Frédéric Meyrieu

Frédéric Meyrieu
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9 février 1968
France
Milieu
Saison Club Nb matchs Nb buts
1985-1986 Olympique de Marseille 6 1
1986-1987 Olympique de Marseille 11 1
1987-nov 1987 Olympique de Marseille 1 0
nov 1987-1988 Le Havre AC 17 0
1988-1989 Olympique de Marseille 16 0
1989-1990 Girondins de Bordeaux 7 0
1990-1991 Sporting Toulon 28 2
1991-1992 Sporting Toulon 35 5
1992-1993 Sporting Toulon 32 6
1993-1994 RC Lens 34 4
1994-1995 RC Lens 35 6
1995-1996 RC Lens 34 7
1996-fev 1997 RC Lens 21 2
fev 1997-1997 FC Sion 14 1
1997-1998 FC Metz 32 5
1998-1999 FC Metz 29 3
1999-2000 FC Metz 26 4
2000-2001 FC Metz 32 6
2001-2002 FC Metz 26 2
1984 - nov 1987 :
nov 1987 - 1988 :
1988 - 1989 :
1989 - 1990 :
1990 - 1993 :
1993 - jan 1997 :
fev 1997 - 1997 :
1997 - 2002 :
  • Champion de France 1989 (Olympique de Marseille)
  • Vainqueur de la Coupe de France 1989 (Olympique de Marseille)
  • Champion de Suisse 1997 (FC Sion)
  • Vainqueur de la Coupe de Suisse 1997 (FC Sion)
  • Vice-Champion de France 1998 (FC Metz)
  • Finaliste de la Coupe de la Ligue 1999 (FC Metz)

Sa carrière en club

Natif de la Seyne-sur-Mer, Fred Meyrieu intègre naturellement le centre de formation de l'OM en 1985. Malheureusement pour lui, le milieu marseillais est très fourni, avec Alain Giresse, ou Bernard Genghini et après avoir fait son trou en équipe réserve ou sur le banc, il est contraint de partir pour trouver du temps de jeu. Milieu offensif accrocheur, au caractère bien trempé, Fred est prêté au Havre à l'automne 87. Il y passera une demi-saison assez pleine, mais ne pourra éviter la relégation d club normand en fin de saison, malgré la présence de quelques vieilles gloires comme Bruno Baronchelli où de jeunes prometteurs à la Joël Tiéhi ou encore Jean-Pierre Cyprien. Fred rentre à Marseille à la fin de la saison avec le secret espoir de s'y imposer. Lors de la saison 1988/89, il jouera 16 matchs de championnat et participera à quelques matchs de Coupe de France. Ainsi, il remporte son premier titre de champion ainsi que sa première Coupe de France. Toutefois, son avenir n'est plus à l'OM, qui ambitionne autres choses : les arrivées de Chris Waddle et Enzo Francescoli achèvent de sceller son destin. Frédéric part chez le rival bordelais. En Gironde, il peine à s'imposer dans l'effectif pléthorique du Président Bez : face à Jean-Philippe Durand, Jesper Olsen ou Jean-Marc Ferreri, le jeune Meyrieu n'a pas grand chose à espérer. Après 7 petits matchs en une saison, il est invité à aller prendre l'air...

C'est à Toulon, dans un club finalement taillé pour lui, qu'il va rebondir. Rolland Courbis, qui a su voir en lui le meneur de jeu qui lui faisait défaut. Malheureusement, Rolland est rattrapé par la justice et doit céder sa place. Qu'à cela ne tienne, Fred est sûr de son fait et s'impose dans l'effectif toulonnais. Il faut dire que la concurrence n'était pas là même qu'à Marseille ou Bordeaux. Numéro 10 du pauvre, Fred peut s'exprimer pleinement dans la rade de Toulon s'il marque peu, ses passes et sa visions du jeu sont bien utiles aux ors et azur pour se maintenir. Dans l'effectif, il côtoiera pas mal de stars en fin de courses et quelques jeunes en devenir : Antoine Kombouaré, Gérard Bernardet, Eric Péan, Franck Passi, Philippe Anziani. Les toulonnais flirtent avec la zone rouge mais parviennent à se maintenir. L'idylle durera 3 saisons, au terme desquelles le club se verra descendre en D2, puis en D3 pour cause de finances désastreuses. « Tenir 3 saisons en D1 avec cette équipe, c'était un véritable exploit. il y avait vraiment un super ambiance. On avait un attaquant, Miguel Pineda, qui n'avait pas le permis et qui venait tous les jours en taxi. il envisageait d'acheter une voiturette électrique. ca s'est su. on lui a alors promis qu'on la mettrait au milieu du terrain. il a continué en taxi les années d'après. »

