Gilles Brisson

Gilles Brisson
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9 avril 1958
France
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1977-1978 Paris Saint-Germain 7 0
1978-1979 Toulouse FC 33 0
1979-1980 Toulouse FC 27 0
1980-1981 Toulouse FC 1 0
1981-1982 Paris FC 25 0
1982-1983 Toulouse FC 11 0
1983-1984 Toulouse FC 28 0
1984-1985 Toulouse FC 22 0
1985-1986 Toulouse FC 29 0
1986-1987 FC Sochaux 26 0
1987-1988 FC Sochaux 15 0
1988-1989 USL Dunkerque 13 0
1989-1990 Perpignan Canet 14 1
1977 - 1978 :
1978 - 1981 :
1981 - 1982 :
1982 - 1986 :
1986 - 1988 :
1988 - 1989 :
1989 - 1990 :
  • 1988 : Champion de D2 (Sochaux)
  • 1988 : Finaliste de la Coupe de France (Sochaux)

Sa carrière en club

Né dans les Charentes-Maritime, Gilles Brisson naît en compagnie de son jumeau, François Brisson. L'histoire ne dit pas lequel des deux est l'aîné, mais très rapidement les deux inséparables taquinent le cuir, et plutôt pas mal, puisque le Paris-SG, à l'époque modeste club de milieu de tableau en D1, signe les deux prodiges. A l'instar des frères Bouger, Bernard Bouger et Yves Bouger, il apparaît rapidement que les deux jumeaux ne possèdent pas le même talent. D'ailleurs, François est envoyé sur le front de l'attaque, alors que Gilles doit batailler en défense pour pouvoir jouer, et encore, pas systématiquement... A l'aube de la saison 1977-1978, il rejoint dans l'effectif professionnel son frère qui s'éclate sur les terrains de la D1 depuis l'âge de 17 ans... Mais contrairement à lui, il galèrera, jouant 7 petits matchs: difficile pour lui prendre la place de Jean-Pierre Adams, Jean-Marc Pilorget ou encore Thierry Morin... A l'issue de la saison, il prend la direction du Sud-Ouest et rejoint le TéFéCé, en D2.

16ème à l'issue de la dernière saison, Toulouse a sauvé sa peau de peu. Avant-dernière défense, l'équipe cherche des joueurs jeunes et talentueux tels Gilles pour se sauver plus confortablement. Associé à Hugues Buffat, il ne permet pas à l'équipe d'encaisser moins de buts, mais en attaque ça semble s'animer davantage, ce qui fait que le club se cale bien en milieu de tableau (Tendance bas quand même...). Conscient des limites de leur défense, les dirigeants font signer un jeune libéro prometteur, Michel Le Blayo, et un rigoureux stoppeur expérimenté: Daniel Sanlaville. Forcément, la défense se stabilise sous l'impulsion de ces deux joueurs, et Toulouse va se rapprocher des prétendants à la montée. Gilles joue déjà moins, et sa carrière semble en perte de vitesse... A seulement 22 ans! Et comme pour couronner en apothéose sa carrière toulousaine, il ne jouera qu'un petit match en 1981... Etant donné que le club finit deuxième, cela n'incite pas le coach à le remettre dans le onze; combien de joueurs ont vu leur carrière sombrer dans l'anonymat après une telle péripétie? Alors Gilles fait ce que tout être sensé fait: il demande un prêt.

A l'été 81, il rejoint la capitale; mais pas au PSG, ce sera le PFC... Modeste club de D2, l'autre club parisien peine à trouver sa place dans le gotha du foot français. Gilles passera une saison pépère; titulaire occasionnel, il se régale de voir des Alim Ben Mabrouk ou encore Francis Peltier animer l'entraînement, fusiller le gardien pré-retraité Denis Troch sous l'oeil goguenard du coach Roger Lemerre... Mais victime de problèmes administratifs, le club Parisien est relégué. Gilles rentre alors au bercail, à Toulouse sans savoir ce qui l'attend...

