François Brisson
Par Roulion le 01 novembre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1975-1976 | Paris Saint Germain | 1 | 0 |
| 1976-1977 | Paris Saint Germain | 7 | 0 |
| 1977-1978 | Paris Saint Germain | 33 | 4 |
| 1978-1979 | Paris Saint Germain | 23 | 2 |
| 1979-1980 | Stade Lavallois | 38 | 10 |
| 1980-1981 | Paris Saint Germain | 17 | 0 |
| 1981-1982 | RC Lens | 31 | 2 |
| 1982-1983 | RC Lens | 38 | 10 |
| 1983-1984 | RC Lens | 37 | 17 |
| 1984-1985 | RC Lens | 36 | 11 |
| 1985-1986 | RC Strasbourg | 38 | 10 |
| 1986-1987 | Olympique de Marseille | 27 | 1 |
| 1987-sept 1987 | Olympique de Marseille | 4 | 0 |
| sept 1987-1988 | Stade Lavallois | 20 | 4 |
| 1988-1989 | Stade Lavallois | 38 | 8 |
| 1989-1990 | Olympique Lyonnais | 28 | 7 |
| 1990-1991 | Lille OSC | 28 | 10 |
| 1991-1992 | Lille OSC | 38 | 5 |
| 1992-1993 | Lille OSC | 22 | 2 |
- Champion Olympique 1984
- Finaliste de la Coupe de France 1987 (OM)
- 2 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Formé à Bourg-la-Reine, le jeune François Brisson intègre rapidement le centre de formation du PSG. En 1975, il fait partie des « 4 mousquetaires », 4 jeunes issus du centre qui ont débuté lors du même match, un 21 décembre 1975. Outre lui-même, on y retrouve Jean-Marc Pilorget, Thierry Morin et Lionel Justier. Ce sera son seul match de la saison. Il va s’imposer dans l’effectif parisien à partir de la saison 77/78. Barré devant par le duo Mustapha Dahleb - Carlos Bianchi, François évolue comme ailier gauche voir milieu de terrain. Ce positionnement l’empêche de marquer mais lui permet de se forger un mental. La saison suivante est plus délicate et François perd peu à peu sa place tant et si bien qu’il est prêté à Laval en 79. Dans la Mayenne, il reprend des couleurs et se découvre une efficacité avec 10 pions ; le coeur gonflé d’espoir il rentre sur Paris, qui vient de recruter Dominique Rocheteau. Nouvelle désillusion, François est utilisé avec Parcimonie, autre grand joueur injustement cantonné au banc de touche. 17 petits matchs pour 0 but… le départ est inévitable.
François rebondit alors dans le Pas-de-Calais, à Lens. Après une première saison honorable, il s’impose comme le buteur numéro 1 du club. L’Euro 84 se profile et des places ont disponibles devant. François est appelé en sélection en 1983 mais ne confirme pas tout le bien que l’on pensait de lui. Pièce maîtresse des sang et or au cours de la saison 83-84 il découvre le top niveau européen. Saison de toute les flambées, il plante 17 buts, ce qui lui permet d’être retenu dans l’équipe de second couteaux qui découvre l’Amérique en 84. Avec Patrick Cubaynes et Patrice Garande, son compère d’attaque, mais aussi Jean-Philippe Rohr, l’ange blond messin, ou José Touré le brésilien, les bleus terrassent le Brésil en final pour un succès aussi flamboyant qu’inattendu. De retour à Lens, François continue de planter dans un 4-3-3 fait pour lui : Daniel Krawczyk, Philippe Vercruysse pour le servir, ainsi que Miroslav Tlokinski et Chérif Oudjani. François score sa dizaine de but règlementaire.
Un peu à a surprise générale, il quitte le club en 85 et rejoint l’autre Racing. En Alsace. Et c’est la merde totale. Ambiance pourrie malgré quelques joueurs corrects comme Jean-François Larios sur le retour ou Eric Pécout en fin de carrière. Au bout d’une saison, François se tire à Marseille pour renforcer l’équipe.
Sur la Canebière il retrouve Patrick Cubaynes, avec qui il forme un solide duo, mais il perd son efficacité devant le but. Par ailleurs, l’émergence du jeune Jean-Pierre Papin, le prive de temps de jeu. Son bilan olympien sera finalement assez médiocre mais il y rencontrera un personnage décisif pour lui : José Anigo. Comme 10 ans auparavant ou presque il rebondit à Laval. Son instinct de buteur permet d’éviter la relégation une première fois en 88 mais la saison suivante il n’y coupe pas. Refusant d’évoluer à l’étage inférieur malgré une fin de carrière qui se profile, François rebondit alors à Lyon, chez un promu. Son passage dans la capitale des gaules, où il forme un duo avec le redoutable Eugène Kabongo ne reste pas vraiment dans les annales et il plie bagage en fin de saison.
Il termine sa carrière au LOSC où 3 ans durant il mènera l’attaque des dogues en compagnie de Patrice Sauvaget et Eric Assadourian. En 1993, à 35 ans il raccroche laissant derrière lui 100 buts en 483 matchs de D1.
Que devient-il ?
François s’est tourné vers une carrière de coach et il trouve un poste à Montauban en 94. Globbe trotter du championnat, il passe 3 saisons dans le sud-ouest avant de revenir à Lens. Lors de la saison 99/2000. Il remplace au pied levé un Daniel Leclerc essoufflé. Il passe une saison à la tête de l’équipe avec un bilan satisfaisant (26 matchs pour 12 victoires, 5 nuls et 9 défaites).
On le retrouve à Nîmes 2 ans plus tard où il ne termine pas la saison.
Depuis 2006, il fait partie de la cellule de recrutement de l’OM. En effet, Grand pote de José Anigo qu’il a fréquenté sur le banc pendant son passage à l’OM, il a pu trouver une place dans la pléthorique cellule de recrutement de l’OM, sorte de placard à vieilles gloires du club. On y retrouve en effet, Josip Skoblar idole des 70 mais également Jean-Philippe Durand, le porteur d’eau, Franck Passi, le frère de Gérald. François aime beaucoup son métier et connaît les arcanes du milieu « C’est un marché mondial et quand on voit un match, on est loin d’être seul. On est au moins une quinzaine. » Pour l’instant le bilan de la cellule de recrutement marseillaise est plutôt bon avec quelques trouvailles comme Valbuena ou Kaboré. Les échecs se raréfient depuis quelques saisons…
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