur tour mais en finale Sochaux s’inclinera au pénalty face au FC Metz. Stéphane Paille avait ouvert le score et Eric Black lui avait répondu juste avant la mi-temps. Ce sera le malheureux Mickael Madar qui butera sur Michel Ettorre… Au cours de cette finale, JC sera remplacé par Jacky Colin durant la prolongation. De retour en D1, Sochaux s’installe en haut de tableau : 4ème en 1989 et en 1990, l’équipe joue l’Europe. La suite sera plus compliquée car pas mal de joueurs prometteurs quittent le navire ; Sauzée avait initié le mouvement dès 88, Paille en 89, Eric Lada en 1990. Jean-Christophe restera jusqu’en 1992 à Sochaux, jouant le maintien à plusieurs reprise.

Il tape dans l’œil de Tapie qui le fait venir à l’OM en 1992. Solide milieu de terrain, assez expérimenté, JC est une remplaçant idéal, capable de bien verrouiller quand il rentre ne fin de match ou de suppléer les titulaires en cas de blessures ou suspension. A Sochaux, il a appris l’humilité et le sens du sacrifice, alors jouer les bouche-trous dans un effectif de star ne l’effraie pas. Il fait le bon choix puisque d’une part il joue quand même pas mal de matchs (17 lors de la saison 92-93), mais surtout il a le bonheur de soulever la coupe aux grandes oreilles. Lors de la finale de Munich, il remplace Rudi Voller à la 79ème minute, alors que l’OM menait 1-0 sur un but de Basile Boli. Comme tous, il pâtira de l’affaire OM-VA qui éclabousse le club à la fin de la saison 93 (et le prive du même coup d’un titre de champion de France acquis contre le PSG 3 jours après la finale dans un match dantesque). Il reste à l’OM, même s’il ne peut défendre son titre. Il fera le même type de saison : remplaçant de luxe d’un milieu dense et compétitif avec des Jean-Jacques Eydelie, Jean-Philippe Durand, Franck Sauzée, Didier Deschamps, il dispute tout de même 18 matchs. Il fera partie de la grande lessive des joueurs qui partent à l’été 94après la descente de l’OM.

Jean-Christophe Thomas fait alors le choix du Stade Rennais pour relancer sa carrière. En Bretagne, il ne retrouvera pas le rythme endiablé de l’OM, la pression des supporters et les matchs d’anthologie mais la tranquillité d’une équipé vouée au milieu de tableau. Taulier dans l’entre-jeu, il apporte son expérience du très haut niveau à une équipe plutôt jeune, le Stade Rennais ayant fait le pari de la formation. Ainsi il verra l’éclosion d’un jeune meneur de jeu plein d’avenir : Jocelyn Gourvennec mais aussi du futur sauveur des bleus à l’Euro 2000 [(Sylvain Wiltord]]. Au milieu JC fait la paire avec Loïc Lambert et le suisse Christophe Ohrel, qui ne restera qu’un an à Rennes. 13ème en 95, puis 8ème en 1996, pas de quoi sauter au plafond. Le manque d’enthousiasme médiatique l’a sans doute poussé à accepter la proposition des verts à l’été 1996.

Il débarque donc dans le Forez avec pour mission d’essayer d’aide les verts à remonter en D1. Englués en bas de tableau de D2, Sainté manque même de descendre. Pour Jean-Christophe, c’est la saison noire : une grave blessure contractée en début de saison lui fait manquer une grosse partie du championnat. De retour, il fera une saison correcte avec 20 rencontres ; mais le physique ne suit plus trop, de même que la motivation à jouer le maintien en D2 (Sainté termine 17ème de D2 en 1998). Il arrête donc sa carrière là-dessus… à 32 ans seulement.

Que devient-il ?

A l’issue de sa carrière, Jean-Christophe Thomas en profite pour passer ses diplômes à l’université de Rennes, puis de Dijon. Il reste dans le monde du football en devenant directeur sportif du club de Dijon puis de Besançon, qu’il quitte en janvier 2004.

Depuis, il fait partie du bureau directeur de la Ligue de Bourgogne (Chargé de Mission Pôle Espoirs) et œuvre notamment dans la Direction Technique régionale, la commission régionale des Coupes et la commission d'appels.

Dans le même temps, en rad amateur de pinard, il a rejoint la société GET, entreprise familiale créée en 1988, qui permet aux amateurs de grands vins d'accéder aux privilèges des nectars Bourguignons.