Ou plutôt si, il sait ce qui l'attend: la D1! Car il a vu de Paris le TFC se balader en D2 et valider son billet pour l'élite. Tout surpris d'être conservé par le club, il se bat pour gagner quelques minutes par-ci, par-là. 11 matchs pour la première saison des toulousains en D1, c'est plutôt pas mal! Surtout que le club s'est renforcé à l'intersaison: Georges Van Straelen arrive de Brest, Jean-Marc Ferratge de Nîmes, mais surtout, le club a pêché des gros poissons comme Christian Lopez et Gérard Soler... Forcément, le maintien se passe bien, et l'équipe repart pour un tour en D1, encore plus forte grâce aux renforts de Philippe Bergeroo dans les bois, Laurent Roussey qui remplace Robert Pintenat parti se dorer la pilule du côté d'Avignon, et Jean-François Domergue qui vérouille le côté gauche. Rien n'arrête les Violets qui terminent cinquième du championnat et rêvent d'Europe. Gilles, pour sa part, aura fait mieux qu'être un joueur de complément, se partageant une place dans la défense avec Claude Deplanche. Ce dernier parti à Lens, c'est une place qui se libère; mais Alberto Tarantini ne laissera pas longtemps le fauteuil vide, et s'installera longtemps dedans... Pour Gilles, c'est une nouvelle saison à jouer à tous les postes défensifs pour pouvoir exister; en bref, le parfait joueur de club, jamais avare d'efforts et toujours prêt à se plier en quatre pour son équipe. Cela n'empêchera pas le club de rentrer dans le rang en championnat... La saison suivante marque la fin d'un cycle: exit les Roussey, Lopez ou autres Guy Lacombe et Didier Christophe, boujour aux Alberto Marcico, Gérald Passi associés aux petits pitchounes Jean-Philippe Delpech, Jean-Philippe Durand, Pascal Despeyroux... Après un début de championnat catastrophique qui verra le club tutoyer la zone de rélégation, les jeunes vont prendre le pouvoir et installer le TFC à la quatrième place. A titre personnel, Gilles jouera 29 matchs; assez pour prétendre à sa part dans le succès du club. Mais à l'été, c'est le drame. Arrivé en fin de contrat, il n'est pas conservé et doit se trouver un nouveau point de chute.

Ce sera Sochaux, LE club des joueurs tranquilles et sans histoire. Gilles colle parfaitement au tableau, et, à 28 ans, il devient un cadre pour les petits lionceaux qui pointent leur nez en équipe fanion: il sera le grand frère de Laurent Croci, Franck Silvestre, Thierry Fernier, Fabrice Henry, Stéphane Paille, Mickaël Madar, et j'en passe...Forcément, ça fait du monde à couver, et après une entame de saison pourtant correcte, Sochaux sombre en D2. Pour Gilles, c'est un crève-coeur: doit-il repartir pour un tour avec les jeunots ou rechercher un club en D1? Il décide d'aider le club à retrouver son rang, et ne le regrettera pas, puisque Sochaux écrase tout sur son passage en D2, et se paye le luxe d'atteindre la finale de la Coupe de France, malheureusement perdue face au FC Metz... A l'heure où les sochaliens retrouvent la D1, Gilles n'est pas conservé et cherche un club.

Devant le peu de propositions, il signe à Dunkerque. Aux côtés de Philippe Schuth, Henrik Agerbeck ou encore Nicolas Huysman, il passera une saison difficile à titre personnel, puisque des pépins physiques l'éloignent du terrain. En raison de son faible temps de jeu, il n'est encore gardé par le club... Ca sent le sapin pour Gilles, à 30 ans seulement...

Il rejoint Perpignan, en D3, pour s'amuser encore une saison. Mais son physique lui fait comprendre qu'il est inutile de chercher à jouer davantage, et il raccroche à 31 ans.

Bilan? Une bonne centaine de matchs en D1 et autant en D2, un titre de champion de D2, pas mal pour un honnête joueur de club, qui n'aura pas été autant favorisé par la nature que son frère jumeau...

Que devient-il ?

Après avoir farfouillé du côté de Montauban, que son frangin coachait, il prend la direction de Rochefort, pour coacher l'équipe fanion, en DH, puis en CFA. Il rejoint le petit club de Saint-Savinien-sur-Charente, avant de prendre en main cette année les moins de 15 du club Saint-Savinien-la-Patriote... Le moins qu'on puisse dire, c'est que même en tant que coach il n'arrive pas à égaler son jumeau!