Fred troque l'azur contre le sang et débarque dans le Nord à l'été 93 où il a la charge de faire oublier le fantasque Jules Bocandé. Lens est un bon club de milieu de tableau et Fred s'installe rapidement dans une équipe qui brille plus par son coeur que son talent avec des faux bons joueurs comme Pierre Laigle, Mickael Debève, Robbie Slater, ou Hervé Arsène, des mecs du cru à la Eric Sikora et le buteur patenté Roger Boli. Fred restera 3 saisons et demi dans l'Artois. En effet, il faut se rappeler que le bon Fred avait la fâcheuse tendance à ne pas maîtriser ses nerfs et écopait de plusieurs cartons rouges par saisons, plus pour des gestes d'humeur que des méchantes fautes, quoique. A Lens, Fred est vraiment l'âme de l'équipe toujours dans les bons coups : « Je me souviens d'une fois où l'arbitre volait expulser un de nos joueurs. il court et fait tomber ses cartons devant le kop. Je les ramasse et les déchire. L'arbitre de touche me voit pendant que l'arbitre centrale vient vers moi. je fais l'innocent 'Ah , c'étaient vos cartons, je croyais que c'étaient les papelitos lancés par le supporters, vous comprenez le rouge, le jaune, ici... » Homme au grand coeur, ce sera lui qui tendra la main à la légende vivante Jean-Marc Adjovi-Boco : « La dernière journée du championnat on a un pénalty. J'insiste pour qu'il le tire et ce con il le loupe ! Je crois qu'on perd le match 2-1 » Les histoires d'amour se terminent mal en général et en janvier 97 Fred est foutu dehors le dernier jour du mercato. « J'ai surtout payé le fait d'avoir dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas » Après avoir hésité, il part pour le FC Sion avec qui il réalise un sympathique doublé Coupe-Championnat.

Il revient donc en France par la grande porte... au FC Metz. Carlo Molibnari fait son Passarella, exigeant que Meyrieu se coupe les cheveux, mais finit par céder. Après un championnat de haute volée, les messins échouent pour le titre à la différence de but.. devant Lens. Y a des jours... La saison suivante, les P-P flingueurs sont partis et la saison commence mal. Les Lorrains sont sortis en tour préliminaire de la Ligue des Champions par un modeste club finnois puis au premier tour de la Coupe da l'UEFA par L'Etoile Rouge de Belgrade. Les stars messines s'appellent Danny Boffin ou Franck Rizzetto et Fred joue presque avant-centre. A la clef une dixième place, bien loin des ambitions lorraines. Fred qui sent la fin de carrière venir, sait qu'il ne pourra jouer au mieux que le milieu de tableau pour ses dernières saisons et il s'accommode bien de ce club familiale. Il y reste 4 ans. Malheureusement la belle aventure s'achève sur une descente. L'histoire se finit en eau de boudin, par un licenciement pour de sombres histoires d'argent. Amer, Fred raconte : « J'ai évidemment des regrets par rapport à la forme. Je sais que le club avait de réels problèmes financiers, mais me pousser à m'entraîner tout seul dans mon coin, ce fut dur. Le club m'a beaucoup apporté, en relançant ma carrière après mon séjour en Suisse, mais je pense aussi lui avoir apporté encore plus. A cette période-là, nous étions deux ou trois anciens à tenir l'équipe et nous avions eu tout de même des moments très difficiles, où le maintien avait été délicat. Mais, dans le même temps, à cette époque, certains jeunes m'avaient déçu. Sans doute que s'ils avaient su ce qui les attendait, ils se seraient davantage bougés. Cette année, j'ai l'impression que tout le monde a su se remettre en question, y compris les jeunes, qui arrivent à se surpasser et à aller au-delà de ce qu'ils savent faire d'ordinaire. » Il a bien quelques touches aux USA mais le contexte géopolitique fait capoter l'affaire : « J'ai eu l'opportunité, quelques mois plus tard, de faire un stage avec l'équipe de New York. Nous sommes allés en Floride. J'étais prêt à signer pour deux ans, mais la deuxième guerre du Golfe a démarré et les Français n'étaient alors pas très bien vus là-bas. On m'a dit que je devrais patienter un peu avant que ça se calme, mais ça ne s'est jamais calmé. » Il raccroche !

Que devient-il ?

A l'heure du bilan, Fred n'a que peu de regrets, seule l'équipe de France lui fait défaut : « Il m'est difficile d'avoir des regrets, sauf, peut-être, vis-à-vis de l'équipe de France. Quand je vois aujourd'hui tous ceux qui ont leur chance, ne serait-ce qu'une fois, je me dis que c'est une très bonne chose. Si Domenech avait été sélectionneur à mon époque, cela aurait peut-être pu passer pour moi. Mais le contexte et la mentalité étaient différents, les sélectionneurs n'ont pas eu le courage d'essayer certains joueurs. Pourtant, j'ai fait toutes les sélections, sauf les A Je pense que cela m'aurait pourtant permis de franchir un autre palier dans ma carrière. Je m'en sentais vraiment capable. »

A son retour des Etats-Unis, Fred rentre sur Toulon où il a pu se consacrer à son projet immobilier : construire sa maison. Il s'occupe en aidant son agent mais n'ambitionne pas de passer ses diplômes pour entrer dans cette vénérable confrérie.