Didier Six

Didier Six
Dundar
21 août 1954
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1971-1972 Valenciennes Anzin FC 5 1
1972-1973 Valenciennes Anzin FC 21 3
1973-1974 Valenciennes Anzin FC 29 13
1974-1975 Valenciennes Anzin FC 33 14
1975-1976 Valenciennes Anzin FC 34 10
1976-1977 Valenciennes Anzin FC 32 13
1977-1978 RC Lens 29 13
1978-1979 Olympique de Marseille 35 7
1979-1980 Olympique de Marseille 31 7
1980-nov 1980 Cercle Bruges 12 7
nov 1980-1981 RC Strasbourg 19 1
1981-1982 VfB Stuttgart 30 12
1982-1983 VfB Stuttgart 29 11
1983-1984 FC Mulhouse 31 12
1984-1985 Aston Villa 15 2
1985-1986 FC Metz 32 3
1986-dec 1986 RC Strasbourg 14 2
jan 1987-1987 Valenciennes Anzin FC 10 4
1987-1988 Galatasaray SK 22 2
1988- dec 1988 Galatasaray SK 19 7
jan 1989-1989 Vallauris ? ?
1989-1990 Vauban Strasbourg ? ?
1990-1991 VfB Leipzig 12 1
1971 - 1977 :
1977 - 1978 :
1978 - 1980 :
1980 - nov 1980 :
nov 1980 - 1981 :
1981 - 1983 :
1983 - 1984 :
1984 - 1985 :
1985 - 1986 :
1986 - dec 1986 :
dec 1986 - 1987 :
1987 - jan 1989 :
jan 1989 - 1989 :

Vallauris

1989 - 1990 :

Vauban Strasbourg

1990 - 1991 :

VfB Leipzig

  • Champion d’Europe des nations avec l'équipe de France en 1984
  • Champion de Turquie en 1988 (Galatasaray)
  • Vainqueur - Coupe de Turquie en 1988 (Galatasaray)
  • Vice-Champion de D2 1975 (Valenciennes)
  • Membre de l'Équipe de France de football à la coupe du monde 1978 et 1982.
  • 52 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

En bon gars du Ch’nord, Didier traîne ses guêtres du côté de Nungesser, alors en D2. Pro à 15 ans à peine, Didier est un formidable ailier, dribbleur fou, doté d’un rare sens du but.. une sorte de Magnusson français. Le VA est alors tout récent champion de D2, mais l’aventure parmi l’élite ne dure qu’une saison. Rapidement Didier s’impose devant et fait remonter le club en 1975, échouant de le match du titre. Après 2 saisons et une 17ème place, Dundar entame un long périple de pigeon voyageur.

Il ne part pas très loin et débarque à Lens. Il y passera une seule saison à l’issue de laquelle les sang et or descendent en D2. Didier descend dans le sud et atterri à l’OM. Malgré des résultats moyens en club, il est toutefois appelé en Equipe de France. Michel hidalgo apprécie son talent de dribbleur malgré une certaine irrégularité. Il est retenu pour la coupe du monde 78. Il ne quittera plus les bleus sous l’ère Hidalgo. Dans le groupe de l’Argentine,, l’Italie et la Hongrie, les bleus ne passent logiquement pas le 1er tour. A l’OM, les résultats ne sont pas non plus fantastiques et la grave blessure de Marius Trésor conduit le club en D2, malgré la présence de quelques joueurs renommés (Marc Berdoll, Marius Trésor…) Il tente alors une première expérience à l’étranger, en Belgique. Mais cela ne dure pas et en novembre il atterrit à Strasbourg qui a mal su gérer le titre de 79. A l’issue de la saison 81, nouveau départ, cette fois-ci pour l’Allemagne. Il passe donc 2 saisons à Stuttgart. Parallèlement, il sera du voyages en Espagne en 1982. Auteur d’un excellent match face au Pays-bas en qualifications, il sera un grand artisan de la qualifications de bleus, qui avaient raté l’Euro 80 à cause de ces mêmes hollandais. Après une défaite initiale face à l’Angleterre, les français relèvent la tête et passe le 1er tour. Un petit exploit.

