Dominique Bathenay

Dominique Bathenay
Babathe
13 février 1954
France
Milieu
Saison Club Nb matchs Nb buts
1971-1972 AS Saint Etienne 0 0
1972-1973 AS Saint Etienne 0 0
1973-1974 AS Saint Etienne 29 1
1974-1975 AS Saint Etienne 32 6
1975-1976 AS Saint Etienne 34 4
1976-1977 AS Saint Etienne 35 9
1977-1978 AS Saint Etienne 28 5
1978-1979 Paris Saint Germain 38 6
1979-1980 Paris Saint Germain 36 6
1980-1981 Paris Saint Germain 32 4
1981-1982 Paris Saint Germain 35 8
1982-1983 Paris Saint Germain 32 3
1983-1984 Paris Saint Germain 25 3
1984-1985 Paris Saint Germain 31 1
195-1986 FC Sète 34 2
1986-1987 FC Sète 30 0
1971 - 1978 :
1978 - 1985 :
1985 - 1987 :
  • 1974 : Doublé Coupe -Championnat (St Etienne)
  • 1975 : Doublé Coupe -Championnat (St Etienne)
  • 1976 : Champion de France (ST Etienne)
  • 1976 : finaliste de la Coupe d’Europe des Clubs champions (St Etienne)
  • 1977 : Vainqueur de la Coupe de France (St Etienne)
  • 1982 : Vainqueur de la Coupe de France (PSG)
  • 1983 : Vainqueur de la Coupe de France (PSG)
  • 20 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Natif de l’Ain, Dominique – Frappe de mule – Bathenay fait ses classes à Grange-les-Valences puis à Tournon. Pierre Garonnaire le repère alors qu’il a seulement 17 ans et il rejoint l’ASSE. Lorsqu’il arrive St Etienne est dans un léger creux et abandonne 2 titres consécutifs à l’OM puis un au rival nantais. Le temps d’adaptation passé, une équipe se forge dans la fournaise de la coupe d’Europe. N°8 à l’ancienne, Dominique est un des piliers de l’équipe qui réconciliera le foot français avec l’Europe. La légende raconte que l’épopée verte est née face à Split en 75 : «Ce soir-là, dit-il, il s’est créé quelque chose d’extraordinaire entre nous et le public, une sorte d’union que personne n’avait encore ressentie jusqu’alors. C’est comme si les trente mille spectateurs, debout, étaient sur le terrain eux aussi. On ne faisait qu’un. Victoire 5-1. C’est le moment le plus fort que j’ai vécu avec les Verts. »

Mais c’est en 76 surtout que les verts enflammeront la France, pour qui l’Europe ne durait que de septembre à décembre au mieux. Les verts réalisent l’exploit de passer les quart grâce à un match dantesque face à Kiev, où les coéquipiers du capitaine Larqué et sa mèche de communiant réussirent l’exploit de remonter de 2-0 de l’aller. La finale restera célèbre pour ses fameux poteaux carrés. La frappe de Dominique résonne encore dans le Hempden Park de Glasgow. La saison suivante, les verts, à nouveau champion, tomberont à Liverpool. Ce match restera mémorable pour le but de Bathenay : une frappe d’anthologie qui restera longtemps au générique de feu téléfoot époque Marianne Mako.

«Ce but de Liverpool est une image forte pour les gens mais pas pour l’équipe puisque l’on avait perdu ce soir-là. Dans le football, on ne tire des satisfactions que collectivement. » L’aventure verte prendra fin en 78 avec le renouvellement générationnel inéluctable : H. Revelli, Larqué, nombreux sont ceux à quitter le club cette saison là. Au final, Dominique aura tout de même remporté 3 titres de champion et 3 Coupe de France.

Le parachèvement de son époque stéphanoise restera une place pour la Coupe du monde argentine. Malheureusement, le grand retour de la France, absente depuis la Coupe du monde 66 en Angleterre, ne restera pas dans les annales : 2 défaites et une victoire pour l’honneur ponctue un premier tour sans relief. La seule anecdote restera ce fameux maillot rayé vert et blanc pour le match face à la Hongrie, en raison d’un oubli de l’intendant de l’époque.

En 1978 donc, Dominique rejoint le PSG où il retrouve Larqué en fin de carrière. Le PSG est un club ambitieux en quête d’un premier titre, avec la pression inhérente, mais cela ne la gène pas plus que ça : « L’engouement autour des Verts ressemblait à un cyclone. Et nous, on se trouvait dans l’oeil du cyclone, on n’était donc pas les plus chahutés. » Dominique, titulaire inamovible, contribuera grandement à la montée en puissance du PSG, grâce à son expérience. En effet, à partir de 80 il est rejoint par l’Ange Vert et le PSG se transforme en petit St-Etienne. En 82, le club gagne la Coupe de France face aux Verts justement puis en 83 rebelotte face à Nantes. L’histoire est en marche pour le club de la capitale. Babath’ devient recordmen de victoire en Coupe de France avec 5 victoires. Il restera au PSG jusqu’en 85, un an avant le titre.

Il termine sa carrière au FC Sète, pour être « un peu plus tranquille ». « De toute façon, soit je restais au PSG soit je partais jouer dans le Midi. La qualité de vie est un élément non négligeable à mes yeux. En signant à Sète, j'ai vu mon salaire baisser pratiquement de moitié. L'important pour moi, c'est de continuer à jouer. Je veux évoluer encore 3 ou 4 ans et après je me dirigerais vers le métier d'entraineur ... je suis égoïste et je veux me prouver que je suis meilleur que les autres. J'ai disputé plus de 400 matchs en D1. La D2, pour moi, c'est l'inconnu mais je la considère comme une expérience nouvelle et qu'il faut tenter ... » Il y reste 2 saisons seulement et non 4 comme il l'espérait.

Que devient-il ?

Aussitôt après avoir raccroché, Dominique opte pour une carrière d'entraineur, à Sète où il reste 2 saisons. S'il fut relativement fidèle à ses clubs en tant que jour, sur le banc il a du mal à franchir le cap de la première saison. « J’ai toujours voulu devenir entraîneur de club, explique Dominique. Mais ça ne s’est pas vraiment fait comme je l’aurais voulu. Chez les entraîneurs, il n’y a pas de solidarité. Cinquante ou 60 places sont disponibles en comptant la division 2. Chacun, individuellement, essaie d’y arriver et tous les moyens sont bons… » Ainsi en 20 ans de coaching il aura fréquenté pas moins de 10 clubs ou sélection nationales, entrecoupé de 4 ans à la tête de la Commission de la Coupe de France (1996 – 2000) : Sète, Remis, Monastir en Tunisie, Choisy-le-Roi, où il restera 4 ans, mais également St-Etienne, Nîmes puis les Seychelles, Sedan, La JS Kabylie, et enfin les Emirats. Il s’agit sans doute du signe que ce n’est pas forcément le meilleur entraîneur du monde.

Après s'être occupé du Qatar entre 2006 et 2007, il est venu seconder Bruno Metsu à la tête de la sélection des Emirats Arabes Unis. Depuis septembre 2008, il est l'entraineur principal avec pour objectif une qualification pour le mondial 2010. Dominique ne se cache pas : « La chance de se qualifier au Mondial existe toujours, même si elle est moindre après la perte des deux premiers matches » Après avoir échoué à qualifier les Emirats Arabes Unis pour la Coupe du Monde, Dominique Bathenay a été limogé en juin 2009 et remplacé par Katanec