Franck Passi

Franck Passi
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28 Mars 1966
France
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1983-1984 Montpellier HSC 18 0
1984-1985 Montpellier HSC 32 0
1985-1986 Montpellier HSC 33 0
1986-1987 Olympique de Marseille 26 2
1987-1988 Olympique de Marseille 25 0
1988-1989 Toulouse FC 33 1
1989-1990 Toulouse FC 38 1
1990-1991 Sporting Toulon 36 0
1991-1992 Sporting Toulon 27 1
1992-1993 Sporting Toulon 16 1
1993-1994 AS Monaco 15 0
1994-1995 SD Compostela 34 2
1995-1996 SD Compostela 35 0
1996-1997 SD Compostela 38 1
1997-1998 SD Compostela 35 1
1998-1999 SD Compostela 37 2
1999-2000 Bolton Wanderers 15 0
2000-2001 Bolton Wanderers 23 0
1983 - 1986 :
1986 - 1988 :
1988 - 1990 :
1990 - 1993 :
1993 - 1994 :
1994 - 1999 :
1999 - 2001 :
  • Champion d’Europe espoir 1988
  • Vice-champion de France 1987 (OM)
  • Finaliste de la Coupe de France 1987 (OM)

Sa carrière en club

Frère de Gérald Passi, Franck suit les traces de son frère à Montpellier, en D2 au début des années 80. En compagnie de Kader Ferhaoui, il évolue en milieu défensif tandis que son frangin est le phare de cette équipe, n°10 de talent. En 85, Gérald quitte Montpellier pour Toulouse et Franck se retrouve orphelin. A l’issue de la saison, Franck se sent à l’étroit et souhaite quitter le club. Il choisit d’abord Nantes, mais l’OM fait le forcing : « Dans le transfert, Bernard Tapie est venu se mettre au milieu. Il a appelé mon père et nous l’avons rencontré sur l’aéroport de Hyères. Mais en fait, ce qui était le plus séduisant pour moi, c’est que Marseille n’était qu’à deux cents kilomètres de chez mes parents »

Bernard Tapie souhaite en effet bâtir un grand club et s’appuie sur des joueurs expérimentés comme Karl-Heinz Forster, Jean-François Domergue, Alain Giresse…Pour Franck, qui débarque d’un club de D2, la rupture est difficile. Heureusement, certains anciens sont là pour l’épauler : « J’étais jeune et je n’avais pas vraiment d’habitudes de vie. Surtout en dehors du terrain. Lorsque je suis arrivé à Marseille, Jean-François (Domergue) m’a fait venir chez lui pour m’expliquer comment manger. Il m’apprenait également comment vivre en dehors du foot pour devenir un grand professionnel ».

Franck réalise deux belles saisons où il parvient à obtenir un temps de jeu conséquent, naviguant enter la défense et le milieu de terrain. Environ 25 matchs par saison, une place de vice-champion et une finale de Coupe de France en 87 en font un des grands espoirs du foot français. « Il y avait de grands joueurs à l’OM. Certains sortaient de la Coupe du Monde, et d’autres étaient moins expérimentés. A Bordeaux, l’équipe était stable. Je pense que c’est ce qui a fait la différence. » Il participe donc au championnat d’Europe espoir qui verra la génération de Stéphane Paille, Franck Sauzée et autre Franck Silvestre triompher contre la Grèce en 1988. Pendant ce temps à Toulouse, Gérald lui est propulsé successeur de Michel Platini.

Justement, après en saison en demi-teinte à l’OM, Franck est plus ou moins poussé dehors par l’arrivée de Franck Sauzée et fait ses valises pour le TFC où il retrouve son frère. Les deux sont inséparables mais le TFC est loin de ce match face au Napoli de Maradona. De retour dans le ventre mou, avec la fin tragique de l’ère Jacques Santini, les deux frères entèrent leur rêves de gloire internationale, d’autant plus que la France est absente des grandes compétitions.

1990, nouveau départ pour la fratrie. Le clinquant n°10 rejoint la France d’en haut et les paillettes de Monaco, le besogneux Franck lui descend dans la soute à charbon du côté des joueurs de devoir du Sporting Toulon. 3 années au bagne, sous le sceau des affaires troubles d’un club en bout de course financière. En perdition, Franck n’ose même plus rattraper son passé d’espoir, son unique but est d’assurer le maintien du club.. il est des choix sportifs qui te plombent une carrière. Après 3 saisons en enfer, le couperet tombe en ce mois de juin 93. Tandis que les médias font leur gorges chaudes de l’affaire OM-VA, à ses prémisses, le Sporting tombe dans l’anonymat, en D2 puis en D3…

Franck part alors pour Monaco, lui aussi, tout comme son frère, mais celui-ci fait les beaux jours des verts, qui se roulent dans le ventre mou, tout comme lui à la poursuite de leur passé. Comme pour sa dernière saison toulonnaise, Franck cire plus le banc de touche que les pompes des attaquants. Au terme de la saison c’est l’exil forcé.

A sa demande, il fait un essai en Galice à St-Jacques de Compostelle. Une histoire d’amour de crée. Il y retrouve une seconde jeunesse, devenant un pièce essentielle du club. Il amène même le club à une inespéré 10ème place en Liga en 96. Les dirigeants lui proposent même une reconversion possible. Au bout de 4 saisons, toujours pas décidé à raccroché, il part pour l’Angleterre, où il finit sa carrière, dans un des clubs les plus lose du royaume, l’inénarrable Bolton. Fin de carrière grise pour un ex-espoir qui comme beaucoup n’aura pas vraiment confirmé, malgré une honnête petite carrière : lui au moins n’aura pas eu à s’exiler au Japon pour trouver du temps de jeu.

Que devient-il ?

L’Angleterre, c’est pas vraiment son truc à Francky. Alors il n’a pas oublié les promesses des dirigeants espagnols. Il retourne à Compostelle pour devenir entraîneur adjoint. Le club n’est plus en D1, mais qu’à cela ne tienne, il y passe deux saisons, le temps de se faire les dents. Il rentre alors en France où il devient entraîneur adjoint de l’AS Cannes en national.

Depuis 2006, il a pris la place d’Henri Biancheri au sein de la cellule de recrutement de l’OM. Sans doute José Anigo, qui l’a côtoyé sur le terrain est à l’origine de sa venue, lui un des rares minots à s’en être sorti avec Eric Di Meco. Il est en charge d’observer les adversaires de l’OM.