Gérard Soler
Par Roulion le 02 décembre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1972-1973 | FC Sochaux | 16 | 7 |
| 1973-1974 | FC Sochaux | 27 | 16 |
| 1974-1975 | FC Sochaux | 24 | 8 |
| 1975-1976 | FC Sochaux | 34 | 15 |
| 1976-1977 | FC Sochaux | 33 | 12 |
| 1977-1978 | FC Sochaux | 27 | 11 |
| 1978-1979 | AS Monaco | 28 | 9 |
| 1979-1980 | Girondins de Bordeaux | 25 | 6 |
| 1980-1981 | Girondins de Bordeaux | 32 | 7 |
| 1981-1982 | Girondins de Bordeaux | 34 | 3 |
| 1982-1983 | Toulouse FC | 30 | 8 |
| 1983-1984 | Toulouse FC | 28 | 11 |
| 1984-1985 | RC Strasbourg | 32 | 6 |
| 1985-dec 1985 | SC Bastia | 23 | 6 |
| jan 1986-1986 | Lille OSC | 15 | 5 |
| 1986-1987 | Stade Rennais | 23 | 1 |
| 1987-1988 | US Orléans | 23 | 9 |
- 4e de la Coupe du Monde : 1982
- Coupe des Alpes : 1980
- Meilleur joueur et meilleur buteur (4 buts) du Festival International Espoirs de Toulon en 1977
- 16 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Le jeune Gérard Soler fait ses débuts à l’AS Poissy, le club rival du FC Mantois. Il est rapidement repéré par les boy-scouts du FC Sochaux qui le font venir au centre de formation pour ses 18 ans. Fer de lance de l’attaque des lionceaux, ses 14 pions au cours de la saison 73/74 lui valent une place en Equipe de France à la faveur d’un match face à la RDA le 16 novembre 74. Il y sera régulièrement convoqué jusqu’au début des années 80. . Le centre de formation, ouvert cette même année commence à porter ses fruits avec l’émergence de joueurs tels que Philippe Anziani, Yannick Stopyra, Bernard Genghini, Joël Bats et Sochaux alterne l’excellent (3ème en 76) avec le médiocre (14ème en 77), un peu au rythme de son attaquant. Son association avec Robert Pintenat fait mouiller les sochaliennes et les lionceaux ont un avenir radieux avec les jeunes pousses du centre. Sa saison décevante le prive du Mondial argentin et l’arrivée de Patrick Revelli le pousse vers la sortie. Il part alors pour l’AS Monaco, tout récent champion de France, qui souhaite préparer l’avenir. Sur le Rocher Gérard restera dans l’ombre de Delio Onnis la légende gréco-argentine de la principauté. Au bout d’une saison, somme toute honnête avec 8 buts en 24 matchs, il fait ses valises et rejoint les Girondins de Bordeaux
Claude Bez le fait venir dans le but de l’associer au renard lyonnais Bernard Lacombe et Albert Gemmrich Le flair du président moustachu ne le trompera pas. Les 2compères enquillent les buts et portent l’attaque des bleus au mondial espagnol. Gérard Soler sera notamment l’homme de l’égalisation face à l’Angleterre à Bilbao. Son passage en Gironde ne restera toutefois malgré un compteur but pas folichon. Il finit par quitter le club en 82 après le mondial
Alors qu’il n’a que 28 ans ça commence à sentir la fin pour l’ex enfant chéri de Sochaux. Il descend un peu plus au sud pour poser ses valises au TFC. 2 années sympas avant l’époque dorée du club (1984 – 1988), époque bénie des Beto Marcico et autres Gérald Passi. A partir de 1984, il entame un tour de France des clubs : 1 saison à Strasbourg où il ne jouera pas. Il rebondit ensuite en corse (6 mois) puis à Lille. Il part pour Rennes ensuite avant de s’échouer à Orléans en 1987, en D2. Temps de jeu limité, inefficacité... la fin de carrière classique de l’attaquant. En 1988, il raccroche enfin… Quand on regarde dans le rétro sa carrière est quand même pas dégueu…
Que devient-il ?