A la faveur d’un tirage extrêmement favorable, les français atteignent les demi-finales, face à l’Allemagne. 1-1 à la fin du temps règlementaire, les bleus mènent 3-1 à la 98ème sur des buts de Trésor (91ème) et Giresse (98ème). Mais les allemands ont la ressources de revenir juste avant la pause à 3-2 puis à 3-3. les tirs aux but départageront les 2 équipes. Stielicke échoue devant Jean-Luc Ettori. La légende raconte qu’une opposition avec Michel Platini sur le tireur serait à l’origine de sa course d’élan. Alors qu’il a la qualification au bout des pieds, Didier se précipite et échoue sur le portier allemand. On connaît la suite, Bossis s’élance ensuite et manque le coche. Didier devra attendre 2 ans avant de remporter son premier et unique titre international : l’Euro 84. il prendra sa retraite internationale sur ce triomphe.

Après une expérience allemande réussie sur un plan personnel, nouveau retour en France pour le père spirituel de Xavier Gravelaine. Il pose ses valises à Mulhouse, en D2. Au bout d’une saison, il quitte à nouveau la France pour l’Angleterre cette fois, à Birmingham dans le club d’Aston Villa. Retour en France e 85 où il débarque à Metz pour une saison : une belle 6ème place est à la clef dans cette équipe messine qui jouit d’une belle génération. Il ne restera pas plus d’une saison. Il part chez le rival alsacien, en D2 mais rentre chez lui pour la noël, toujours en D2. A l’issue de l’exercice, il fait une nouvelle fois ses valises pour la Turquie, où il adopte le patronyme Dundar Siz afin de mieux s’intégrer. Il laissera d’excellents souvenirs et gagnera un titre de champion et une coupe. A son retour en 1988, il ira en pré-retraite sur la côte à Vallauris puis dans l’autre club strasbourgeois, les Pierrots avant de relever un dernier challenge en Allemagne, à Leipzig, une fois le mur tombé.

Au final, Six aura fait figure de précurseur, multipliant les clubs et n’hésitant pas à partir à l’étranger. Des ses nombreux voyages, il ne glanera que peu de titres, la faute à des choix sportifs discutable et pas forcément opportun (relégation à Lens et Marseille). Il explique cette bougeotte par un aspect financier « Je n'ai pas toujours voulu changer d'équipe. Didier Six, on pouvait le vendre parce que cela permettait à un club de souffler financièrement. J'ai été professionnel pendant vingt-trois années et j'ai connu dix clubs (ndlr : en fait 13 clubs) pendant cette période. Cela fait en moyenne deux ans et demi dans chaque club. Regardez la situation du foot aujourd'hui et dites-moi qui reste deux ans et demi dans une seule et même équipe. » On peut aussi dire qu’il n’avait pas un caractère facile et entrait souvent en conflit avec ses coachs.

Que devient-il ?

Après avoir raccroché, Didier s’est lancé dans la création d’entreprise et à monter une boîte de stage de foot et de judo. Il vit aujourd’hui dans les environs de Metz. «Plus de 9 000 gamins sont déjà passés chez nous. C'est chaque année une réussite car nous sommes rigoureux et parce que je suis présent sur les stages. On propose aux enfants des loisirs à mi-chemin entre le football et les vacances. Au quotidien, je gère les personnes qui s'occupent de l'administration des stages. Sinon, j'ai également une autre société, Didier Six Evénementiel, qui s'occupe d'organiser des manifestations dans le football et dans d'autres disciplines pour diverses sociétés. »

Aujourd’hui Didier souhaite devenir entraîneur. Il a déjà eu une proposition de Galatasaray, mais à l’époque, il n’avait pas le temps car sa société d’événementiel était trop jeune. Aujourd’hui il est bien installé et souhaite aller dans cette voie « J'ai envie de revenir dans le milieu, en tant qu'entraîneur, car j'ai des choses à dire. Je sens que je peux arriver à mener une équipe. J'ai su manager des hommes dans ma société. Je pense que c'est exactement la même chose que de diriger une équipe de football. Si une occasion se présente, je le ferais... »