Hervé Guermeur

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1967-1968 | Stade Rennais | 3 | 0 |
| 1968-1969 | Stade Rennais | 12 | 2 |
| 1969-1970 | Stade Rennais | 17 | 2 |
| 1970-1971 | Stade Rennais | 7 | 0 |
| 1971-1972 | Stade Rennais | 13 | 8 |
| 1972-1973 | Stade Rennais | 37 | 11 |
| 1973-1974 | Stade Rennais | 34 | 12 |
| 1974-1975 | Stade Rennais | 36 | 4 |
| 1975-1976 | Stade Rennais | 33 | 6 |
| 1976-1977 | Stade Rennais | 37 | 5 |
| 1977-1978 | Amicale de Lucé | 27 | 3 |
| 1978-1979 | Quimper CFC | 29 | 3 |
| 1979-1980 | Quimper CFC | 32 | 1 |
| 1980-1981 | Quimper CFC | 28 | 1 |
- 1971 : Vainqueur de la Coupe de France (Rennes)
- 1976 : Vice-champion de France de D2 (Rennes)
Sa carrière en club
Natif de Quimper, Hervé Guermeur, breton pur souche, s’initie au football à la Phalange d'Arvor, Quimper à 11 ans. Après une infidélité d'une année pour jouer à Pluguffan, son retour à la Phalange lui ouvre les portes de la DSR à 14ans. Repéré par les scouts du Stade rennais, le club phare de Bretagne lui fait signer un accord de non sollicitation, qui l’empêchera de jouer pour le Stade Quimpérois, mais également de devenir peintre en bâtiment, métier auquel il se destinait.
Hervé débarque donc à Rennes en 1967, à 18 ans. Ses premières saisons, il les passe en réservé, et ne dispute son premier match en D1 qu’en 1968, contre le Red Star. Petit ailier droit de poche, son mètre 68 lui procure un centre de gravité très bas, idéal pour les déboulés sur l’aile et les crochets courts. Utilisé avec parcimonie pendant plusieurs années, il ne dépasse que rarement la dizaine de matchs par saison avec les rouge et noir. Néanmoins, il sera de l’épopée en Coupe de France en 1971. Il est titulaire pour le 16ème et au match retour en quart contre Monaco, où il inscrira le 4ème but. Rennes avait perdu 2-0 sur le Rocher et d’ailleurs, Hervé se souvient d’une anecdote sur le match retour : « Les spectateurs pensaient que la rencontre débutait à 20h30. Mais nous avions démarré à 20h. À leur arrivée, il y avait déjà 3 à 0. Et j'ai marqué le quatrième d'une bonne frappe, cela nous a évités d'éventuelles prolongations ». Il ne participera ni à la demi-finale, ni à la finale contre le Lyon de Chiesa, Di Nallo et Domenech : «Celui-là, je m'en souviens bien», sourit l'ancien ailier droit en touchant son genou. On a même pris un rouge tous les deux lors d'un match de division1. Malheureusement, je ne l'ai pas croisé en finale. Un choix de Jean Prouff qui avait son équipe en tête pour la coupe1. Il nous avait prévenus durant la semaine. Évidemment, j'avais les glandes. Mais nous n'avons pas été laissés de côté, nous avons d'ailleurs participé à la mise au vert à Saint-Malo, l'ambiance entre nous était extraordinaire. Et puis, j'avais déjà bien participé à l'aventure ». Rennes s’impose 1-0 sur un pénalty d’André Guy, un ancien lyonnais : « On a souffert, on se disait qu'on pouvait peut-être faire mieux sur le terrain. Mais l'ambiance était superbe, quelle euphorie. Après il y a eu le Lido, les Champs-Élysées... ». Le retour sur Rennes fut également mémorable : une autre époque. «L'avenue de la Gare était noire de monde, il y avait une telle communion avec le public. C'était un honneur d'être là, sur ce chariot avec toute l'équipe. Je me rappelle de gens à moitié asphyxiés, des supporters nous piquaient nos lacets de chaussures. Et puis ils ont dégradé un véhicule immatriculé dans le 69. Malheureusement, c'était celui d'André Guy, le buteur de la finale, transféré de Lyon ». Hervé devra attendre la saison 72-73 pour enfin s’imposer sur son aile droite. En dehors de la Coupe, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent à rennes, car en championnat, c’est au mieux le ventre mou qui attend les rouges et noirs. Seuls les derbys animent un peu l’ordinaire « C'était le club phare de l'Ouest, assure-t-il. Tous les clubs bretons que nous rencontrions, Brest, Lorient ou Guingamp, voulaient nous battre. En coupe, c'était pire, ils se transcendaient. » Rennes finira par descendre en 1975, malgré un Laurent Pokou prolifique en attaque. Hervé reste fidèle au poste en D2 et est récompensé, devenant le capitaine de l’équipe. Rennes remontera immédiatement, terminant premier de son groupe, mais échouera lors du match des champions face à Angers… Le retour en D1 se passe assez mal puisque Rennes finit dernier du championnat.
Après 10 ans passé du côté de la route de Lorient, Hervé Guermeur, qui approche de la trentaine tout doucement choisit d’évoluer sous les couleurs de l’Amicale de Lucé2, également en D2. Lors de cette saison, lui l’ailier de poche s’offre un but de la tête contre ... le Stade Rennais «Le gardien n'était pas content que le petit frisé marque», se rappelle-t-il. Il n’y reste qu’un an avant de succomber à l’appel du Stade Quimpérois
Il revient donc dans le club de sa ville, pour lequel il n’a jamais pu signer. Il y restera 3 ans où il ne jouera que le maintien. Mais peu importe le challenge sportif, l’essentiel, c’est le plaisir de jouer. En 1981, après 15 ans de carrière, Hervé range définitivement les crampons.
Que devient-il ?
L’ancien ailier du Stade Rennais est resté dans le monde du football puisqu’il a endossé le costume d’entraineur, essentiellement en Bretagne, dans des équipes de village. Seul un passage à la tête de la réserve de Quimper est à noter, sinon c’est à l’US Pont l’Abbé, ou encore Plogastel-Saint-Germain qu’il explique à des jeunes comment on gagne une finale de coupe de France à Colombes, depuis les tribunes…
Aujourd’hui il entraine l’équipe des moins de 18 ans de Kerfeuteun… Il était invité par le Stade Rennais lors de la finale de la Coupe 2009 et la défaite contre Guingamp…
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