Il embrasse directement une carrière de dirigeant en devenant président de l’Olympique Avignonais de 88 à 91. Il disparaît ensuite de la circulation.
On le retrouve au début des années 2000 au sein d’un triumvirat dont seuls les verts ont le secret : Alain Bompard et Robert Nouzaret complètent l’attelage. Gérard Soler rompt cet attelage début 2000 et fait virer Nouzaret plus ou moins pour lui prendre sa place dès octobre. Celui-ci qui l’a en travers part à Toulouse. Au début de la saison 2000/2001, les verts avaient recruté sur cassette 2 brésiliens, Alex et Aloisio, un gardien, Levytsky arrive également. Il se raconte que Bernard Lacombe, de retour d’un voyage au Brésil apprend de la bouche de Gégé que les verts ont une combine pour contourner le problème des extra-communautaires. L’histoire arrive aux oreilles d’Aulas. Sentant le vent tourner, Alex ne joue pas pour le derby face à l’OL. Lors d’un St-Etienne – TFC début décembre, Alex joue comme brésilien et Levytsky comme grec ; au match aller, Alex était portugais et Levytsky ukrainien. Tout va bien.. Le TFC perd 1-0.. Les dirigeants fulminent, d’autant plus que lors d’un entretien pour un prêt, les stéphanois rient au nez de leur homologues. Cette histoire de faux-passeport est alors un secret de polichinelle. Nouzaret, qui pourtant a la dent dure contre Bompard et Soler, essaye de calmer le jeu. Les toulousains, excédés par le comportement de l’exécutif stéphanois, décident finalement de porter un réclamation. C’est l’engrenage infernal.
Très vite des contrôles sont effectués : le passeport de Levytsky est un faux, tout comme celui d’Alex. Les joueurs sont suspendus et l’affaire commence à puer sévèrement, d’autant plus que d’autre clubs sont concernés (Metz et Monaco notamment).Des perquisitions sont menées au siège de St Etienne. Dans la soirée du 16 janvier 2001 les sanctions tombent : 7 points retirés aux Verts, 4 mois de suspension dont 2 avec sursis pour Alex et Levytsky, un an ferme pour Soler. Les déclarations d'Alex ont pesé lourd dans la balance, puisqu’il avait avancé que les dirigeants des verts étaient à l’origine de la manœuvre. L’ASSE fait appel et la décision est rendu le 6 février : les 7 points se sont transformés en 6, dont 3 point perdus à Toulouse qui a match gagné pour le même coup. Le Téfécé troque sa place de relégable avec les verts. Dans la foulée Bompard démissionne. Parallèlement à cette affaire, Bourgoin, président de la ligue démissionne, mis en cause pour une affaire lié à sont groupe volailler. C’est tout le foot français qui se trouve déstabilisé car même un joueur de Nice, alors en D2 est impliqué. L’affaire s’emballe à mesure que les décisions de justice se contredisent. Chaque club essaye de gratter quelques points dans l’histoire. L’OL qui fut à l’origine de l’affaire essaye même d’usurper un titre de champion dont il était alors vierge à l’époque, ce que le club dément prudemment : « L'Olympique lyonnais considère qu'il a obtenu la deuxième place du championnat de France 2001, la première revenant au Football Club de Nantes, auquel il a d'ailleurs adressé toutes ses félicitations dès l'officialisation de son titre sur la pelouse de la Beaujoire ». Finalement, il n’en fut rien. Les verts descendent en D2
Au final, le 20 juin 2002, après plus d’un an d’une bataille juridique mémorable, Gérard Soler, l'ancien directeur général de l'ASSE, écope de deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et un an d'interdiction d'exercer une profession en rapport avec le sport
Depuis Gérard se fait discret
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